‹ [Les Cancans]Chapitre 169 sur 297 · ANNONCES · texte numérisé non relu

ANNONCES

Nous nous empressons de recommander à nos lecteurs un petit volume de poésies qui a paru cette semaine : Essais poétiques d'un écolier, par Charles-Laurent, élève du collège Louis-le Grand.

Sous un titre aussi modeste , qui se serait attendu à trouver une versification si facile, tant de pensées douces et mélancoliques, et de si gracieux tableaux.

L'auteur s'est trompé sur son mérite. Il n^st déjà plus un écolier; le succès de ses jolis essais le détrompera.

lise vend à Paris, chez Delaunay , Palais-Royal, et chez Warrée , quai Voltaire.

Nous annonçons également à nos lecteurs Quelques Essais , de M. Bricou , un vol. in- 18, chczDentu, Palais-Koyal.

L'éloge qu'en a fait M. Lamartine, dans une lettre adressée à l'auteur ( Uttre imprimée dans le cours de l'ouvrage) , nous

(S ) interdit tout conunentaiie à cet égard. Nos éloges seraient fades, après ceux de M. Lauiartine , dont le jugement est pour un auteur la meilleure recommandation et la plus sûre garantie du succès.

Al!'. : Ah! qui de chagrins dans la ine !

Déposez la harpe chérie

Du dieu des vers , heureux élus;

Voyez les «uaux de la patrie ;

Gémissez , et ne chantez plus. {bis.)

pleurez la France et sa honte éternelle , Son nom flétri, ses destins ébranlés; Non , il n'est plus de jours heureux pour elle, \ ,j ■ .

Dès que ses rois sont exilés. p *''

Paris, cette reine des villes,

Si grande aux yeux des nations,

Contemple dans ses murs stériles

Son peuple couvert de haillons. {bis!)

De sa révolte injuste et criminelle Les tristes fruits lui sont donc révélés I Non , il n'est plus de richesses pour elle , \ ti • \

Dès que ses rois sont exilés. [

Eh I quoi I quand la patrie en larmes

Cède à des peuples menaçans ,

Nos bataillons n'ont pris les armes

Que pour immoler nos enfans ! {Jns.)

Ah ! rendez-nous notre garde fidèle ; Seule elle ira , puisque vous reculez I Non , il n'est plus de triomphes pour elle , j (bis )

Dès que ses rois sont exilés. \

Que de plaintes se font entendre

Du fond de ces lieux ténébreux !

Que de larmes je vois répandre

Aux victimes d'un règne affreux ! [bis.)

La France souffre , et sa voix maternelle Réclame en vain ses enfans mutilés.

Non , il n'est plus de justice pour elle, f .. . .

Dès que ses rois sont exilés. \ '

O France ! aujourd'hui tout conspire ,

Et tend aie frapper d'effroi.

Le ciel va-t il donc te maudire ,

Tous ses fléaux tombent sur toi .'* (bis.)

Ecoutez bien , une voix éternelle Du haut des airs dit à nos cœurs troublés : « Non , il n'est plus de clémence pour elle , f /. . ,

Dès que ses rois sont exilés. » 1^

BÉRARD , auteur et éditeur, j à Sainte-Pélagie , et rue de Sèvres, n" 94.

~pXiUS. — Imp dg V( THCAU, rue du Ctoitr« SiiDt-B«ooit , a, 4<

Piux : 10 Centimes.

Le laurier seul préserve de la foudre.

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