ÉCLATS HISTORIQUES
u La meilleuic preuve, disait Duclcs, que les hommes .«ont faits pour l'état monarchique , c'est que , dans quelque société que vous entriez, vous verrez toujours que deux ou trois personnes y décident de toutj et parmi ces trois personnes il s'en trouve toujours une qui domine les deux autres. »
C'est un fi;rand abus que de révolutionner une nation pour détruire des abus. Ceux qui s'en avisent ne connaissent donc pas ce mot de Franklin": » Quand les hommes se rassemblent, leurs passions se rassemblent avec eux »; ou celui-ci du cardmal de Retz : » Qui rassemble un peuple l'émeute toujours. »
"Il faut que les écrivains qui.confondent sans cesse dans leurs ouvra{]es le boniieur de la patrie avec les combats, la gloire et la victoire, soient bien perfides ou bien ignorans. Ne savent-ils donc pas que, dans tous les temps , le sort des vainqueurs a été plus misérable que celui des vaincus , et qu'Annibal et Napoléon écrivaient à leur sénat : « J'ai « vaincu les Romains , envoyez-moi des troupesj j'ai pillé « l'Italie, envoyez-moi de l'argent! »
Erreurs, horreurs, terrexr , telle est l'épigraphe que donnait le prince de Ligne à toutes les histoires des révolutions.
Rivarol rencontrait de temps en temps à Hambourg, en 1798 et 1799, quel({ues-Utjs de ces soi-disant constilitans (yii , toujours inc(Trrigibles , protendaient eux seuls connai- 'tre le retiièdc ([u'd fallait ajjpliquer à nos maux politiques. « Ces gens-là, disait Rivar(<l, s'iiuaginent que , parce qu'ils «; se sont f lit incendiaires, on ne p ut prendre qu'eux pour « pompiers. »
Le juste-milieu est toujours très- poli : il vient de se faire inscrire chez M. Jauge, l'un de nos premiers banquiers. C'est un commissaire de police qui a remis sa carte : quand y lira-t-on enfin : pour prendre congé!!!
L'HISTOIRE ET L'AVEINIR.
Aiu : Entendez- vous le son de lu niuselte.
Je suis chez moi, mais je soufire et je veille
Que lentement les heures ont passé I
Et dans l'exil, peut-être ([u'il sommeille
Cet autre roi que nous avons chassé !
Je suis chez moi,... luais demain... mais riiisloire.. .
î'àillonons-les, et je pouriai dormir !
A nous, Persil , un bon réquisitoire :
Mets au secret l'histoire et l'avenir î
Ils diraient donc : la haclie populaire ,
Sans qu'il palisse a frappé devant lui...
f7est qu'aux lambeaux teints du san.g de son père
Il devinait la pourpre d'aujourd'hui...
u II niera tout ( i) » ces mots à leur mémoire
Chez nos neveux doivent donc parvenir. . .
A nous , Persil, un bon réquisitoire:
Mets au secret l'histoire et l'avenir!
Je ne crois pas que notre coq remplace \.di pcul?. au pot promise par. Henri.
Fleuvus est vieux et pour Valnij-^ de ylace , Le peuple ingrat de mes exploits a ri. ^Zg^er dompté lui parlera de yloire, Et Saint-Merrj- doit le faire rougir...
A nous. Persil, unbon réquisitoire :
Mets au secret l'histoire et l'avenir !
Roi sans aïeux , gentilhomme sans armes ,
Que' nom m'attend dans la postérité...?
11 eftraîra comnie le cri d'alarmes
D'un peuple aux fers, d'un fils déshérité I
Ce peuple attend... empèche-le de croire
Que de l'Ecosse un sauveur peut venir...!
A nous, Persil , un bon léquisitoire :
Mets au secret l'histoire et l'avenir ! •
(i) Mots entendus dans une tribune de la Convention le jour da premier interrogatoire de Louis XVI. Le duc de Cliartresy était.
Le Chev. DESCRI vieux, Fx-aicîe 'le caznn de f(.u M. Henri do îaRochejaquelin,
rue pLoasseiet n" 5.
SE VEND
Au bureau des publications de la Foudre, rue Richepanse, n" r.
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