LE PREMIER JOUR DE L'AN
Jour cher à ceux qui reçoivent sans rien donner , jour de vaines {^viuiaces , de jn-otestations ineuteuses^ de promesses qui n'engaijent à rien , tu es mal placé dans janvier j c'était en juillet qu'lUalIait te transporter... — -Le 29, n'est-ce pas? — Le 3.9, justement !
Tu eusses alors été, ridicule comédie de tous les ans, avec tes batteurs de pavés . tes distriluilcurs de dragées, tes colporteurs de poignées de main , tes larj^esses forcées, tes regrets du lendemain , tu eusses alors été le digne anniversaire de cette autre journée des cîupes, où l'es pavés, les dragées^ les poignées de main, les regrets tardiis ne manquèrent pas de jouer leur rôle.
A la bonne heure , et c'eût été là un emblème plus frappant de vos graiides journées que tout ce que vous avez inventé pour les célébrer, depuis vos mariages à bon marché de rosières et de héros, jusqu'au projet du monument qu! de loin parlera tlo la Rastille vaincue a Sainte-Pélagie pleine! ..
Ohl que ce mélange de crotte, défausse joie, d'aubades, de brgnillards , de tapotemens de taudjours d'enfaai, d'écîaboussures , de coups de coudes pour arriver, de cornets de papier, de coups de chapeau de portier , de pièces de cent sous mises dans la main du premier \e.nu , parlerait
éioquemmenl aux yeux de l'observateur! Ce seraii; là
pour lui de l'histoire en action.
Dans ces enfans qui se battent pour des joujoux qui les
blesseront, ou pour des clra{;(*es (jui leur vaudront ce soir
ne cro?rait-.t pas reyç)^;^ Ges,^l^raves^ jj^us a,ç||,i j^ çpiWe a coûte SI clier, qu ils sont morts u un héroïsme rentre? ^^^D^Hi éiikdàH :dèces'iS^Uvk''es diafblèij (fai'trfollfeW<»dfe'^kison en maison, avec la tirelire enruhanée , et (|ui è^àkWii votre {{éuérosilé en vous tondaTifl la main, pour vous mettre dans riuipossibilité de refuser de la leur remplir, ne retrouverait-il pas ce sauveur* eh 'escarpins , faisant un roi pour son, usage particulier? Dans ces lamhours flagorneurs q'ù!i ont le inèmc Mulemeht pour tous lés' rt(5tvr*> aes'pailàis liunistericls , ne reconniîtràit-il pas ces faiseurs nai^^Vs'êsi k\i\ ne croient pas en manquer, enCtôurdissaut (oujdli^i^^ ie'ur vivat le pouvoir naissant quel; qu'il soif^pbuV^tf(|H*ii paye, jusqu'à ce qu'il en naisse un atitrePEuCh, césUafpVjPré^èn sac, pn cornets, en rouleaux, ces papiérs'^i' trKîî>\', si jôfi^yyi' caressés de l'œil , si choyés par le gourmand 'ç^iîancl'n^^èont gonflés des bonnes choses que devine son avidité ffiânde'.'èek piapiers, si vite jetés sous la table , si vite abandbnri^^' à' fA, ct^otte ou au vent, quand on a épuisé leur cbiité'n'ânîVnjè seraient-ils pas pour lui la juste image de cet autre pnpiélqui devait être à jamais sacré, et qu'on jette à l'éçait avec un rire de dédain et de dégoût après^qu'oiïiéhk'éjît^ait'l'oiit ce qu'on pouvait en extraire?.... '"' ' ^'J' '^"'-^ <;-)m;M
' 0 révolution de juillet ! ô vase plein de fiel, doiit' o'ii'UVàîr ^Èimiellé les bords, que tu es amèfe à présent' ^pw c^élix' «|iîi te dégustent !.. 0 morceau de chicotin re<i8iivei'i'd*iin'e'' couche de sucre, dès le lendemain disparue, qiiytii^à'j &.è
fatale aux gourmands ! 0 mes bons amis, tous désybùsék
comme moi , tjue nous avons été leurrés par ces pi'étéhjdùs cohfisèurs qui cachaient des cannes de sergens de vil Fé sous les pacifiques bâtons de pommes de Rouen , des men'oîtes ^ des verrous au milieu de doucereuses pralines, de diii^é'et noire mitraille sous de liues et blanches dragées !.jbt^
qui, pour envelopper leurs diaDlotins, lo^ii a, présent îles, papiUottes de la ChaT^fè'îr/ ^'-'^ '.^ ^ ^*-V''^'^ « yu^jfiqm^.B si ^.^ Mi< !^ : . 'juriuih IfiiiQig ,ro 9J l'jiDqjï 9b Jii;)Jn