ANNONCES
Nous nous empressons de recommander à nos lecteurs un petit volume de poésies qui a paru cette semaine : Essais poétiques d'un écolier, par Charles-Laurent, élève du collège Louis-le Grand.
Sous un titre aussi modeste , qui se serait attendu à trouver une versification si facile, tant de pensées douces et mélancoliques, et de si gracieux tableaux.
L'auteur s'est trompé sur son mérite. Il n^st déjà plus un écolier; le succès de ses jolis essais le détrompera.
lise vend à Paris, chez Delaunay , Palais-Royal, et chez Warrée , quai Voltaire.
Nous annonçons également à nos lecteurs Quelques Essais , de M. Bricou , un vol. in- 18, chczDentu, Palais-Koyal.
L'éloge qu'en a fait M. Lamartine, dans une lettre adressée à l'auteur ( Uttre imprimée dans le cours de l'ouvrage) , nous
(S ) interdit tout conunentaiie à cet égard. Nos éloges seraient fades, après ceux de M. Lauiartine , dont le jugement est pour un auteur la meilleure recommandation et la plus sûre garantie du succès.
Al!'. : Ah! qui de chagrins dans la ine !
Déposez la harpe chérie
Du dieu des vers , heureux élus;
Voyez les «uaux de la patrie ;
Gémissez , et ne chantez plus. {bis.)
pleurez la France et sa honte éternelle , Son nom flétri, ses destins ébranlés; Non , il n'est plus de jours heureux pour elle, \ ,j ■ .
Dès que ses rois sont exilés. p *''
Paris, cette reine des villes,
Si grande aux yeux des nations,
Contemple dans ses murs stériles
Son peuple couvert de haillons. {bis!)
De sa révolte injuste et criminelle Les tristes fruits lui sont donc révélés I Non , il n'est plus de richesses pour elle , \ ti • \
Dès que ses rois sont exilés. [
Eh I quoi I quand la patrie en larmes
Cède à des peuples menaçans ,
Nos bataillons n'ont pris les armes
Que pour immoler nos enfans ! {Jns.)
Ah ! rendez-nous notre garde fidèle ; Seule elle ira , puisque vous reculez I Non , il n'est plus de triomphes pour elle , j (bis )
Dès que ses rois sont exilés. \
Que de plaintes se font entendre
Du fond de ces lieux ténébreux !
Que de larmes je vois répandre
Aux victimes d'un règne affreux ! [bis.)
La France souffre , et sa voix maternelle Réclame en vain ses enfans mutilés.
Non , il n'est plus de justice pour elle, f .. . .
Dès que ses rois sont exilés. \ '
O France ! aujourd'hui tout conspire ,
Et tend aie frapper d'effroi.
Le ciel va-t il donc te maudire ,
Tous ses fléaux tombent sur toi .'* (bis.)
Ecoutez bien , une voix éternelle Du haut des airs dit à nos cœurs troublés : « Non , il n'est plus de clémence pour elle , f /. . ,
Dès que ses rois sont exilés. » 1^
BÉRARD , auteur et éditeur, j à Sainte-Pélagie , et rue de Sèvres, n" 94.
~pXiUS. — Imp dg V( THCAU, rue du Ctoitr« SiiDt-B«ooit , a, 4<
Piux : 10 Centimes.
Le laurier seul préserve de la foudre.