[Les Cancans]
Un bon enfant à qui les glorieuses Journées n'ont valu que des loisirs , vent sacrifier à sa patrie la seule chose qui lui reste , son temps. S'il avait de l'argent comme un sauveur du justemilieu , il soulagerait de sa bourse la misère de ses concitoyens ; mais il n'a que bon pied, bon œil, surtout, malheureusement pour lui , bennes dents , et pas mauvaise langue. Il voit , il entend , il sait beaucoup ; ses amis prétendent qu'il ne dit pas mal. Hë bien! pourvu que Dieu et M. Persil lui donnent vie, il tâchera d'iniftruire , ou du moins d'amuser ses nombreux confrères les flâneurs de Paris et des departemens.
L'Italien Mazarini , pre'de'cesseur du corse Sëbastiani, justemilieu de son temps , modèle de tous les ministres qui aiment à nager entre deux eaux pour sop.tirer de l'argent de tout côte' , s'e'criait lorsqu'on le chansonnait : Cantano! pagaranno. Il disait vrai ; on était plus re'signe' à payer quand on avait chante'. Or, comme la ve'rite' est de tous les temps, qu'on ne m'empêche pas de gloicr, je prendrai patience et bien d'autres au.' si.
Ils veulent, dit -on, notre dernier enfant et notre dernier e'cu ! He bien ! si le peuple boude, d refusera. Qu'ils me laissent faire, je mettrai tout le monde en gaîtë On ne refuse
rien quand on est de bonne humeur. Lisez vite mes premiers Cancans, messieurs et mesdames; dès rue j'en aurai recueilli encore assez pour reni-^'r mes huit [ s, on vous les donnera pour votre sou , ous êtes conte *e ceux-ci , dans toutes les rues, et chez MM A»tier , rueSaini Louis, et Martin,, rue des Samts-Pères, n 7.