‹ [Les Cancans]Chapitre 262 sur 297 · LE PERSIL · texte numérisé non relu

LE PERSIL

d^S'cit^ti'èVéi'.^.En'-éner^liJls'aesobstruc tt^^ eyt'rribrtél' à certains oiseaux i notaimueut à ceux <jui,,pjiVn: lent..l''!Né rapprocLez pas de ce ([ui est de verre, si vous tenez à ne pas le briser. .^^Xla bouquet de persil est une cbose fort agréable, etc., etc. » i i

k nu Jit 'i?i3Wï^'^ ioî\ ub lliyjJJ'"! l'o <,ji3uirnoi yb kuud

ario-/>r:d««a<deytiH€eIq"^ J-iu?^. Ji..'.ib iIU ...Ju^iiisq fcTi up ,nf) r.l .: y vn M - . L — •' ficd .dA — .aan Jè3 ua n li : Joui \ ...'jùxisq f.-. j.iu^.! jiiIf/iîTn - . -'-P l'Brrôîns is'n spa — : uoid ua coupide jiisteleî I sa folie est TlotOTr^f,'^"''^?*"^^ afc S'jfi JliautieineUreàCharenton... ' <3 £' '. a'i'id d3.

Quand ou veut abattre une poire, îoo,",iA b .M

Ou ne prend jamais qu'un bàtou.

,JiB8 nuDBib auiniOD ^laslù b? ||iM-:'J^îJ( ub 'jniO'i'ja-jg bJ

" ' 'egiuqy

'jj lAiij'i .inoH Air. : Muse des bois et des accords chanmêtPëS^^'i''^^^^

C'en est donc fait, ils oiit quitté la Fra^çe^jm i- ) Ils nous ont dit un douloureux adieuI,jj|fY ]/ Et les Français, des vœux de l'e.spéraiiçiÇaolir.U Ne parleront plus désormais «^u.'^ p^çUg.,3J,IX .\f. Je les ; i vus embrasser ce rivage,^, j^up^iO .M Tout est fini, leur t^'ône est éçroalie,',.^!^ ^riBbeM

Jud moa inc/B aîicl sii^'b ifi^' ' ^vy^AUvj gnii , aldegiuqyni 3b #$.1§P^T! ÇMTJSrlp.LlHONNEUR ESTf.BâÛIlgirM'^^'f^

-irii 'j

partis ; 1 Uceairnous sepr D'autres éclios redisent leur douleur.

Comme le flot que la tempête é;;are, J'ai vu s'enfuir n<'s rêves de bônlieur... Tu les proscris, peuple encore trop volap,ei En les frappant ta inarn n'a pas ^cibLU; I rj , 3upiJ23Fwllc^/t^yèt^îe.kj Villes dh veuvà^eT^^f. " " . ,

•j1 è'jicio7 éiK'iJf nil'.ni t^t , oj lol m , <.b\',-AU) ai , aoa la jib ii

-u.b .irVloîfel^uinïf^àttsjl^rft^a'l&s^lîôiW^'fânPyi' ^"''1 ./.•..d-S^uiowcelani sur nos ridies climats l"^*^ "'*■' '"^ ^'-^ ;ii.> I. .Puisaient gronder la foudre sur n6s;ietes|,';.j'.^'^J"^ > iloi )."^ nous poussaient \ de saup.lans qombaîls [

Notre bonheui aii«>sitôl fut scellé

- aiiïisitôl fil. .,^..^.

Ils sont paras . 1 honneur est exile...

suprême,

JNobles proscrits, rendus au rang suprême ,

De l'étranfjer bravant le vasselaf^e .

Comme un soleil leur bannière a brillé. France, ve^sje>; vai|<vjj(ki'-wativa{re I I!s sont paltftfnKftrWoV-fest^Ailé!

MLt cet eniant 5 conçu dans la douleur, Doit-il toujours, au banquet de la vie, Boire à longs tnfîfV4à'''eftupe du malheur ? Ah , pauvre eniant ! lui , proscrit à son ;l{je I

France, revêts les voiles du veuvage I

«iinsnns ^^.^«^«vc.. ^[^ f ^Ic^i^Ie^^l, de la France ! - ,., Ta reverras un ioui \c sol natal. . ^ J A ton pays, aii:;.i nu :i ton entance,

, l>e eiel ryserve un clesfin moins latal... , , .Oui , de son uèfye jl aura le couraee ! \}/usurpat£iir 4 te nom a tremble I *• rrance , Dientot iinna ton veuvage ', si 33VB 8«ï%Vrè*e^râ!^toft^iÇfâ4?é'éiiréir.'?.^'*} >«o'* «w -iifid ^■IU^1 îajîijgnfi-itH niibnBM 'ib 19 arlaiioliiO ab 9ta?.'w^/ eab «lod 2ini îno eal iup gJiBlàm gai tuoi néthtàuah ,89b

-3)clq awnsv Jnoz ail àJin^aunTi ab tsleionijsl ab ,2ioI

*i3lae»'i luoq Jno di'up zoogiBi eal «atuoJ isidniunà tnaoi jjll .aainuBi^J sb ,^oiliu'inVli , aiiftiiidiB'b 9iov ailao inab iwgfiga^ «aiâ Y 2uoy zoo Y ? eàiiDs 3no« 9« ail ...20037 Jnoa -luo^ ..S^noiiiJS'i.xia 8ooy ?jioa &i/p eoor-safoov ioupiuoq -moa bI fl^ •i9d'.>itm ob ièj^jîld w;,"^;} iisibiiiiod'b niaVl houp

-093 9b ¥mâh''h^mr>^%4(hiJmk?^^^^

miidi JnDicjiuoa &li t i'i'triCilB JaaJîujp Jî'jI èTT . . .flj'Jî»ariBb o3 .noiîioiiq gJ^uj^sao xuâ jwe •laljt.jqB lijoq J^s'a ^zaniio -i)0O3 «9! oiitl n9'2-9b niîfc 9iîiJ au ^5,J^03'<' iuoq ?Bq J29'ii : 9i9v;fia 9ifl9lo8ni enu aa^J^è^ffi^Ç^^f ",f«}^-î^"9^fi«a Dflob eZiiod'JWom sh îhbJ ,23-itiii>;a yj; /n/5î aie/ jrio zll -aom 29b J9 2iîodoMGCf< <^.'jb tsIo/ .ii;o0 ^iie?AiB gnovooq «oou ~noil'b 2.-V1 ingicr^z W >4li^^.^i{^^-''*^ lia^inf uMooyA .i.eo^i

SE VtND :

A-u bureau (\es pnMiofttkms «fis ta fWDPE . nip KchepMice , n* r.

n':;,;'P'ADREssEs.

,«MiJ/!(j " Lç laurier seul préserve de la foudre.

, f>iv il yb J'->U) ■ '

•. •.ii'MlIffir ijf. 'Hj! ' " '

Voyez-vous arriver de toutes les extrémités du royaume les ennemis '. niÊil fil jy gouvernement actuel... Ce n'est

ni par cent, ni par mille qu'il faut les compter... C est par centaine de mille I ,

^ " " '!( M. nE Brogue, à la chambre des députés. )

Ils l'ont fait ce .singulier aveu! Ils sont venus avec le cynisme de Cartouche et de Mandrin haranguant leurs bandes, énumérer tous les méfaits qui les ont mis hors des lois, de la morale, de l'humanité Ils sont venus platement énumérer toutes les raisons qu'ils ont pour rester dans celte voie d'arbitraire, d'injustice, de tyrannies. Ils sont venus... Ils se sont écriés : Vous vous y êtes engagés; pourquoi voulez-vous que nous vous en retirions?.. Pourquoi! Mais d'honnêtes gens obligés de marcher en la compag;nie de fripons, le font jusqu'au premier poste de gendarmerie... Ils les quittent alors, et s'ils comptent leurs crimes, c'eï.t pour appeler sur eux une juste punition. Ce n'est pas pour s'en créer un titre afin de s'en faire les continuateurs!.. Ils ne disent pas avec une insolente naïveté : Ils ont volé tant de montres, tant de mouchoirs, donc nous pouvons aussi, nous, voler des mouchoirs et des montres... Avec un pareil: langage, ils ne seraient pas d'honnêtes gehs. A cette logique de bagnes , ou répondrait par

ii8

Is mépris et le dégoût, en attendant que la iusticc ait ic-

trouve son louet et sou fer rOU{>6 • •, , '

Mais enliii ils én'ioiu lâ'..rî^s"olii jéVè' le liiasVfue comme à la fin d'un bal du mardirigA'a5>i ,PlM;s,d'ç^ij^jrft|is pour !es reconnaître, plus de périphrase poii,v, les nq\^^in9r...-Iis ont accepté tous les tilrci; de réprobation qvi'pn lyii^v ,1»^"' donner ; ils ont fait conU|i eux^-incuies ce, q,u .^p, ftV'J'T-'*'" royaliste n'eût pu fa'»ec4^M)ya&/lUJ«^î«ijpttÇj>a.S8P^if^?poser i la saisie. '^ao' im j , -i\~ .,;>f i iliav oCl

Ce merveilleux aveu tient de la fascination ; on le cioirait l'ouvra^'e d'un coup de baguette de féej et jo iufe ris pas : c'en est une, en effet, <jui a forcé la langue du nienieur à rendre hommage à la vérité... Cette fée , t'est l'a lidélilé... Ses armes ont été ces adresses accourues de loiis'les points de la France pour crier : Hommage à la captiveli l^our crier : Mépris au détenteur ! Ses armes ont été les courageuses pétitions adressées aux chambres...

Louanges justes et méritées à vous tous, signataires de ces chaudes protestations, de ces réclamations éloquentes ! Vos cris de haine contre l'oppresseur , vos, concerts de bénédictions pour la victime ont étourdi vos ennemis, ils les ont poussés dans leur dernier retranchement; ils ont été pour cMx ce cjU'estpour dés sophistes le cri unanime d'ui*ë^.4eni- Bléèf'i-é^oltéeidl^ leur mauvaisti foi... Ils les ontifa4vï/A-t*^ dÉ?s'^Mlhjj^l«'^^Ur ont arracbé l'arme dq raisionntlrïWti't'/ et'^Iéff'ént 'jèté^ '^atttelans et inanimés au piedlde'Jfef-i^lîJC cë^sîtë;.. î-a nécessite; mais elle n'est point poUrlei-^éH^^r^ en politique un meilleur refuge que la fatalité pour leS crîniés ,. Toutes deux , boucs émissaires chargés par i'a-^ mour-propre et là conscience des forfaits et des folies htf^ luaines , ne peuvent pas plus être invoquées' ett'jiiëUUtfU^ qu'en moralef;..^t/iatàé iait des Orèstes, l'autre UÀe-@ëtlS;'^À^

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\ ab.fiof" -- ->'*.-■•: j) vl)-')îfîBiB0p«ioqî>L {ij-'i^&q 9L>

îul 9up 3ll93 sb gifiai tifyfYor)ATIO!lSf ^^^ tulfi Jiv an aqowSl'l 29l 'iBq otofiq >!vr>q rffj nui ou^ .aon/sll.^l aaiiiqriii

-?iz9'b nspj^t^;^'la!harpeiflivijàèi^iiÊ'iJ"o>2n98 xi9«aoijoc1 înclduo 'Unis le nom de Caroline' i/9i à ovi'r-iop nu tu8 19) -ùojj gai A tes accens mélodieux I Iqn^q aab .aariofjilbjai'l 29b îfls Guerrier, mesure la tourellef <'^A ...,^8n9ni9m9v iiàrri?9!(j Que l'oiseau touche de son ailçuJïo*I.a9 gijn9fa9b -eJÎ prauiEn â!*4itiigeattt'vei'S .les cieutciijyl f'O .asq in9l»9y

"^^m ■' ïiki-d^,' à lii vôîii feè' 'et mxm\i'^^'^'^ 'f^ r ^'^«ï

■i;-';: ; ^' N'attends pas que le solviil doA -^'"f ^^'^^H?^^ =^.^^^Jf ^ Le donjon du Nombre nrandir -^"'^^^ ^^ nu J^o- J ^3-^îMf= Où veille, en proie a la kouffraW^f ."^ û *^i.^«n. .;,api;i^|ovy'/ 3JJI0J '\r, >7'juqiio:> ?.9n nu , (io\i(Auf.U^'i «1 ôb

b\ f|*o"c:TrX. j^i TiK')f Yi" 'feli m|<

Juoall •••lAjjpôrtfîz votre humble piitîi'^lî ^"'q fajJÎBrinoaoï ■^noi> luixpètits enfahs', prôïitèV^ez-Vous! ' >>oi ïjJqoDOE -EYoi iiii;x)érttancie/4 aa'Dietrdes'tènipétes, nio ait -.-lau fAk 'J3<;o(jDotit ia maiii protège vos têtes, '(^l uqius'a 3jgi£ De veiller sur e//e et sur vousl .sigiez

jjjî'iioo bl no , uoljtaijfri.i iJ jii ii/ ji; i.j/i, xoalfiavjpm a") :>.£q8ii aQwei yos.mjèrçi, à; yç>tre exemple, nu'fj ;,;,r,(7jjo'f lu^in'j:^ genoux sur le seuil du temple, ,^'j

...yjilybll Basent tout l'as un nom cliéfi; i .::>,]jay£

«ïnioq «jlKt-iOiiebientôt la France eJUière^,, j.,,, .jmiBioZ :'>9iij ijj.J8a.rta géant l'amour de sa mèr,<§,,,joq t»jiiÊi|î bI sf) ' -àq Kj^uySe véveille au nom de Heni'iîJrjoJnajàb jjBgiiqàM

x'uB 8'j3i>è9if)e.2rioîjb

èù 7 1 diiJiiJiipoij r^iioiji.iiii.i:^^-. i^j jli ,-<-fl''uIfiJ?'jJOîq J;'î>fjuBil3

-,(<« J'avais toujours peusé (jue la Belgique serait lebrûlpt ^ J'Euiope. Le roi de Hollande me paraît le pi-emier roi çjç ^'Eur<i(pe,eLs-on peuple le premier des peuples. La grandeyip a^JlajjjtreS pvoiportions que celles du lerritO|ire et du nombre d^ J^I-^SKjji'Ayâ^s eu l'honneur de vous le dire ; toutsouver ra<n<jvii fait des concessions, abdique. L'expérience esr!|fait^. Be$ misérables ont tout {'âté. Liberté, gouvernement représep^atifj presse, tribune, loat cela est désLoaor^', rendu iiïippswblenpa^- le dé<.liaînement des passions et des vices de, i-'épQ^BS.'-Le boulcverseiu^ni de la société à amené à la surface du monde ce c[ui, par sa nature, doit être tenu sous

cette surlace ^.-.«..^-

Ce pays-ci, depuis quarante-deux ans, bouleverse le monde; l'Europe ne vit plus de «a Tve propre^, mais de celle que lui imprime la France. Que faire .'"vec un pays piloté par les factions en sens contraire PQuelle^ôretc, quel moyen d'exister sur un qui-vive éternel , laineux , i»f{uiétanf, troublant l'intellijjence des peuples et' des voies ordinaire» des [;ouvernemens?.... Les utopies coiistitutiounelles reçoivent des démentis en Portugal conniie en Espagne t les, peu pies n'en veulent pas. On leur fait violence dans un seas, tomme jNapoléon le faisait dans un autre. Da;)s tout oeci^ quel parti va prendre le Nord? Tout est là. Entend-il la question ? >■

C'est un de ceux que le hqulpvergej^ient de la société a amenés à sa awtybcejj c'est, un Ui^s (pDn,emis les plus acharnés de la restauration, un des coriphées de toute révolution,

nom, qui a tracé les lignes que nous venons tic lire... . i<jiq

...JBiri aqfne>J-;^noi uo r, li x;o ,'iija)D no8 'xoz nicnr ci ^ JcJt» b nsid JifiTJOoq no ,9?im r.a enab àrf'jJdilDSi-aéiJ J23 Ji orriruoD .'iVsosvTïTTb loaod au tuoq a'ihna-K] ol J9 897J8inim «iOfi sb nu'l ob sari aJ .xviî^^w'i-^i^A — ,icM

IL SAIT DÉJÀ PARDOaîi^RII) ob Dilinj^iB'] aluDST iop isllirjj^ ob noiJnfov'Ji r.ï j ,1 ry\ vsW — ,niuL

Çharljcs X et sa royale fauîille jouissaient à cette époïp^ d'tihë'santë'^parfàite.iLeîi accès dé (,'oUtt^^^ui^llanîPiyfÂois de novembre, avaient cauî>é des sttliliVàiiWy^aî[^tfèv'àa V'éhéFàble monarque et de vives iii'quiéiûdes^'ati'petiVVioiabre de fidèles serviteurs qui kccoiu^p'àj^iléhiV'Vé&'àù^iVé^ exilés, avaient entièrement cessé, Mgr. Itf d\îc-âë%é'iliïiaa\, cruellement iVappé par la nouvelle îiiWéàVë^ ê^^âHjhitlllë^'iièi! pendant on l'avait préparé ,'s'ëst'rèiiïikfifèW-c^-'H?uMilîi; 'dette viçlente commolion. Ce que Vbii'à'mbW'^mi\W\W'âmi (ibuTeul- est bien loin d'être leicftfj^ré .'ir,àYà*i^V"H^^^tt&tre b'ëures sur ion lit, dans un éiac bùi 'adîaKln''ftë7Pk'^e'lfel plus dure. Mais ce jeune cœur, qui seiit si5'I»e'»ï'^ ,^'(rbàf<'é dans les toucbans exemples qu'il à soiii»^ rci^'yéiiyj'Jet'd'ci^tîi les leçons qu'il reçoit, tout ce qu'ilfaùt j^piiï^uê'^i/s^âîgrir. Il sait bien, ce pauvre enfant, que là'FVaficèf^Jt'léyé^^tffii.-J' pée du sang de-son pèie; aujourd'liul lesTf^fftai^lë/fôiit pleurer dans sori exifl sur sa mère captive : te cii'imé?'^'-*l*ingratitude de quelques traîtres ne l'empéclieiont jamais d'aimer la France. Il comu.ence de bonne beui'e le toucbant apprentissage de la plus belle vertu de son aïeul Henri IV : il sait déjà paraô&tfëi\^ (Gû^. dii Périgord.)

;. Iifi37i95 «B atioqenjjit ïngfoiy oh 'jéie, 9nài)fi6a aiyéiî jgJ

i jioib 9JÔ:Ci^.£j£P^Dï^lEK DU i!.JfSÏ#l^H3Ee"»^'^^t^ «"^'^

;, anoseob ^u- ini'T juol , aiJaov ab «'malnob

'iJ'l/'époqUe du renouvellemsnt'd'ft^tthWaBtâtKi'ir^ft^iHèj:**]^^

ridée d^iiri calendrier dédié au. Jits"té^i4i44ëti'.'?<é^.i''aVtttï^

vu le plan de cette table du temps, et nous allons le faire

connaître à noslecteuis, qui seront fâchés .^ans doutttqiijon

ne l'ait pas mis à exécution. Au-dcs^ous Je chatiue mois et

de chaque sip.ne du zodiaque , on uevait ulac«ir le aoiuiéi 1 . •» T I ' J ' \ 1 i- *■' ^^" Jinvfjou li>.

le portrait d un hercs du juste-unueu. Ainsi : •

Janvier. — Le i'erie<3«.-thr ex-abbé , ex-ministre, baron, q^^s'estfait débitant,dejYi?*iiîi ii^haûàu^Vkh^KtAj nC)

Vés^\e,\\ -r-- Lts pQi{isçmf.Mii^m ïel;^ go-^ttMi|i»flttc«cui«.9M4iiii a voulu nous faire avaier. ' : lafinoiua aibnjJ

Avril. — Le /a«reû«<»,J/jfji;iei|^e^ç^^3^ip^q5jye Lomine d'état , !a main sur son cœur, ou if a eu îon^-tenips mal... Comme il est très-x'echerché clans sa mise, on pourrait bien le prendre pour un bœuf à la mode.

Mai. — Les gémeaux. Le nez de l'un de nos ministres et rai}}uillc de CUci^(i<èaAi^l AlàQ TlLà Jl

Juin. — L'écrevisse. La révolution de juillet qui recule

^ , - ij^4l.ǧfii'^imfl§i5§V

.?î«vlp;..:vi>'^Mfa!.W »Wi et des boutons,, ,3^ t^AéWA ab 3'id Ai^iHlHvwiîÇP- .T7t.'^ balance- \}m\)Am'^^i(ih\m\-tmh

Vii^^iW^jjé^ajjL. j;f\HpJf\^ ,par une, ,ba!?fYl,ç,s;jj?p^iiç^^{^yu iV>';lFgJitlA»Avo^s,4^yPiV43U,de U-^yi^P: noiUnumoJ ïiJinloLY ■ji^fi\9k^:^nr^>^,f£9rm^- Tous les jq^ÇÇaUfi^M iÔiMSK

t>Pè-^>-A'l ?fi<;Ç.*yaP^f/l,P.U concours „A^P5î 5i/j^fjyn5tg^^ïP|;^£

*>.M5-»Ï9ei^;;^ /a#r^^.fteTi\'o«i'eZ/e e,t./^J^7MÎ"9rjoj iiai «aeb

■ji-J^^'^i^^reii-pX*? sagittaire, L'innocenl laiiceui:^fl^^p^i|8

ayiîy^jé^^-qmp^^cé p^r une jeune beauté do C.",l^^,ji)-fygtj|

flm i)NJ;'fi;AW;PiH<5^V^e podie et dcs.balies de ÎK'i^lHfvabq

.^iemfii J0oi3d'jâq«iy'l sa aaiJ/Bii «î^uplaup ab abuJiîBig

uoi al 3iu3il auiiod ab ofïï^Tîïîiioj II .3:)aci'î b1 'i^rigte^b/

Iu3Ï£ no8 ab uJiiiY allydv<jiul<i di ab SjjBegiJnaïqqc Jafdj

{ .ino-^n'il uii si^v) ■im^omr.'i KÏàbjÏBjjli : YI i'iqaH

Dernier bulletin de la Chambre.

f La fièvre continue avec de violens transports au cerveau; vifs batteme|nHJ!a|u«wîc,:^uçiîe,:iiat(?fT|t^i;^y]C«p^y:ôté droit; douleurs de ventre, tout l'intérieur est Sens dessus dessous;

:ni£'l jl ?.uolIi; ïuoii Je» , iitfiuaLtib ald«J 9Ji3D bb nslq al wv

M.' (le Lamartine vient .a eue nomme députe... iTtKpiJvera a la çbamDre plus a un suiet de me di ialwn . . .^tigoiCk

S il pouvait lui dbu.ner uiie nouvelle rArt/v«<yjrt*/f.' ^ . i

• • i.'iiiA . irjn(Mi-'Jjr^.i.i[ i))> ^oîHif lin IJ JiciJioq 91

î ,:yiifMMtii-/> , •jil(lt-/.'j"irrJ — r5u>\>/.'\.>'^ ^A — .'lyivniil On vè^i* clijvp^chelî«l«s hàMtaiis'de'Gif^iJ^'âé^'^'bîitttt'i'fei uiish^e en frai^çais; c'élailt p0uVt3i*tbi'<*ii'xfe'6)e-de 'tottïM^i- Icndre entonner : uLrvj^ ynoi euon uJuoy £

(5 ) O Dieu puis««ii»y,'i^«ftM-^iiioi !

b^i,AdMrainc\bàït r Quelle (jailFarde a^e.ççj^^q^yj^|]ç,^ft>jn

quàod dn'feKTim Vû»y'â^eïi<ÎBâ'iftfî].

(Je .ne sera pas^pour y prendre les eanx'.fJ^* '>b Dr>J ,i.ft'tA

itrriîu. lait oltrir cinq francs par pqrsooee à ireu»qttifi

XnOU SI '«"^ j^LE P£rjPLE S0UVIÎhAJ^.i]„oa-XUB-13M"Bl sb

^'t'at nVrS^iJ.« ««'S toue et je ne suis'iiïë*?^!"^'^ ^^^^ ^"^^ ,,„ " o 'jiBl >î^ fais le mal, je fais le bieri^J"^-'' c^aS^^A^f^ ,' .ilfijA'bi'pbéis toujours quand j'ofdbHè^'^'" ^"" ^ Je reçois nioiriS que je donne j H En mon nom l'on me fait la loi ,

Et quand je frappe c'est sur moi.

A vendre au rabais, superbe épieuve ayarutî?^. lettre , représ«Mîtanl le Lion de Florence. Elle a appartenu à quelqu'un qui, indi{^,né qu'un roi ^ fût-ce même celui des animaux, puisse se laisser fléchir par les cris d'une mère éplo~ rée, n'en peutmênae plus sovx^vXt^d. reprêsentatiou dans sa chambre ^r/^ol Xii3 ,o^^^.Jl£i« nu , oniî ^

.nnl -->! innv^l , '3qqp'i i.

Après avoir échappé aux boulei's de Chassé, nis braves sont exposés aujourd'hui auxicroi?^ de Léôpdîd'./. Second danger pire que le première — '; i^iYJJo , s'jivijU «

Il en pleut, des décoratipiisii.J0éîrt^lëTcas»à^ftcTnander à Chose son riflard ! iiqfi:» ê1 A — ^ «-.'lov J3

' Jbyït.u ■ 2fii>i'/ î»î-

M. Guizot veut qu'on crée de^ nbuvelles ecotes... Doctrinaire , n'en avez-vous pas'a^^pï,iaijtJo'i 8xii8 s'

Tm'-)Viif)>i al aiJJ^ ^t -

Philippe (Saitu), ,vUle db f Âuï<?Virià'è i'iVëridïHTiShI'. Celait d'abord une espèce de ;;i-os bourg tîu {j-'énre de ceux que lesÂnjjlais appe\[ent pourris . Il s'est ctoilsVdérablemcnt augmenté depuis les derniers troubltj*; ^'èta" Pa riiif'jne mis à l'abii d'u'.i coup-de-maiii, en creusant autour de luin'.ildrge fossé. (J'est du reste une ville mai bâtie , malgré tout le mai que s'y donnent les maçons pour rendre ses rues pi^/voies un peu droitefr^t restaurer ses édifices. .../Parmi eux, on ne trouve pas une église ; rHôteUde-Ville est le moins solide de tous; il n'y a que la Bourse que l'on trpuve toil-n dans Philippe (] Saint L Ses habitans sont généralement mettteiirs et avares j ses environs sont marécageux; tous tes voyageurs trouvent qu'il n'est pas à sa place ; et, malgré son voisinage et ses riches mines d'argent , il n'y a qu'un cri à sqii }i,ujeit ; «i Ce c'est pas le Pérou ! » '"i^ti"'^''

ÀtàÎi. Lac de Russie d'Europe, 7 lieues T?. '£.' de Belebel. Dans quelques parties du pays , ce nom est écrit Jtnlin. Quoi qu'il en soit, c'est un lac d'assez maigre apparence:: pourtant on Ta'ppelle la Grande-Mer. Soneau bourrr/ bei^se la lait ressembler à une nappe salle... Elle est rutjiÇjri tenue par des sources qui sortent en bouillonnant et couvrent sa surface d'ébuUitions ; ce (jui luilait donner aussi le nom delà Mer aux-F»outons. L^s tempêtes y sont fréquentes, le vent ride continuellcuient sa surface: ses bords, sans être sauvages, sont très-dangereux. C'est ce qui fait que plus d'une inèrfi^^if.^;SqnUis : iç N'approchez pas d'Atali... » i aanob o|; sup a .nom <ao jt> i yl

.lom un ^< ' -> 'qq' ' Air : Ermilc, bon Ermùe.^^ ^^^^^^.^ ^^ a.ba.v A -9-1 , ^''^laMAes, aux tailic^^^A^ ^^ j\o\^ al JnBln;)<jàiq -^-iM^ '' *A'ii camail de vélii^,' ^Ç3^"„„^t,p ha^shaï , iup m\'u>i> -%'Ms a^t^'^iix jeunes pélermçSjj,i,jj,[i istneX 32 98?iuq ,xwas« -o\c\') ^j>'^Â|^xiv;iient ce maiti^iy,j,j,j.^ .^I^^ ai/i^ai Jusq o^'a «^^'^ ^*^ >'iir-iJ fj*tine, en maîtresse, ati Louvre v\(imoÂ'->

Frappe , levant le ion , ..->,r-ff{ .>Jii\ l'autre attend qiu'oii ouipwiqJid >.. ii^"» 83iq*^ ;,' ' > PQMr.elieuuepnsouI.. i'.d'Jnuoioc èà8oqx9 Jrioa '«Ouvrez , ouvrez! - Quiri^^Pol 3"P ^^'q -ï^?^ff^ ,. .,,^[,,,,^f^l0i.., JeiMW,du budget... i'>b f.^b Jualq na H

Tt vous? - A la captive I bifiQii flo« ^^oA-3

Je viens , naïve, "

.o(i ^i^,^^^^/;iy?.s^.''^^î "^^^ ""'«p *"^^ iosiuo .Mj

u Je suis l'obëi*âtiee î-q a"o/-sovc no n , aiicoiU

— Je suis le souvenir!

— Pour louer la puissance , On m'a dit «Je pailir.

— Moi, par le zèle écrite , Je suis la voix du cœur , On m'a dit : Va, petite, Rendre hoinma^je au malheur.

Ouvrez, ouvrez, etc. »

« Je crois au ministère , A la cliaite... au préfet I Je crois, avec mon maire, Au coup de ()istolet...

— Avec notre espérance Un enfant doit jjraiidir...

Moi , qui crois à la France , J'ai foi dans l'avenir !

Ouvrez, ouvrez , etc. »

— « A chaque si(jnataire Je dois valoir la croix ; Mais c'est une misère , Car je n'en ai que ti ois I . .

— Moi , je trouve en moi-même Mon prix et mon seul bien , Four ces mots : On vous aime ' Je ne demande rien î Ouvrez, ouvrez, etc. »

La première , orgueilleuse , Est déjà bien en cour, Et l'autre, voyageuse , Reste au pied de la tour...

Personne ne l'accueille; Mais le vent l'enleva

Comme un lys ijui s'effeuille

Et l'adresse arriva.

» Ouvrez, ouvrez.^ — Qui vive?

— Après un long trajet Je veux à la caj)live ,

Simple et naive Apporter un rcgvct î »

Le Cuev. Descrivieux , Ex-aide de camp de feu M. Henri de ia Rochejacqnelin ,

Editeub rue Rousselet , n» 5.

I.*»!.. ~ Imprimerie de V» THU.AU, rat- du CJoîtrc Sainl-B^noîi, o» 4.

r. nt ni)

JOURNASi 'BU Pjvii, PiMEk-

rc

Bruxelles, noyemî)-!

Arrestation de Madame, .V ]^<mvèpnm ^fê/m'k'irptiAv^''' -/^"m^ny, rue Haute,>Pè 'i^'iuvèmhi'è^iKÛif.t^ A

Si quelque chose pouvnh'fi'iHutcr' ïl Tn;'g'i'îi9idp*fl^ tlff'?.ï\D.\]ME, dit la Quotidienne, c'est la laptivité dniil ipllfe '^si) \4!lîjf}P<*rP^v momouf. Ppur accroître l'intérêt qu'iiispiie lex'ônrage:; ilh'esCrtati-4eI que Je ciiirage inalheineiix; la p<nsée de celte princesse! élnrf}.<j0utri)hl,!e, c'élait de s'offrir coimne iiu ange de j-n^^ila .F;r?i>Gti.-^i^fjil»'ét^^H^e troubles civils et de menaces étrangères où on h j^llç. 'J ^^jj^ |n] ic.!..

On ne ponrra se Jasser fladmlrcr un y]u\\ dit M. tluibourg, le courage dune faible femme a supporter la fairgiié o<^' niaVchcs pénibles et souvent nécessaires; !a privatjyjtj j4a Sp^inifjeil ft, c|e^ alj^mons ; dormant au besoin sur la paille et dans une rrèçbcj ou. iqnipaut le pain noir de la ferme încc la gaieté du soI(ïat.' Voici iih ru't. exact de l'arrestation de cette héroïque princegse?'"^^'"' ^"" >''' ^' *-•"•«'

Le crime a été consonuné •/BîicÀ'^E h' S\ê trâîb'iÇ'^endiie et livrée par un monstre qu'c4ié •av.Tit Gomblé de ses liiynf-aîts.-Arprès avoir passé vingt heures dans un réduit de' cinq pieds caj;x,'éfia»H^eu et la fumée ont fait un devoir a ceu^jtjvi ypiUaieiil sur eLlej^j«[j^'4tigenient ses périls, de briser la faible séparation j^une plaqyg aa cheminée) qui la cachait aux regards de -es ennemis. A laboucfic d uii-fiO"ibrc et étroit soupirail , apparaît la fille des roAsjlés m'aiîi's (H' les pnVds brûlés, après

une agonir de quinze neiirç^r)a|fér.5,cl,'r^'^HV^*î^%%IFî"'^'^ ^'^''"^'^'^^* «'Me voici, messieurs , mt iWA^oiME hye*. aw»ne;Lvous me tenez te enfin; vous m'avez traitée coi*Tlhï''iiii sriiHtLanrcmjToyez, vous avez ce manqué de me brûler, i^ Et <»ir''<-'ffèt 1(^f(?u-<iK'rtH*ri\-f9''h ses vêlemens, et elle avait eu le courage de'l'éttrnd'fp' Mle''^iA^îfw*<f(Pses mains délicates, et sans diie mot. Puis s'adhcssanfîî M(J âfliivBio^: «Vous perdez « une seconde fois la liberté, mposlçjiwi 1Q)Bt^ j|(^4)ÎJlf^ du moins que « vous resterez avec moi^iyn JÇ? f''uis.,^r9jiil»i<jy'"^rtîtf.'^'> '"i^pond ce gé- « nércux royaliste, de partager le ,ê9Yi-£]K^yj4àÇ^'î'j3'- j^"- préférerais « a la liberté mc-ine une captivité sj glorieuse a m^ycux.Jî

Deux gendarmes ref^dilhaissenî M\D\ME;'fe'Jr 'émotion trahit leurs scntimens secrets «Vous soi~{ci (W laf^n'Vc^t'', fe\?Hnil^7lIe ; je me confie M à l'honneur fiançais. •>■> Alors on ffti' pr^sètitip fin Vêtement pour remplacer le sien a demi brûlé. A peine l'a .t-dllc quitté, que les morceaux en sont j)artagés en un clin-dœil; officiera, sic^klate/. c'iacun veut eu avoir une parcelle : la ducliesic de Jierri Va porté! '

Les généraux et les auVorités arriyeut. «^ Messieurs, leur dit MvnxME , te s'il y a un Cfnfi,^b1e''f^j', (i'j;nt, jmiL; ces braves gens iU)iit ininais fait te c^mmmvkm W^fe^fiPpVcHal;rouie'1à fèsîxnlsa'bililé des objets tt qui vous paraîtron' siis[)ects, et qr.i n'ont été introduits ici que par te mes ordres. >> Pu ifl'4%Vl frisant au général Dermoncoiirt , qui , malgré son arroL;ancc Jè»hitqdbè'>6^1ftJfiaHéré it comme interdit de l'air de majesté eni|)rrint sur tous les traits de ÎMa.d.vmë : «c Sachez que vous aurez

ee 'a fflp tt flir romplp i\o tmit cf qii<--in hisca iri ; jn «rmin nii reuds rcSee pon5aUU:.«o*j3-*«M«« »iitoO uh *uy ^OA.'jtiT •» lU sn». .•.•|»I — m...

Coii.luitc a la prison de Nantes, le général ofTrit son bras, qui fut refusé. lM\DAME traversa une foule immense avec calme et dignité, et

pas une voi\ ne séleva conlre elle; chaciiii se (îécoiu rai t ii\ ce respect ; le plus iiîoine silence ré.L;n;iit p.irlaiit; la tristesse était sur tous lis visages cuinine la douleur <lans tous les cœurs; sa noiile attitude coiumaudail 'e respect et l'admiration même à ses ennemis.

Arrivée dans la pri-on , on lui parlait des danj^ers qu'elle avait courus et des ravages du f"< u sur sa robe. <c Je vous permettrais d'en parler, <t dit Madame, si c'étaient les traces des b.llcs des eriru-niis de la «^ France. "Ecoutez^encore ces admirables \rAVolcs: i<. Tout est perdu, fors c^ l honneur, disait \\\\ de mes aïeux; mais je dis : Rien n'est perdu tant '■'■ qu'on a d\\ c.œvv et dis amis fidèles. Je compte sur vous, comptez tt toujours sur moi.» Qu'on juge par ces paroles si I\Kd\me saurait dignement sor.tenir l'bonnc\ir et la gloire de la France'. El qui pourlait penser que celte nouvelle Jeanne d'Albret serait obligée de reudre son épée à un Thicrs?

— ?»I\DAME avait reconnu nu officier de gendarmerie : ti Mais vous, <-'■ avez ser\i dans Ta garde , monsieur? — Oui, Madame , et il Huit avoir «' buit enlans et pas un morceau de pain pour l'aire le métier auquel ce on m'oblige. ^'

Madame a monlré un courage et une dignité au-dessus de la faiblesse naturelle a son sexe. En se rendant h la prison elle sentit ses forces defadl.r (car elle n'avait rien pris depuis vingl-quatre licures ); elle demanda un morceau de pain, qu'on lui donna , et ne voulut rien accepter de plus. Tel est le récit simple , exact et fidèle des faits qui ont suivi l'anestaliou de madame la ducliesse de Berri. Quel tœur ne sérail ému en les lisaiil , en voyant celte fille des rois tombée aux mains de ses ennemis par une infâme trahison'.!,.... Consolons - nous , Français , le monstre qui a livré Madame n'est pas de notre pays; celle tache ne sera pas imprimée "a notre naliotj ; cet article ne sera point sali par son nom, il sera l'objet d'un article à pari; nous nous contenterons de dire que ce misérable , ]uif de naissance , avait été honoré de la confiance de Madame , et condjlé de ses bienfails; il s'élail converti 'a la religion chrétienne l'année dernière, a Rome, pendant le séjour qu'y fil Madame, cl l'on dit qu'elle avait eu l'extrême bonléde lui servir de marraine, et de le prendre sous sa proleclion. I! connaissait la plupart des langues de l'Europe: il paraissait dévoué, o:j c ut qu'il pourrait être Utile. Madame lui confia quelques missions dont il s'acquitta avec zèle , avec intelligence ; il venait à Nantes sous le prétexte de rendre compte d'une de ces missions; on n'avait pas de motifs por. r le repousser et se défier de lui, et c'i si ainsi que la trahison a pu s'accomplir. Prenons courage, la Providence veille ^ur les jours de notre bonne duchesse, cl elle est toujours sur le sol de France, elle doit lui porter bonheur. Dieu nous conservera celle femme forte, celte mère courageuse; il nous la rendra bientôt peut-être, car les évènemens se pressent et l'avenir est à nous. Madam^j alors accomplira sa noble mission; elle n'est venue en France que pour prévenir une invasion; elle paraîtra pour nous sauver des suites désastreuses de cette Invasion , et tous les Français alors entendront sa voix, et^se précipiteront sur ses pas.

Opinion de dwcrs journaux de Paris sur l arreslcdion de Madamb , ducliesse de Berri.

Il est bien reconnu par tout le mon !e que la présetjce de madame la duchesse de Berri sur le sol français, n'avait d'autre but que de conj:.rer rintervenlion des étrangers, inquiets des mouveinens de J'espril révolutionnaire, et d'cmisêcher l'invasion des iroupi s alliées dans le cas où, comme lait de choses peuvent le faire craind.e encore , la pairie, ct'uelîemeiU compromise par /e parti ennemi de la

/"/'««ce, se trouvera il de nouveau menacée d'une inlcrvention élrangère.

«La guerre étrangère m'a paru imminente, a-t-elle dit. Je suis « vcu ic sur celte tfrre do Fraticc , où mou fils naquit pnur rég'cr ; je «suis venue pour me jeté mire l'Invasion et vous : si j'étais dans le (c p.ilais de mes pères, au lieu d'être as«isc sur le banc oii s'assit aussi te Varii'-Antoinette , les prisons se;ai(M]t vides ; Vîjus seriez heureux et 4<;id)ics, et vous paieriez 3oo millions d'iuipùts de moins. î>

On ne juge pas unr^ princesse qui peut sr défendre ainsi; car si cHe est acquittée, q^uel échec! si elle est condamnée, quel embarras !

{Quoliclienne.)

L'arrestation de iM.vd.vme est un événement que sans doute il faut déplorer, miîis seulement dans l'intérêt île la Fiance; toute autre pensée serait désavouée par Madame ; il fallait des hommes b en bassement .inspirés pour croire qu en France la prise d'une femme pût être un moyen de succès.

C'est pour la France que IMvda.me était venue; elle avait pensé que dans les périls que couvait un obscur avenir, sa présence devait être mile et favorable au pavs, et elle considérait son séjour en France comme \\n devoir d'iionneur , de patiiolisme et de politique... « ïl n'y a (ionc de larmes k veiser que sur la Fiance, a tl.t MA.DVME, depuis son arrestation ; M\dame esl aussi grande dans une prison, pins grande peut-être qu'elle ne seiait sur un trône ; ce n'est point une de ces amcs que le malheur puisse étonner; ou trouvera en elle ce haut caractère qti'elie a conservé dans toutes les loi tunes, et la captivité ne saurait détruire la liberté du courage. Que les royalistes n'aient donc pas de plainte pour M.vd.vme, car elle n'en veut pas; elle est confiée à l'honneur Français, et cet honneur f.iit si bonne garde autour d'elle, que tous les Français doivent cire pleinement rassurés.

{Quotidienne (les 9 e io.(

Ayez les yeux sur cette maison où l'on pénètre. Vn beau et digiîe spectacle, en vérité, que celui île ces hommes du pouvoir qui ont pris une arn)ée pour s:coi)d dans lo dnel qu'ils avaient avec une feuunel Un beau et digne spectacle rjuc celui des agciis de ce pxivoir allant a la curée de chambre ou chambre, avides et tieîui)lans a i.i fois, armant leurs pistolets en ouvrant chaque porte, ayant peur en entra!it avec leur nombreuse escorte dans la retraite d'une femme; ayaut peur, quoique la trahison serve de liérault d'arme a leur victoire ; ayant peur comme les Anglais, lorsqu'ils s'arrêtèrent sur le seuil de la prison de Jeanne d'Arc. Rassurez-V.)us, me-; I»raves , il n'y a ici ni pièges, ni embuscades. La trahisou a bien gagné sa haute paye, elle vous a servi en fidèle alliée. Vous n'avez rien à craindre que de l'histoire. Quittez ces armes dont le po'ds vous endjairasse : ce n'est point une vietoiie, c'est un marclié qui vous livre votre royale proie. V'ous avez mis l'infamie a prix, elle a trouvé un acquéreur, un acquéreur qui n'avait pas , Dieu merci '. une goutte de sang français dans les veines'. Maintenant , entre vous et votre associé, il ne s'agiV point de combattre, mais de cou\pler ; ce n'est donc pas une épée , c'est une bourse qu il vous faut. Vous publierez ensuite les conditions de l'encan, si vous nous en croyez, afin que la France sache une chose toute nouvelle pour elle, et qu'elle apprendra de vous, c'est le tarif de la houle. ^ in (^Qiiçjidiaine.)

La France a appris avec horreur qu'on avait donné cinq cent mille francs de son argent, pour paver une infamie, pour acheter la conscience d'un misérable. Cinq ceïil milie francs, qui auraient sufli pour faire vivre pendant un au cinq cents familles ! Voila 'a quoi on emploie l'argent que le peuple verse , h force de sueurs , dans le trésor royal.

Dès ce moment, Madame la duchesse de Cerri va voir quelle sympalliie elle excite en France. Déjà le diiVoiioniRnl se révèle de tontes paris; de tous les coins de l;i Franco nn cri d'amour se fait entendre; il piouvera aux plus incrédules que la France entière a compris la uobie pensée de Madame, et ï[:;'el!e lui tient com[)te de tout ce qu'elle est venue tenter pour sa £,'!oiie et pour son l)oulienr, au péril de sa vie et de sa liiicrté. Des milliers de ptTSonucs sollicitent déjà, comme une fin'cur, d<? partager sa captivité; s'il le faut , des otages sans nombre se .présente) ont, et si on peut la raclieler avec de l'or, on eu trouvera plus encore que Louis-Philippe ne peut en envier: !\î. Thiers a acheté ia ducliesse de Fieriù si i cent mille franc?; qu'il dise combien il veut la vendre, qu'ir ne craigne pas de demander des millions, ou les lui donnera. Il peut faire un marché qui lui rapportera [)lus que la Bourse et le télégraphe. Si c'est du sang qu'il faut p')ur < imenler le trône des })arricades, qu'on nous conserve au moins le peu qui nous reste de celui de Louis XIV; il devient chaque jour plus rare et plus précieux; qu'on prenne des têtes royalistes, il s'en trouvera autant qu'on en demandera pour racheter celle de la duchesse de Berri ; le iuste-niilieu sait Lien qu'elles n'ont jamais manqué a la révolution , qui en a fait litière sur ses échafauds. {La Mode).

Qiii pourrait en vouloir a cette noble femme, de s'être souvenue des traditions "'Henri IV ! Pour nous , nous ne lui en voulons pas ; la duchesse de Berri a poussé jusqu au fanatisme la foi dans l'avenir du principe monarchique; l'arreslalion d'une feu)me jeune et courageuse, venant, en dépit de la pénalité sévère d'une loi de bannissement, braver un gouvernement conseillé mêfue par nous, nous eût paru non pas lin beui succès, niais un grand embarras pour ce gouvernement.

La Convcntiori était encore puissante lorsqu'elle se dessaisit de la fille de Louis XVI. Boiiaparle, en i8i5, ne voulut pas du duc d'Angoulême comme otage, et il eût peut-être été iicureux pour lui qu'il narrêtâl pas h: duc d'irînghien. Singulière position que celle d'un gouvernement qui , en échange des libertés positives (pie nous lui demandons, vient nous présenter une tête royale a proscrire, le toulpour retenir une fois encore, une dernière fois peut-être, la majorité qui partout s'échappe ! ( National du g).

Les journaux ministériels avaient prétendu que les royalistes étaient abattus, par suite de l'arrestation de Madame. Kt pourquoi voudraiton qMC nous fussions abattus, répond la Quotidienne, quand Madame ne l'oslpaîl Avez -vous fuivi tous les détails d' cette arrestation? Y a-t-ii i\r. geste de Madame qui ne soit digne d'elle et de la France? Certes on l'a bien noauno.; J.'anne d'AIbret , riiéroïque jeune f. nime , la noble princesse. Supporter la faim, la soif, les fat gués des loiig'ies roiiti s , co so;it ponr elles des c'ioses ordinal es. Faut -il traverser a pied les rangs d'une population que les passi in^ révolutionnaires peuvent agiter, eili' n'éprouve pas nn instant d'inquiétude; elle sait qu'elle e;t au niilieu «les Français Dieu merci, ce n'est pas un Français oui l'a dénoncée! Et nous soiumes persuadés que c'est p)iire]le ua niolif de joie, que c'en serait un de consolation, si elle en avait besoin. Car nous, royalistes, nous ne sentons pas , nous ne pensons pas autrement que la veuve du tluc de Berri. Nous nous associons à son infortune passagère, nous nous identifions avec sa captivité, et, si cela peut plaire au milicii , nous lui déclarons qu'il est maintenant le geôlier de tout le parti royaliste.

MnU nous sy/npaîhisons âusbi avec ce courage, avec ce g' and cœur de femme , qui houorent h un si haut degré les principes dont M""^ la duchesse de Berri est en ce moment le représentant. Ce courage , ce grand cœui-, c'est notre propriété à nous, ou plutôt c'est la propriété de la

France enlièrc. Que le milieu nous oppose quelque force morale pareille a cclle-la, nous le voulons bien, s'il le peut. Celle force puissante nous soutient, ain^i qu'elle saulienl ^Ia.d.\.me. Mvdvme esl nationale,

i)opulaire, comme l<; (lévouement et le courage sont uatiojijiiix et popuaires en Franco. Nous autres courtisan-; du château de Blaye, nous occupons la liante position qu'elle s'est faite flans le pays, position de nationalité, d'énergie, d'iulrépiùilé et de haute prévision de l'avenir.

Un parti se retrempe et prend une nouvelle force dans une pénible épreuve. A Madame et auxauils de la monarchie il est permis d'espérer une solution toutoonationale, tor, le française , des misères et des déceptions du présent. Or, celte solution , le pouvoir sait très-bien qu'elle n'est pas eu lui, puisqu'il ne lui est donné de rien terminai-, de rien assurer. C'est c.Ute solution qu'il a voulu renfermer, cmprisonuer dans le château de Blayc, pour ravir 'a la nation uuc chance que tout le monde a le droit de voir dias les évunluahlés de l'avenir; mais si le salut de la France est là où se voit Topinion royaliste , qui peut empêcher le pays d'être sauvé? Et si la fortune du pays se présente, qui donc lui dira : On ne passe pas? Qu'on le sache bien, le royalisme n'eU bas abattu ; il s'élève, au contraire, a tonte la hauteur du courage viril etdei'àme héroïque de Maric-Catoliue. {Quotidienne du 12.*

Nous faisons suivre ces cxirails des deux lettres des organes les plus accrédités des opinions rojalisle et libérale; lettres adressées a M\d.vme , et qui prouvent l'unanimité de l'oplnioa publique en cette triste circonstance.

II semble être dans la destinée de M. de Chateaubriand He rencontrer Madame d;ins toutes les grandes époques de sa vie. Il se trouva avec elle d'abord en face de ce lit sanglant du i3 février, où elle nous montra ces trésors de murage et de feiineté qui devaient trouver leur emploi dans nos calamités civiles; plus tard, en fare d'unberceau chargé des vœux et des espérances du ])ays , lorsqu'elle élail si heureuse et si fière du bonheur de la Frai;ce. Le leiulcz-vous est maintcjiant au château de Blyyo. L'héroïne est arrivée la première , le génie ne s'y est point fait attendre. Courage! et fjue rhi-.toriei) ne se lasse, car dans la vie de Mvdvme les pages sont changeantes, et déjà une fois son hisloirr fermée par le uîalhcur fut rouverte par la fortune de la France.

Voici sa lettre a BÎvdvmjï.

Genève, 12 novembre i832.

ic Madame ,

«Vous me trouverez bien téméraire de venir vous importuner dans ce moment pour vous supplier de m'accorder uiic gràre , dernière ambition de ma vie : je désirerais ardemment d'êtr^choisi par vous au nombre de vos défenseurs. Je n'ai aucun titre perronnel ;» la haute faveur que je sollicite auprès de vo5 grandeurs nouvelles; niais j'ose la demander en mémoire d'un prince dont vous daignâtes me nommer l'historien; je l'espère encore comme le prix du sang de ma famille. Mon Ime ;^ut la gloire de mourir avec son illustre aïeul , M. de Maleshcrbcs , déPenscur de Louis XVI , le même jour, a la même heure, pour la même cause et. sur le même échafaud.

« Je suis, avec le plus profond respect , « Madame ,

« Vo^jktrès-humble et très-obéissant serviteur ,

^^ (( CnATEA'JBRIAND.

c^ Je p^rs pour Paris, où j'attendrai les ordres de Madame. ■>•>

Voici maintenant la lettre adressée ji la duchesse do Bcrri par an

avocat du barreau d'Angers, avocat ircs-'Ubcral et du plus yrjn 1 laleut.

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