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te "Vntre AICt-sso Royt»lt' est av^t'icc. rt certaius parlent rie !a ineer.
« Cet .'.boiiiriablf! projt'l lie s'cxérnlfra point; ]0. le désire et 1 espère pour 1.) glo c de la Franrf; et d<- sa drrniere révolution.
<« La preiuièrt;, eft coudaninont le vt-rluonv Louis XVI, fnt solennel.'erpent atîoce, elle le fn' nvec bassesse en immolant !a reine. Le supplice de la mMeslnensf ''!!<■ de Aiaric-Théi èse restera dans l'histoire rnmnic un ignoble assassinat : s' s juges, j'en suis sûr, îcneureront lîd'.Trncs même aux yeii>. des i Jj,'i(^'di s !
« Je plaindrais mon pays, si de mauvaises passons par î^q-jelles il est dominé forçaient le pouvoir, à condescenJrc a une arodie sangui-
naire.
« Alors, M.voAME, quiconque a du cœur et quelque talent, ambitlonnerail de vops défcnrjn-. L»cjà l'on prononce des noms auprès desquels j'ai la témérité d'ins<rire le mien, si obscur qu'il soit.
« Votre Altesse Royale laissera saus doute tomber son choix sur l'un des constans serviteurs de «a dynastie, dont elle daignera ainsi récompenser avec éclat la longue fidélité. Je vous l'avoue, ÎMadame, je ne puis invoquer en ma faveur rien qui ressemble h des titres pareils.. Je vous dois de me déclarer à vous tel que je suis. Je n'ai aime la restauration que conditionnellement , que [)endant et autant qu'elle m'a paru un fait pacificateur et civilisateur; jamais le dogme de la pure légitimité ne m'a compté parmi ses adorateurs.
« Oserais-je vous le dire ? je ne ci ois point aux droits absolus et inadmissibles de votre fils; mais je vous tiouve sr.l)lime dans la foi et l'amour que vous leur portez; sublime dans la périlleuse tentative de les reconquérir. Depuis bientôt six mois , en redoutant votre succès, j'applaudis a vos efforls; fous mes vœux ont été à la fois contre votre cause et pour votre personne. Mon libéralisme s'incline d'admiration devant votre courage de femme et votre dévouement de mère.
« Si donc une voix vraiment libérale pouvait se mêler utilement a votre défense, ma voix vous esi acquise, Ma.d\me; au milieu de n'importe quelles circonstances elle ne faillirait point d'énergie. Elle saurait vous défendre comme il vous convient de l'être, non en accusée, mais en captive qui ne reconnaît aucun tr.bunal.
" Je lie me flotte pas que tant d'honneur me soit accordé, du moins je l'a-irai sollicité; je vivrai fier de ce souvenir.
» Je n'exalterais pas seulement en vous le prestige des tctcs couronnées, je glorifierais ce qui est grand et saint au-dessus des misères de la politique, l'héroïsme dessentimens et de la volonté.
<■'■ Je suis avec le plus profond respect, « Mada.m^
" « De Votre Altesse Royale ,
«Le très-humble et très-obéissant serviteur, n Eugène Janvier, avocat h Angers.
« Château de Serans, près Magu}', 8 novembre i832. «
COUPS DE SABRE
La quasi - légitimité est le cercle de Popilius ; Louis-Philippe n'en sortira que lorsque l'Europe viendra le briser.
— On parle beaucoup des prodiges du physicien Bosco. Il est im tour d'adresse qui lui vaudrnil les bénédicùpns et les applaudisscmens Je toute la France, ce serah descn?noter IsKLiasi-lcgitimité, son /7ii/iistèrc, et tous les héros de juillet.
— M. Guizot vient de prendre pour secrétaire particulier un M. Génie. Qu'on dise a présent que cotre ministère doctrinaire n'a pas de génie !
— Un g-unin est pris sui- le fait, après avoir dessine une douzaine de poires, dites Louis -Philippe, sur les murs d'un nionumenl publie. l'Ont fais-tu la? lui dit l'aj^ent de poiiee. — Vous le voyez bien, je en que chs poires. — Mallieiirenx! lu ne vois donc pas riusn-ipliou : Défense de faire ou poser aucune ordure le long de ces murailles ? « Et Cil le coudiiit en prison pour avoir fa:t des orduics.
— La I évolution de ()3 , comme Siturne, dévorait tous ses enfans; celle de juillet fait mieux, eîle laisse lis siens mourir de faim.
— Le i!cz de d'Argout part pour la Belgique; il veut entrer le premier dans !es Pays-lias.
— Il y a de Ve'clio sur V Escaut. Exemple : « Guillaume, as-tu rxnu* du canon? — IVou!... jj
— L'aLlé Auzou, prêtre renégat , usurpateur de la paroisse de Ciichy, doit iaire un discours sur V indiijërentisrrœ. M. Auzon va prêcher pour son saint; mais il prêchera dans le déswt, tant ses paroissiens sont indilfcrens.
— Louis-Philippe, en apprenant que Grnilaume refusait d'évacuer Anvers, s'est écrié : <i Si Guillaume est têtu comme un âne, moi je suis e«feV(/ comme un mulet. «
— Puisqu'il s'agit de faire évacuer le roi Guillaume, ce n'est pas le maréchal Gérard qu'il fallait envoyer en Belgique, mais bien M. le comte Lolîau, maréchal des canules , clysoirs et autres iustrumeus hydrauliques.
— «Ce n'est pas ii moi (V évacuer , a dit Guillaume; c'est à Louis- Philippe, puisque lui seul est en possession d"nn justerinilieu. »
— A Naiites , on parlait daus le peuple du prix décerné a la trahison , et d'honncics artisans disaient : «Si c'est de l'argent qu'ils veulent, « nous sommes prêts 'i\ pailager avec elle (,'.ivDiME) le peu qui nous
reste. »
— Dîner avec la paix, souper avec la guerre, digérer avec la honte : ilà la vie d'un ministcMe rfoctr^nalre.
— Mortier, de retour de Russie, prdlivc que tout ciment est impossible, même avec un ici maçon.
— Le fds llumann s'est fait saint-simonien ; le père tient le trésor de l'Etat ; le fils adopte la comuiunautj des biens. Si le fils convertit son père, Viiilà un trésor en bonnes mains.
— Le pain de quatre livres e-.t diminué do 2 sous; mais le budget va être augmenté de 200 millions : tout dépend de l'art rie grouper les chilTrcs. Mais, en définitive, conune c'est toujours Ir peuple qui paie, ce sera pour lui comme s'il payait le pain 5 sous la livre.
— Un homme d'une immoralité notoire (comme il y eu a tant en place depuis- les glorieuses} se plaignait de l'ingratitud;' du gouveiueinent 'a son égard. « Eti effit, lui dit-on, vous avez mérité la corde, et l'on ne vous a donné que le cordon.^:-
— Les ministres ^rt5scs, préiens ci futurs sont prévenus qu'eii outre du fort de llam, en Picardie, il existe encoie en Fiance le fort du Ha, très-bien conservé, cl en état de les recevoir t^is , aussitôt (jue justice sera faite.
— Un journaliste se formalisait de ce qu'on disait de son journal, qu il et. lit vendu. «■ Ah l pardon, reprit la personne, je voulais dire acheté. •>
— Que A. Thiers soit ou ne soit pas conservé comme ministre, il y a gros il parier qu'il crnscrvera l.s, Jbnd.<: screts.
— léopold est un véritable escamolein ; il a pris pour ministre lin Gobltt. Pauvre Belgique '. gare au diini,er lourde Goblet '
— « Imp),sibli* de conserver le [n'.it Thics , disait Til. d'Ai^jut; quand il est h table, on ne le voit pi sdu tout : nous "îoinmos ubiigla de mettre tous nos p©rlefeuilles sur sa chatse, pour le fc\irc reparaître
t' reste vol
sur l'horizon poliliqiie; et il on résulte qiip nous ne. snvoiis plus ce qu'il y a rt dife on à faire, et qnil est obligé du pirlcr tout seul .ivec le roi, qui, (lu reste, lui îicnl têtu ponianl quatre heures. consécnlivcs. «
— Une eiilrepiiso générale du uaarouneri;; vient d'être forr.iée sous In raison Luuis-P/nlifipc , Fontaine et cornp'^. Elle se pri)p:ise d'exploiter Paris. Touî ccuk qui lui jetcront la pierre, lui Ceionl uu sensible plaisir; car ils auront j^rami besoin de uiocllons.
— Il n'y a phis de lion belge; il n'y a plus qu un àuc , recouvert de la peau d'un lion, dont les oreilles passent de plus en plus, et qui se met a iraire, au li^u de rugir, :i chaque nouveau protocole.
. — Le grand Ponlol et son frère se hvraicnt, a IVeuilly, a des exercices (le gvmnrislique d'u;i nouveau genre, sans doute pour se préparer et se former au grand art de la guerre. On rapporte donc fju'ils prisaient de leurs inains royales des porc; et des ciièvres; qu'iîs les excitaient ainsi, et les pom^suivaient cnsujtc i épée dans les reins, jusqu'à ce que mort s'ensuivît. C'e;t sans doute par une suite naturelle de ces iunocentes habitudes, qu'un jour de grande rovue , on vit Ponlol s'élancer, à clievai et le sabre a la main , à la poursuite d'un pauvre et malencontreux chien qui voulait , eu amateur, prendre part aux manœuvres.