NOTRE-DAME DU MONT-CARMEL
Curé fondateur... Rée. Ls Gagnier.. (1871) 9ème Curé......….....Rév. P Boucher.....(1872-1883) 3ème Curé......….....Rén, J. T. Shechan...(1883-....)
Le Rév. Ls Gugnier, le zélé missionnaire des Canadiens, a bâti les deux églises de Ware et de Gilbertville en 1871, et le Rév. Pierre Boucher en fut curé jusqu'en 1883. Alors, à la suite de difficultés avec ses paroïissiens, il quitta Ware et s'en alla exercer le ministère dans les Etats de l'Ouest.
Le Rév. JT. Shechan lui succéda en 1883.
M. Shechan est d’origine irlandaise, mais ayant fait ses études à Nicolet, en Canada, il parle très bien le français Nommé d'abord vicaire à Northampton, il s'occupa activement des Canadiens de cette ville, et gagna bien vite leur affection. Lorsqu'il fut envoyé à Ware, il pouvait donc s'attendre à rencontrer même sympathie.
Po
La nou v.
but i doter l'évêq centir
Cet dérab
ils for
missio
Un vint t gens to à Rom donner
Canartville squ'en ssiens,
ans les
it fait ien le ton, il ille, et voyé à même
DIQCÈSE DE SPRINGFIELD 261
Pourtant, il en alla tout autrement.
La dette sur l’église de Ware était considérable. Le nouveau curé voulut l'éteindre rapidement, et dans ce but il fit des quêtes souvent répétées. De plus, désirant doter sa paroisse d’un grand couvent, il obtint de l'évêque l’autorisation d'imposer un supplément de 25 centins par quartier sur chaque place de banc.
Cette mesure fut le prétexte d’un soulèvement consi-
dérable,
Il y avait à Ware un certain groupe de Canadiens animés d’un assez mauvais esprit, et qui déjà avaient causé bien du trouble au prédécesseur de M. Sheehan. La révolte commença. Elle donna lieu, à diverses reprises, à des scènes de violence des plus regrettables.
En vain, Mgr O’Reilly, accompagné du Rév. Ls Gagnier, vint-il en personne essayer de calmer les esprits agités ; en vain M. Sheehan fit-il donner une grande retraite, en 1886, et offrit-il aux mécontents les conditions de retour les plus favorables : tout fut inutile.
Les chefs cabalèrent. Durant la retraite ils louèrent une salle publique, puis s’en allant de maison en maison ils forcèrent leurs adhérents à se rendre à cette contremission.
Un jeune étudiant en droit, mandé pour l’occasion, vint tout exprès de Montréal débiter à ces pauvres gens toutes sortes d’inepties sur le Droit Canon et l'appel à Rome. Ces Canadiens, qui n'avaient pas 25 centins à donner, chaque trois mois, pour se bâtir un couvent,
trouvèrent moyen de souscrire une somme considérable Il " pour porter leur cause à Rome, et, de plus, ils présen- moit tèrent une montre d'or au jeune homme entreprenant, A qui leur avait dit des choses si merveilleuses sur le bonr Droit Canon en général, et leur droit de révolte, en particulier.
Les troubles continuèrent.
Les Suisses, toujours aux aguets pour profiter de dr l'occasion, essayèrent d'ouvrir une chapelle à Ware. Pourtant, disons-le en justice pour ces Canadiens, tous War refusèrent de prêter l'oreille aux distributeurs de Œilbe Tracts, et attendirent avec patience la victoire certaine que le brillant jeune homme de Montréal leur avait promise, à courte échéance.
Cer
Ils attendent encore, bien entendu.
Au milieu de cette tempête le Rév. J. Sheehan resta ferme comme un roc.
En 1836, il avait fait l'acquisition d’un grand et magnifique terrain tout près de la ville.
En 1888, il bâtit un vaste couvent qu'il confia aux religieuses de Ste Anne, leur donnant, en même temps, le soin des écoles de Gilbertville.
Peu à peu le calme se rétablit. Les mécontents quittèrent la paroisse en bon nombre, de nouvelles familles, mieux disposées, les remplacèrent, et le couvent fut à Ware, comme ailleurs, un agent efficace d'apaisement et d'union entre le pasteur et ses paroissiens.
t ma-
, aux emps,
quitnilles, fut à ent et
Gilbertville est un village situé à 3 milles de Ware. Il y a là une belle église et une population catholique moitié canadienne et moitié irlandaise.
Avant longtemps Gilbertville pourra former une bonne et belle paroisse.