QUAND ON DOIT RIRE
Aie : Dé^uisez^ous.
Un carliste d'hun.eur joviale. Plein de respect |K>ur la morale ,
ÏHsait de nos grands potentats :
Ne rions pas. {/hs.)
Mais des rois de mince fabrique , Tel nue celui fie la Belgique Qd'u'ii seul mot fait mettre à genoux ,
Mes amis, rions tous. [l/is.)
Que Beranger, dans sa colère , Au Dieu du, ciel fasse la guerre, Et Masphôrne dans un repas !
Ne rions pas, (^'^0
Mais, quand il dit : « Jupiter gronde, a Lei mirmidons guident le monde, « Tous les talens ont le dessous; b Mes amis, rions tous. (bts.)
Quand un cocher, rempli d'audace, D'un bon guide usurpe la place , Vantant l'adresse de scn bras,
Ne rions pas. (AiV.)
Mais si, parvenu sur le sie'ge, De ce pSiae'ton de collège Le char culbute à travers clioux,
Mes amis , rions tous. (iiV.)
Au sein d'une Chambre docile,
Qu'on vole une liste civile
Qui vient combler nos embarras ,
Ne rions pas. [bis.)
Mais, quand un ministre en furie, A la Chambre, qu'il injurie.
Montre le poing dans oon courroux ,
Mes amis , nous tou** [bis.)
Mais, enfin, que rien ne vous presse; Laissons au moins finir la pièce.
Quoique le public soit bien las ,
Ne rions pas. [bis.)
Le grand acteur et son complice Seront ioue'te's dans la coulisse Avec une verge de houx ,
Et nous sifflerons tous. [bis.)
BERAB.D, auteur et éditeur, à Sainîe-Péla^iie.
Imprimerie >.te G-.-A Dektv, me d'Erfurth, it° 1 bis.
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