PETIT DICTIONNAIRE LIBÉRAL
Abattre. Verbe ac l if àowi les révolutionnaires ont fait un us-ij^e fréquent. A certaine époque l'impéralif abattons faisait fureur. Ce verbe est un peu passé de mode ; il a lait place au verbe reconstruire, dont la cûnjp.^^jaisou est beaucoup plus difficile.
Alnme. Temple du néant où aboutissent toutes les routes de la révolution.
Abus. Beaucoup de j^ens aujourd'hui comprennent sous cette dénomination t'éilucation chrétienne, les passeports, »es réverbères et la gendarmerie.
Adliééion. Signature de confiance qui n'engage à rien. Lelîre de change tirée à vue sur la puissance qui arrive , mais qui n'a cours ([u'aulanl que celle-ci consent à l'acquitter. On traduit assez ordinairement ces >ortesde signatures par ; J'adhère à la conservation de mes places, une de moins, mon adhésion est moralement nulle.
Alla. Elle est toujours immorceiie en France, en vertu d'un décret de la Convention nationale , du 7 mai «794» rendu sur le rapport de M. de Robespierre, dont les dispositions n'ont pas été abrogées.
Amorce. Appât. Les mots gloire, hoai.eur , liberté, patrie, sont des amorces avec lestiuelles on prenait autrefois autant de peuple qu'on voulait. Depuis quelque temps il ne mord plus à l'amorce, parce qu'il a aperçu riiameçon.
Anarchie. Paradis des jacobnis, carnaval des doctrinaires, enfer des honnêtes gens.
Assassinat. Action qui change de nom suivant les personnages qui le commettent. On dit dans la langue révo- Mitiounaire : Le crime de Charlotte Corday, le dévouement de Louvel et Ycrrcur de Sand.
[La lettre B une autre fois .)