L'ÉCHO DU PEUPLE
Air : Les cloches cU'. not' village.
« Echo d'un penpie volage, « Tu pénètres jusqu'à moi :
M Ta voix perce mon vitrage; « Elle me glace d'effroi.
« Ah ! dis-moi ce qui t'offense; «A ta gloire, à ta puissance,
« Echo ! ccho î « N'ai je pas fort bien suffi ? »
l'écho.
«Fiî fi!»
« Tu me demandais ia guerre ; « Maintenant que je la fais , « Par un caprice contraire « Tu voudrais avoir la paix.
« Laisse-moi, je t'en supplie , «Pacifier l'Italie.
« Echo ! ocho !
« Ah ! je suis fou des combats. »
l'e'cho.
« Bas, bas. »
o Quoi ! ta colère redouble !
« Tu pousses des cris affreux !
«Ah! prends pitic de mon trouble; «Je veux tout ce que tu veux.
« C'est la fuiair qui t'emporte ; «r Tu vas me mettre à la porte ,
« Echo ! c'cho !
«Attends un peu ; je m'enfuis. »
c Fuis , fuis. ■
« Ma ruine est consomtpée ;
« Je laisse ici mes vertus :
« J'y laisse ma renommée ;
« Mais j'emporte mes e'cus.
« Non ! Comment ! quelle sentence !
« Helas ! à !a pauvre France ,
« Echo ! e'cho !
a Que puis-je laisser alors ? »
l'ecbo.
oL'or, l'or. >
tt Que veux-tu que je devienne ,
a Si je ne possède rien?
« Cette fortune est la mienne ;
« Et ce titre , c'est le mien.
o Ah! du moins, dans ma détresse,
« Que j'emporte ma noblesse !
« Echo ! ëclio !
« Quoi ! ni l'argent ni le nom ? *
L'Écao.
« Non , non. »
« Mais , qui doit prendre ma place , « Lorsque je n'y serai plus?
« Sera-ce une antique race , «Ou quelques nouveaux e'Ius?
« Si j'en crois certain pre'sage, « L'enfant qui vient du rivage ,
« Echo ! ëcho !
« C'est le fils de saint .... »
l'bcho.
«Oui, oui. »
BEEARD, auteur et èditeurf à Sainte-Pélagie , et rue de Serres , n» ci.
Itnpriiiiene de G.'-A. Db»to, rue d'Erfvir th ^ n» 1 bis.