‹ [Les Cancans]Chapitre 130 sur 297 · DÉFINITION · texte numérisé non relu

DÉFINITION

Ce n'est ni la république ni la monarchie ; ce n'est ni la no-

blesse ni le peuple ; ce n'est ni quelrjue chose ni rien ; c'est le juste-milieu. Ce n'est ni la vie ni la mort, c'e^t l'ai^onie ; ce n'est ni rond ni carre, c'est plat ; ce n'e.-lni hianc ni noir, c'est sale; ça ne crie pas, ça ne se tait pa.»», çi pailc bas; ça n'ose avancer ni recnler, ça re>te... Après cela, si vous laites semblant de vous fâcher, ça tend !e dos , ça a'accroche au budget , et ça y tient comme teigne.

j,*^ Le juri-Bondy, en condamnant les carlistes, fait bien voir à la Finance que ce ne sont pas des liommes acquitte'? (à quitter ) .

^*^ La baronne de Feuchères attaque la famille de Rohaa en calomnie.

^*^ La famille de Louvel attaque la Chambre des pairs eu calomnie.

^""^ I\L Eeithier est devenu philosophe à Sainte-Pélagie; il est.de'terminé à ne plus rouler sur les grandeurs.

^*^ M. Vigier se hâte de donner des fêtes, tandis qu'il est encore sur l'eau.

^^^ Les os de M.Mahul n'e'taient point au bal de M.Vigier.

^*^ Au bal de M. Vigier, on nageait dans la joie, mais M. Vigier faisait le g^ro5-d'eau.

^,% A défaut de grands hommes pour le moment, la peau du bœuf gras sera déposée au Panthéon.

^*^ Dms les affaires de conspirations, le pouvoir a^oujours peur des témoins à décharge.

Am chi Réveil du peuple.

Ils ont dit : « Périsse la gloire

«Des vainqueurs d'Espagne et d'Alger!

« Fermons les pages de l'histoire

« A leur triomphe mensonger.

« Ce n'est point à des noms d'esclaves

« Que le temps doit un souvenir ;

a A nous seuls, successeurs des braves, « A nous d'occuper l'avenir ! »

Ils ont dit ; et leurs mains impures Ont souille le drapeau d'Ivri, Et leur bouche a couvert d'injures Les derniers fils du grand Henri.

D'un ton vain, d'une voix allière, Présageant la chute des rois , Ils remplissaient déjà la terre Du bruit de leurs futurs exploits.

Ils sont tombés de ce haut faîte

Où s'était placé leur orgueil :

Vaincus d'une seule délaite,

Brisés par le premier écueil ,

Dans leurs mains, le drapeau d'Arcole

A subi l'afiront des revers ;

Il n'est plus que l'objet frivole

Des ris nioqueurs de l'univers !

Répondez , héros d'insolence ; Parlez, hommes de peu de cœur :

Tant que Charles guida la France, Plaçi-t-il si bas son hoaneiu"?

Est-il venu, l'Anglais supeibe, Dans la balance de ses droits.

Jeter ou sa parole acerbe , Ou son glaive de faible poids ?

Non, non, bravant la jalousie Des plus belliqueux potentats , L'Europe , i'Ai'rique et l'Asie Ont vu ttiompher ses soldats.

Devant nous Aibion soumise Contenait son orgueil hautain.

Et l'escadre de la Tamis2 Suivait la nôtre à iSavarin.

Quoi ! vous empruntez à l'empire Son e'clat qui vous rend jaloux ?

Ah! de ses he'ros qu'on admire,^ Les ombres rougissent de vous :

Leur gloire entre vos mains sommeille ; Leur fer pèse à vos faibles bras , Et d'une fortune pareille Vos enfans n'hériteront pas. '

Pour nous , en remontant les âges j

Autour de l'e'tendard des lis

Nous rencontrons de grands courages

Que n'atteindront pas vos mépris.

Ce vieux sang , dont la France est vaine ,

Au vôtre n'eût jamais cc'de',

Et voire plus grand capitaine

N'était pas plus grand que Conde'.

ERRATA. — Deux fautes graves se sont glisse'es dans le dernier Cancan.

Page I , premier vers de la première strophe, au lieu de

Vous m'avez adopté ; eli bien! je revendique lisez ,

Vous m'avez adopté ; dès lors je revendique

Page 8, septième vers du troisième couplet de la chanson, au lieu de

C'est lorsqu'il tient, c'est lorsqu'il veut tenir ;

lisez ,

C'est l'or qu'il tient, c'est l'or qu'il veut tenir;

BERARD , auteur et éditeur, à Sainte-Pélagie. Le bureau , rue de Sèvres , n" 94.

Nota. On est prie' d'adresser les lettres rue de Sèvres, n. 94, et de les affranchir.

Iioprimcrie de G.-A. Démo, rue d'Evfurth, n» 1 bis.

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