BUDGET D'UN HOMME DU PEUPLE
n 11 est curieux de vérifier ce nui revient à chaque prolétaire ce que lui prennent le monopole et l'impôt, et ce qui lui reste pour vivre. Ce bud^jet du peuple parlera aux yeux et fera comprendre la situation des Hcufdixièmes de notre populatiun. Le journalier p.ajjne i25 iVancs par an ; en ajoutant à cetie somme 80 francs fu|e peut gagner sa ft-muie pour Jeux cents jours de travail , el il est rare que ses enlans lui laissent autant de jours libres , on aura une somme de 2o5 francs pour une famille qui n'a jamais moins de cinq ou six personnes à entretenir. Maintenant voyons ce que l'impôt prend sur ce faible .woir. D'abord in fr. 10 cent, pour la taxe du sel ; 12 fr. pour le monopole du tabac; contrdnition mobilière et personnelle , I fr. g cent., en tou.t 3o fr. 19 cent., c'est-àdire, plus de la septième parie de ce que possède la pauvre famille. Reste donc 174 f'"- «^' cent. Mais sur cette somme il faut retrancher le loyer, qui est au moins de 24 fi'- ; reste donc 100 fr. 8r cent. , toujours pour six personnes, ce qui donne 25 fr. i3 cent, pour chacune. Amsi, pour 25 fr. i5 cent., il faut qu'un être humain se nourrisse, se chauffe et s'éclaire. Pour 25 fr. i5 cent. ! c'est ce que coûte un cliapeau de femme ! ce qu'on paie par tète pour un dîner chez Véfourl ce qu'on joue à l'écarté entre 4eux. contredanses! 2o5 ir. de revenu au journalier î De sorte qu'un préfet coûte auiant à lui seul que cent journaliers ;.
la liste civi'ic sufïlrait pour en faire vivre cent iniile I Puis demandez à quoi bon quelcjiies :jiillions d'cconomii;. Eh î (inf[ millions seulement, c'est la vie de cincjuante mille de nos semblables. » {Le Finistère , Souvu\] de lîicst.'»
ECLATS
F. a police prépare ses étrenacs pour les bons Iiabilans de Paris. Elle s'occiij)'J irune liiomotion nouvelle de scryens de ville qui entreiont en louctions le i""' janvier i855.
« Le poids des inipùls, d'autant pUisaccabîans qu'ils n'avaient servi qu'à dt;s malheurs; les cabales à la cour; les troubles intestins, en donnant à Philippe un maintient soupçonneux, eft'et des inquiétudes c[ui le tourmentaient, avaient abattu la nalion, (|ui semblait porter sur son front l'humiliation du souverain... »
A>QUi.Tii. , Ri-gne ilti Philip^je de T alois.
Allons , Persil , nn bon réquisitoire, Mets au secret L'histoire et l'avenir (i).
Vous souvenez-vous de ce petit tailleur de Valenciennes que les passans saluaient, en le voyant assis sur son établi et la pipe à la bouche? Il avait l'air de vivre, le petit tailleur ; mais il n'en avait que l'air. Eh bien ! voila tout justement l'histoire dé la révolution de juillet, si ce n'est cj^ue la pipe de celle-ci fume encore.
Un chaudronnier delà ville où M. Thiersaété c/?<2/vVrir/5t/ a adressé une lettre tle remcrcîmcns au nouveau ministre. Il l'engage à revenir promptement , son retour devant lui faire louer, dans une soirée, pour centécus de piusqu à son dernier voyage , de chaudrons, de poêles et de licludriles. C'est surtout 31. Ihieisqui peut dire :
Sous mes heureuses mains le cuivre devient or.