LA COULEUR VIOLETTE
On voit quelquefois S. A. Pi. Madame se promener sur les remparts de la citadelle, en robe violette.
A la Foudre, <jui jamais n'a changé de couieurs, le droit de donner à ses t'eux un reflet des vêtemens habituels de l'héroique mère!
C'est la couleur désormais à la mode^ car on y attache à la fois des idées de deuil et d'espérance.
Quand la mort vient courber une haute tête et se faire un nouveau jouet d'une couronne de prince ou de roi, lés rois et les princes se montrent re\ètus de violet; car leur deuil est différent de celui des autres hommes ,. car ils veulent mèivie des distinctions dans cette ^rrande leçon d'égalité que la nrort leur a donnée en passant.
Si le violet est le deuil des rois... ô, Madame, vous avez bien raison de le porter : car c'est bien aujourd'hui le déùil de la royauté!
Oui , portez le deuil de la royauté ; car ici elle s'assied sur des pavés, car elle se fait une main de justice d'une canne de mouchard , car ou l'attache comme un trousseau de clés à la ceinture d'un geôlier; car, ailleurs, elle ne parle qu'avec des protocoles, et ne pense qu'avec la tète des diplomates; car elle oublie ([ue la hache qui frappe un seul trône mine tous les trônes à la fois... Portez le deuil de la royauté; car partout elle se meurt d'égoïsme, de peur, d'impuissance , d'incrédulité.
Mais les leçons du mallieur, de l'expérience, ne seront pas perdues pour toujours !.. Et c'est à vous que nous devrons une royauté forte de jeunesse, pleine de eonhaace en ses droits, de sympathie avec nous , compfenanl tous nos besoins, et élargissant devant eux toutes les voies utiles et
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nobles... QucJcjue (XMiibie tfuu soil lu temps piésenl, l'aveiiii- est à voire lils!.. Messaj^èie de beaux jouis, vous veiitz nous apprendre que cet avenir sera calme , brillant , heureux... Oui, nous vous en croyons!
Il y a encore de la uei{j,e sur les inontajjnes; le ciel est souibre, et la bi.se froide promèiu^ encore des bruits et des souvenirs de l'Iiiver dans les Lois dépouillés, quand la fleur qui pousse à Tabri des lialliers vient nous dire doucement : Le printemps va r<. iicutre,.. sa couleur est bien alors celle de l'espérance; iuèr(; de Henri, {jardez-ia toujours; en vous voyanl sous notre ciel encore tout assombri de nuages, noble llour accourue pour br<iver les tempêtes, nous révérons la tin des mauvais temps, et le retour des jours meilleurs; et nous trouverons à votre aspect de nouvelles forces pour supporter les uns, pour alteuare les autres !