LE CHANT DU YENDÉEN
RÉCIT.VTIÇ.
Tenant en main sa bannière sans tache.
Un Vendéen, au r.o!)le et blanc panache.
Auprès du fer qui trompa sa valeur, ,
Perc!an,t son sang, qui coule avec sa vie,
Disait encor, d'une voix affaiblie,
Ces chants d'amour inspirés par l'honneur :
Pavs heureux de mon enfance , Où succombèrent mes aïeux.
Terre d'honneur et de vaillance f Je te fais mes derniers adieux.
Fidèle au prince , a la p'st rie , La mort me trouve sans effroi; Je ne regrette pas la vie , Heureux de mourir pour mon roi.
Près des autels, lorsque ma mère De ce mousquet arma mon bras , Je jurai de venger mnn père , Ou de périr dans les coudrais.
Si le sort traliit ma v.Tillance, Du seruK ni je gai'd'' !a foi :
Tuut à Henri! tout a la France '.
Je meurs en priant pour mon roi.
Toi dont le courage sublime Vint brave rla mort parmi nous , De leur rage a^iguste victime , Tu mépri-;es leur vain courroux.
Toujours libre, malgré leurs chaînes.
Ton cœur ne connaît pas l'efiVoi ; Tu ne gémis que sur nos peines...
Qu'il' est doux de mourir pour toi I
Adieu , Vendée ; adieu , ma mère ; Amis , adieu : je vais mourir...
Près de ma tombe solilaire Portez parfois un souvenir.
Que mon drapeau, mes nobles armes iReposenl toujours près le moi !
Je ne deinauile pa> de larmes...
Je jueurs pourmou Dieu , pournion roi.
L ESPERAMCE,