‹ [Les Cancans]Chapitre 117 sur 297 · L'ÉCHO DU PEUPLE · texte numérisé non relu

L'ÉCHO DU PEUPLE

Air : Les cloches cU'. not' village.

« Echo d'un penpie volage, « Tu pénètres jusqu'à moi :

M Ta voix perce mon vitrage; « Elle me glace d'effroi.

« Ah ! dis-moi ce qui t'offense; «A ta gloire, à ta puissance,

« Echo ! ccho î « N'ai je pas fort bien suffi ? »

l'écho.

«Fiî fi!»

« Tu me demandais ia guerre ; « Maintenant que je la fais , « Par un caprice contraire « Tu voudrais avoir la paix.

« Laisse-moi, je t'en supplie , «Pacifier l'Italie.

« Echo ! ocho !

« Ah ! je suis fou des combats. »

l'e'cho.

« Bas, bas. »

o Quoi ! ta colère redouble !

« Tu pousses des cris affreux !

«Ah! prends pitic de mon trouble; «Je veux tout ce que tu veux.

« C'est la fuiair qui t'emporte ; «r Tu vas me mettre à la porte ,

« Echo ! c'cho !

«Attends un peu ; je m'enfuis. »

c Fuis , fuis. ■

« Ma ruine est consomtpée ;

« Je laisse ici mes vertus :

« J'y laisse ma renommée ;

« Mais j'emporte mes e'cus.

« Non ! Comment ! quelle sentence !

« Helas ! à !a pauvre France ,

« Echo ! e'cho !

a Que puis-je laisser alors ? »

l'ecbo.

oL'or, l'or. >

tt Que veux-tu que je devienne ,

a Si je ne possède rien?

« Cette fortune est la mienne ;

« Et ce titre , c'est le mien.

o Ah! du moins, dans ma détresse,

« Que j'emporte ma noblesse !

« Echo ! ëclio !

« Quoi ! ni l'argent ni le nom ? *

L'Écao.

« Non , non. »

« Mais , qui doit prendre ma place , « Lorsque je n'y serai plus?

« Sera-ce une antique race , «Ou quelques nouveaux e'Ius?

« Si j'en crois certain pre'sage, « L'enfant qui vient du rivage ,

« Echo ! ëcho !

« C'est le fils de saint .... »

l'bcho.

«Oui, oui. »

BEEARD, auteur et èditeurf à Sainte-Pélagie , et rue de Serres , n» ci.

Itnpriiiiene de G.'-A. Db»to, rue d'Erfvir th ^ n» 1 bis.

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