‹ [Les Cancans]Chapitre 267 sur 297 · LE CHANT DU YENDÉEN · texte numérisé non relu

LE CHANT DU YENDÉEN

RÉCIT.VTIÇ.

Tenant en main sa bannière sans tache.

Un Vendéen, au r.o!)le et blanc panache.

Auprès du fer qui trompa sa valeur, ,

Perc!an,t son sang, qui coule avec sa vie,

Disait encor, d'une voix affaiblie,

Ces chants d'amour inspirés par l'honneur :

Pavs heureux de mon enfance , Où succombèrent mes aïeux.

Terre d'honneur et de vaillance f Je te fais mes derniers adieux.

Fidèle au prince , a la p'st rie , La mort me trouve sans effroi; Je ne regrette pas la vie , Heureux de mourir pour mon roi.

Près des autels, lorsque ma mère De ce mousquet arma mon bras , Je jurai de venger mnn père , Ou de périr dans les coudrais.

Si le sort traliit ma v.Tillance, Du seruK ni je gai'd'' !a foi :

Tuut à Henri! tout a la France '.

Je meurs en priant pour mon roi.

Toi dont le courage sublime Vint brave rla mort parmi nous , De leur rage a^iguste victime , Tu mépri-;es leur vain courroux.

Toujours libre, malgré leurs chaînes.

Ton cœur ne connaît pas l'efiVoi ; Tu ne gémis que sur nos peines...

Qu'il' est doux de mourir pour toi I

Adieu , Vendée ; adieu , ma mère ; Amis , adieu : je vais mourir...

Près de ma tombe solilaire Portez parfois un souvenir.

Que mon drapeau, mes nobles armes iReposenl toujours près le moi !

Je ne deinauile pa> de larmes...

Je jueurs pourmou Dieu , pournion roi.

L ESPERAMCE,

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