‹ Les canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre [microforme]Chapitre 86 sur 190 · AUTRES SOCIÉTÉS · texte numérisé non relu

AUTRES SOCIÉTÉS

Association Gagnon.................. 25 membres Cadets militaires de N.-D. ............ 60 5 Cercle Champlain.................... ao." Cercle Lafayette (militaires) .......... 52 2 Société des commerçants .............. 4 Union St Joseph..................... 301 #

En 1889, M. Brouillette ouvrit à South Worcester un orphelinat pour les enfants Canadiens.

Peu de temps après, il fit l'acquisition d'une grande ferme à Stoneville pour y transférer cet établissement. Tout marchait à souhait et la catholique population de Worcester encourageait l’œuvre avec générosité, quand . des difficultés tout-à-fait imprévues, sont venues soudain arrêter l'élan de cette fondation charitable.

Ce ne sera pourtant pas son coup de mort, je l’espère, et les bonnes Sœurs Grises de Montréal qui en ont maintenant la direction sauront bien, après quelque temps la consolider et lui faire porter les fruits heureux qu’on a le droit d'en attendre.

Deux autres orphelinats pour les C'anadiens vont

s'ouvrir dans la Nouvelle-Angleterre : l’un à N.-D. de Lourdes (Fall River) l’autre à Biddeford (Maine).

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WEBSTER, Por. 6,220

PARUISSE SAINT-LOUIS

Curé fondateur . M. Co .…...(1870-1871) Sème Curé (1871-1885) (1885-1887) (1887-....)

En 1870, M. Cosson acheta une église protestante un peu en dehors de la ville, et au centre de trois villages habités par bon nombre de Canadiens.

En 1871, il fut nommé curé de Spencer, et M. Arsène Landry le remplaça.

Prêtre distingué et savant, le Rév. A. Landry sut donner de la cohésion aux éléments divers qui composaient sa nouvelle paroisse. En 1883, il bâtit à ses frais

‘un splendide couvent, qui coûta au-delà de 18,000

piastres. Les Sœurs de Ste Anne l’occupèrent.

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Bientôt la population américaine de Webster fut fort étonnée du changement merveilleux que les bonnes sœurs avaient, en peu de temps, opéré parmi les petits canadiens, autrefois si turbulents, maintenant si bien disciplinés. On aimait à les voir parcourir deux à deux en rang, dans un ordre parfait la longue distance qui sépare le couvent de l'église. Des séances publiques à l'Hôtel de ville, auxquelles on invita les Américains, achevèrent de gagner les esprits.

Chose étrange, bon nombre de familles protestantes demandèrent à placer leurs enfants au couvent; mais le manque de place et d’autres considérations encore, empêchèrent M. Landry de se rendre à leurs désirs.

M. Landry mourut deux ans après avoir achevé son couvent (1885). .

Son frère le Rév. Hermas Landry, curé d’Indian Orchard, le remplaça à Webster. Il réorganisa la paroisse et rétablit les fiances laissées un peu en désarroi, par suite de la longue maladie de M. Arsène,

En 1887, à la mort de M. Dufresne, M. H. Landry fut nommé curé de Holyoke.

M. J. A. Legris lui succéda.

Dans les montagnes de Shelburn’ Falls, M. Legris avait, pendant quelques années, fait un rude apprentissage de la vie de missionnaire. C'était, du reste, un travailleur infatigable.

Seul pour desservir une paroisse de près de 3,000 âmes et un grand couvent, il ne laisse rien en souf-

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france. La dette qui restait encore sur le couvent, se paye rapidement, les sociétés religieuses sont bien suivies, la paroisse est florissante,

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