PAROISSE DES SAINTS ANGES
(1871) Curé fondateur.... Rév. G. Cuissy. ...... (1871-1886) Qème Curé........ Rév. J, Daignault.....(1886....)
Un grand nombre de Canadiens travaillaient à St Albans.
Dans l'intérêt de ces émigrés, et pour plaider plus efficacement leur cause en Canada, un prêtre français écrivain distingué, le Rév. Z. Druon, fonda en 1868 un journal français nommé Ze Protecteur et durant plusieurs années, le rédigea lui-même avec zèle et talent,
Ce fut le premier journal français fondé à l'Est dans
les intérêts des Canadiens, et, nous l'avons vu, le 13 mai 1869, Le Protecteur publiait Ja fameuse lettre de Mgr
de Goësbriand qui fit en Canada, une impression si heureuse, en faveur des émigrés.
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En 1871, les Canadiens de St Albans formèrent une paroisse distincte, avec le Rév G. Caïissy comme curé, Il bâtit un grand soubassement, où les offices divins furent célébrés jusqu'en 1886.
A cette époque, M. Caissy sentant sa santé fort affaiblie, voulut faire un voyage en Europe. Il fut remplacé à Stglbans par M. J. Daignault. Les Canadiens étaient fatigués de rester depuis 13 ans dans un soubassement qui, mal construit du reste, s’en allait en ruine. Voyant leurs bonnes dispositions, M. Daignault en profita pour leur bâtir une grande et belle église. En 1888, il l’a fit décorer à fresques par M. Méloche, de Montréal, puis il acheta tout près une grande maison pour servir d'école paroissiale et la confia aux religieuses de la Congrégation.
De retour de ses voyages, M. Caissy s’en alla curé à ?èn East Rutland, où il mourut l’année suivante.
POPULATION CANADIENNE DE ST. ALBANS pau Familles. Ames Cong N.-D. Propr. Elect, 1.
an
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ALBURG—ILE LAMOTHE
PAROISSE ST-AMÉDÉE—ST-JOSEPH
Curé fondateur... Mgr Rapp, ancien évéque de Cleveland...... (1872-1877) 2ème curé résident : Rév. J. Kerlidon .... (1886-....)
Les Canadiens des îles et des bords du lac Champlain pauvres et pour la plupart travaillant sur les terres, au service des Américains, se trouvaient depuis longtemps dans une situation religieuse déplorable. Incapables de se bâtir même de modestes chapelles, ils ne pouvaient que recevoir de temps à autre la visite des prêtres du Canada ou de Burlington, qui venaient, en passant, leur apporter les secours de la religion.
Dieu leur envoya enfin un missionnaire et un apôtre
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MG RapPpP ET LES CANADIENS DU VERMONT.
| En 1870, Mgr Rapp, évêque démissionnaire de Cleve-
land, se retirait chez son ami Mgr de Goësbriand. Encore
vigoureux et plein d’un zèle tout apostolique, Mgr Rapp reprit aussitôt en faveur des Canadiens du Vermont, la à ; vie de missionnaire par laquelle il avait débuté dans Ca l’ouest. Il se mit à parcourir les centres isolés du Ver- ] mont, prêéchant, catéchisant, réveillant partout la foi ave ; endormie dans les cœurs, hui ev ‘ 2% ; | “d L'on garde encore un pieux souvenir des travaux “p héroïques de l’Évêque missionnaire et des mortifications He: qu'il pratiquait. L'on se rappelle aussi la belle humeur x sol avec laquelle il supportait les incidents variés de sa vie sou d'apôtre. d piti À Alburpg, il se retirait dans une pauvre cabane isolée, bi, tout près du cimetiere, et à plusieurs milles de toute | habitation. R 8RE Là il passait la nuit, la plupart du temps sans feu, 40
enveloppé seulement dans ses couvertes. Et encore, son |
sommeil était-il troublé par des rats tapageurs qui, { en quête de pitance s’en prenant parfois à la garde- Fa robe de l'évêque, tandis qu'à son réveil, Sa Grandeur mil était saluée par une bande de crapeaux qui, la tête hors sé de leurs trous, le contemplaient “ avec des yeux si ‘on vêq
doux ! ”
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Jamais, du : reste, le bon ‘évêque n'eût la pensée de troubler ces hôtes étranges depuis longtemps en possession de la vieille masure. .
À Enosburg, Mgr Rapp pensionnait chez un vieux Canadien, nommé Lafontaine.
Le père Lafontaine était pauvre, bien pauvre, mais il
avait un bon cœur et un fonds inépuisable de belle humeur, qu'il mettait bien simplement au service de l'évêque missionnaire.
“ Monseigneur vous aimez le poulet, n'est-ce pas, la dinde, un gigot de mouton ? Eh bien, vous n'avez qu'à “ parler, Monseigneur, vous serez servi. En attendant, “ voici ce que j'ai à vous offrir. ”—Et le vieux déposait solennellement sur la table, au déjeûner, au diner et au souper, les humbles grillades de lard, flanquées du sempiternel plat de patates cuites à l'eau, qui compesaient tout le menu du repas.
L'évêque riait de bon cœur et mangeait de bel
appétit.
Parfois pourtant, le bonhomme jouait, sans le savoir, des tours moins plaisants à son hôte,
Un soir, faute de chaise dans le réduit, Mgr avait jgfé ses vêtements sur un petit poële, qui se trouvait au milieu de l'appartement, et s'était endormi profondément. Or, ce soir là, contre son habitude, le vieux Lafontaine avait allumé le poële, sans en rien dire à l'é-
vêque, au milieu de la nuit. Mgr se réveille à moitié:
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