DÉFINITION
Ce n'est ni la république ni la monarchie ; ce n'est ni la no-
blesse ni le peuple ; ce n'est ni quelrjue chose ni rien ; c'est le juste-milieu. Ce n'est ni la vie ni la mort, c'e^t l'ai^onie ; ce n'est ni rond ni carre, c'est plat ; ce n'e.-lni hianc ni noir, c'est sale; ça ne crie pas, ça ne se tait pa.»», çi pailc bas; ça n'ose avancer ni recnler, ça re>te... Après cela, si vous laites semblant de vous fâcher, ça tend !e dos , ça a'accroche au budget , et ça y tient comme teigne.
j,*^ Le juri-Bondy, en condamnant les carlistes, fait bien voir à la Finance que ce ne sont pas des liommes acquitte'? (à quitter ) .
^*^ La baronne de Feuchères attaque la famille de Rohaa en calomnie.
^*^ La famille de Louvel attaque la Chambre des pairs eu calomnie.
^""^ I\L Eeithier est devenu philosophe à Sainte-Pélagie; il est.de'terminé à ne plus rouler sur les grandeurs.
^*^ M. Vigier se hâte de donner des fêtes, tandis qu'il est encore sur l'eau.
^^^ Les os de M.Mahul n'e'taient point au bal de M.Vigier.
^*^ Au bal de M. Vigier, on nageait dans la joie, mais M. Vigier faisait le g^ro5-d'eau.
^,% A défaut de grands hommes pour le moment, la peau du bœuf gras sera déposée au Panthéon.
^*^ Dms les affaires de conspirations, le pouvoir a^oujours peur des témoins à décharge.
Am chi Réveil du peuple.
Ils ont dit : « Périsse la gloire
«Des vainqueurs d'Espagne et d'Alger!
« Fermons les pages de l'histoire
« A leur triomphe mensonger.
« Ce n'est point à des noms d'esclaves
« Que le temps doit un souvenir ;
a A nous seuls, successeurs des braves, « A nous d'occuper l'avenir ! »
Ils ont dit ; et leurs mains impures Ont souille le drapeau d'Ivri, Et leur bouche a couvert d'injures Les derniers fils du grand Henri.
D'un ton vain, d'une voix allière, Présageant la chute des rois , Ils remplissaient déjà la terre Du bruit de leurs futurs exploits.
Ils sont tombés de ce haut faîte
Où s'était placé leur orgueil :
Vaincus d'une seule délaite,
Brisés par le premier écueil ,
Dans leurs mains, le drapeau d'Arcole
A subi l'afiront des revers ;
Il n'est plus que l'objet frivole
Des ris nioqueurs de l'univers !
Répondez , héros d'insolence ; Parlez, hommes de peu de cœur :
Tant que Charles guida la France, Plaçi-t-il si bas son hoaneiu"?
Est-il venu, l'Anglais supeibe, Dans la balance de ses droits.
Jeter ou sa parole acerbe , Ou son glaive de faible poids ?
Non, non, bravant la jalousie Des plus belliqueux potentats , L'Europe , i'Ai'rique et l'Asie Ont vu ttiompher ses soldats.
Devant nous Aibion soumise Contenait son orgueil hautain.
Et l'escadre de la Tamis2 Suivait la nôtre à iSavarin.
Quoi ! vous empruntez à l'empire Son e'clat qui vous rend jaloux ?
Ah! de ses he'ros qu'on admire,^ Les ombres rougissent de vous :
Leur gloire entre vos mains sommeille ; Leur fer pèse à vos faibles bras , Et d'une fortune pareille Vos enfans n'hériteront pas. '
Pour nous , en remontant les âges j
Autour de l'e'tendard des lis
Nous rencontrons de grands courages
Que n'atteindront pas vos mépris.
Ce vieux sang , dont la France est vaine ,
Au vôtre n'eût jamais cc'de',
Et voire plus grand capitaine
N'était pas plus grand que Conde'.
ERRATA. — Deux fautes graves se sont glisse'es dans le dernier Cancan.
Page I , premier vers de la première strophe, au lieu de
Vous m'avez adopté ; eli bien! je revendique lisez ,
Vous m'avez adopté ; dès lors je revendique
Page 8, septième vers du troisième couplet de la chanson, au lieu de
C'est lorsqu'il tient, c'est lorsqu'il veut tenir ;
lisez ,
C'est l'or qu'il tient, c'est l'or qu'il veut tenir;
BERARD , auteur et éditeur, à Sainte-Pélagie. Le bureau , rue de Sèvres , n" 94.
Nota. On est prie' d'adresser les lettres rue de Sèvres, n. 94, et de les affranchir.
Iioprimcrie de G.-A. Démo, rue d'Evfurth, n» 1 bis.