‹ [Les Cancans]Chapitre 266 sur 297 · OUVERTURE DES CHAMBRES · texte numérisé non relu

OUVERTURE DES CHAMBRES

Véritable Discours de Lcuis-Phiiippe , nnii pas tel qu'il a été prononcé par lui r mais tel qu'il aurait dû F être pour t^endre hommage à la vérité.

<■<■ î\Iessieurs ,

<i Je me félicite de me retrouver avecvor.s, dans l'espoir que vous m'accorderez bien vile les tlouzilnies provisoires d.>ul j'ai un pressant l)CSoin ; car 5ans celte nécessité, sans cet e?[^oi: , je vous aurais laissés bien tranquilles chez vous.

'.•■J'ai triomphé des factions, cl voici comment : Quand j'avais a craindre le courroux des hommes de juillet, j'cmprisounais les carlistes; et quand je pensais <[ue j'étais ahé trop loin avec ceux-ci, j'emprisonnais les républicains : de cette manière, j'ai assuré l'existence de mon gouvernement, en le fondant sur la haine presque généîale de la nation.

i<^ Par ma présence , jai hâté le terme de la sédition. Il est vrai qu'aux 5 cl G juin nous étions cinquante mdle contre trois cents, et que j'ai eu bien soin de piisscr a une distance respectueuse des endroits où 1 on se battait; mais le feu n'en a pas moins cessé h mn présence.

<.<■ Un évènemcid récent et décisif, que je ne vous dirai pas , parce; que , voyez-vous, il est encore odieu.T , de ni)s jours, pour un oncle d'arrêter sa nièce et de la jeter en prison, suri uit quand il n'en a reçu que des bienfaits, et plus odieux encore quand cette niice ne venait, après tout, que réclamer le trône de son fils, que j'ai usurpé, et se placer comme un gage de paix et de réconciliation entre les Français et les étraiigeis, (jni viendront bicnlùt, assure- t -ou. Quoi qu'il <ii soit, cet événement, que vous devinerez, seia décisif pou/ ramener l'ordre et l.i paix dans les provinces de \^lhtcst.

■ <' J'ai dû emprunter à la lér^islation 'cul ce qu'elle poivail m'yfli'ir

de plus abominable, ^ pins vcxatoirc, de plus oppressif, de plus attentatoire à la liberté des citoyens, afin de venir un peu a l)Out des troubles qui s'clovnieut dans toutes les parties de la France : ainsi j'ai mis en état de siège Paris et tous les départe mens de l'Ouest , et je viens vous demander raison de l'insolence de la Cour de cassation, qui S est permis de trouver mauvaise une n)esure si nécessaire, et dont je viens, en tcr/ncs dégmscs, vous demandeila continuation; car l'clat de sice, voypz-Yuns, messieurs, il n'y a pas moyen que mou gouverucmeut puisse marcher et se conserver sans c-la : il me faut l'état de siège ou la mort! c'est l'essence do mon i^ouvernemcnt.

P^ous aurez à examiner si les autres mesures de i épression sont sufnsaiilcs; moi et mes ministres nous ne le crovous^as : ainsi nous avons beau emprisonner tous les citoyens courageux d^liaque opinion, accabler les écrivaius de coi:danmations , la presse est toujours plus audacit use et plus indolente que jamais , et nous espérons obtenir de vous deux petites si;pp cssions , celle de la liberté de fa presse et d lie de la liberté indi\<iclne!le. Au moyen de ces àcus. suppressions et de la faculté àeVctat de siège, la France jo'.iira bieniôl ri Une tranquillité parfaite et d'un bonheur inextinguible.

" l'iiilérieiir, la confiance est perdue, le commerce anéanti y \ industrie paralysée, \i:^, feu des beaux-arts éteint; m^À-, la Providence a versé ses trésors sur nos campagnes , et le choléra disparait petit a petit.

« Au-deliors , à !a vérité, la guerre va commence! avec la Hollande ; la Prusse la soutiendra probablement, et puis l'Autriche, et plus tard la Russie. ?,îes ambassadeurs ont bieu été mis a bi porte , ou sont mai vus partout; le rôle de Uîn diplomatie est le plus pitoyable qui fut jamais : mais j";:i Vailiancc de l'Angleterre, et j'ai tout lieu de compter sur les dispositions jiacifiqu.es des puissances étrangères: voilà mes garanties de ia paix générale. D'aibeurs , mon grand Ponlot est parti ; et à l'heure qu'il est , le glorieux drapeau tricolore doit flotte? sous les murs d'Anvers, comme il a flotté il v a un an soi;s les murs de Lisbonne.

« Enfin, ].éopo;d est mon genclre ; et vous sentez ce qu'une telle alliance offre de garantie et de sécurité à mon trône et à la France.

ce Tni donné crdre de vous vrésenter enfin le petit traité c:inc!u, le ^juillet iS3i , avec les Elals-Uuis d'Amérique : il s'ai;it seultineut do leur compter la b;,galelîe de 25à3o mi!lio:;s ; ce q'M est um;- misère en comparaison des avai;tagcs /m//<Y:-«s« nue nous en retirerons. Mes coi;sinsoela bri-.nfciïe aînée avaiei:(, pendant quinze ans, i;efusé d'admettre ceîle créance; mais iis n'enleu('aic:;t rien aux affaires et aux procédés de bin vcisijiage. IXxvW&v.vs , il faut se ménager une retraite eu cas d'accident, et des rcss' minces à tout évènemer.t. Or, on l'endra moitié (ie la somme a ma disposition ;i la banque de New-Yorck. Vous voj'cz donc bien qu'il n'y avait pas à hésiter un seul instant; et je compte , pour voter la somme, sur votre patriotisme.

ce Mes alliés ont fait un roi de Grèce; il y aura à garantir un petit emprunt indispensable au roitelet Oihon, pour soutenir et affeimir son nouveau royaume : vous ne me refuserez pas de faire la somme nécessaire en cette circonstance. C'est encore u voisin et un allié que nous acquérerons par-l'a, dans le genre des Etats-Unis d'Amérique.

<■<■ Je ne vous parlerai pas de l'occupatiou d'Ancùue , parce que c'était une expédition de pirate, qui n'a éîé qu'odieuse et ridicule, et que . d'.'ii'icnrs j'ai promis à r.\v!: iche de i'év:fcner cette année;

<-<■ Ni de celle de la Morée , parce que le j ôle cu'v juutnl nos troupes est tout î; iail n-,d et misérable;

tcKi enfin de ce//e d'Alger, parce qric les débris de l'armée qui en fit la conquête sont dans un état pitoyable, réduits h l'enceinte de !a ville,

cernés de toutes parts par les Arabes, et que d'aillpurs je compte l)ienlot céder cette place a me^ alliés les Anglais, attendu qii'i! serait inron- V'Jiiaiil puur la branche endette de conserver une conquête do la branche aillée.

ce II vous sera présenlc , en ij|pn nom, un grand nombic de lois, toutes plus insignifiantes les unes que les autres a la véiiié, mais dont le but sera de vous tenir coiislaiument en haleine, de vous empêcher (le dii'agucr, et surto\it n'c détourner votre attention de toute idée d'examen, de contrôle et dCinvesti galion aur les actes arbitraires passi's , présens et futurs. ^

<.<.Je regrette bien, messieurs, eo finissant , de ne pouvoir vous annoncer de diminution sur le budg^'t de i833 ; mais, voj'cz-vous , mes devoirs envers la Fiance, joint aux circonstances tavorab!, s où nous sommes placés, nous imposent t' obligation (Vnw;:,i\\ii\i\rv lescharj^es publiques , et de pressurer le pauvre peuple. Les sacrifices seiout pesans , a la vérité : mais moyennaut i\ eu 5oo millions tt'augmrnUition sur les impôts , ce qui n'élèvera le budget qu'à la ni dique somme de i6 ou 1800 millions, nous sommes persuadés que tout ira bien, que l'a-.euir se présentera sous les couleurs les plus^ riantes , que la prospérité 1 enaîtra p.irtout, que le crédit se fortifiera, que les ventes de mobiliers sur la place du Chàlelet cesseront, et qu'enfin nous parviendrons a réaliser le pi s cher de mes vœux, celui de voir ma patrie s'élever a un degré de bonheur inconnu jusqu'alors; et c'est ainsi que je pourrai croire et dire que mes efforts n'auront pas été inutiles à raccomplissement de ses destinées. »

Il y a deux ans ou essa\a du système doctrinaire; M. Guizot fut ministre, ce fut le point de départ de la quasi-légitimité. Louis-Philippe voulait sortir des /^/«gcs de la révolution ; mais ce ministère n'eut pas de durée. Aujourd'hui , après deux ans de marches et contremarches , d'essais plus ou moins malheui'cux, on est revenu aux doctrinaires et au ministère Guizot. Diirera-t-il davantage? II n'y a pas d'apparence. Casimir Périer est mort a la peine; la quasi -légitimité est loicéc de revenir à sa source , comme le Jicvre poursuivi par la meute revient au lancé, après une rondonnée. P.iuvres gens ! ils ont perdu la têle. lis ont voulu nier ou taire ouijlicr le principe révolutionnaire qui les enfanta , et les voila bienlôi forcés d'y revenir , de l'invoquer peut-être comuie un moyeu de salut contre l'Europe qui les \\ pousse. Attendez encore un peu , et nou^ voici jjienlôt revenus au principe de la souveraineté du peuple et au programme de lllùlelde-Vil!e. Eu vain Louis-Piiilippe se débai contre ce principe de mort ; c'est un forçat dans sa cliaîne , qu'il est impuissant a briser. Tout principe entraîne ses conséquences après lui : la souveraineté du peuple est un principe de mort, Louis- Philippe en subira les conséquences.

IM. le préfet de la Dordogne a fait aQicher 'a Pcrigueux une curieuse proclamation dont voici un extrait:

,> Iliiutans de la Dordogne, l'arrestatiou de M'"'^ la duchesse de Bcrri est nu événement trop considérable pour qu'il ne soit pas de mou devoir <Ie porter sans délai à voire connaissance les ilétails qui m'en

Sont parvenus Redoublons de dévoùment au roi et "a ces

insl;l'.!lions qui, ii l'abri du tr.'nc conslitutiouucl élevé par la volonté natii'iude , seront iinpénétrahlcs.

ce Le préfet d la Durdog :e, Scipion MouncuE, »

ic Cette impénétrable proclamation a produit ii Pcrigueux, dit l'Echo de Fcsone, un qï'lcI considérable, »

Cette lellrc du préfet do la Dordognc nous rappelle une nuire épître adressée, dans les prcmici-s temps de la révolulion, par un général, à des dames chez lesquelles il .'ivail clé reru et logé :

(^ îMesJames , citoyennes et amies ,

<i La reconnaissance est un besoin *répnndérant pour un cœur qui sait s'estiincr dans sa personne. Au reUc , vous n'en doutez pas , je connais le physique de la chose, et j'honore l'humanité dans la personne de mon cœur.

« Salut et fraternité. "

COUPS DE SABRE

— A la représentation de l'Opéra du 7 novend)rc, l\î. Vafaul, Séide de Louis-Phiiippe , < t le plus plat valet de sa cour, battait des mains et criait vh'C le mi J h lue-tête, mais personne n'a suivi son exemple ; c'était une provocation inutile : les chut! et les sifflets ont couvert la voi\ du vil courtisan. On disait rnsuite dans le parterre que la quasilégitiinilé vouail de jouer son vatout , et l'avait perdu.

— Tous les honnêtes gens porteurs des noms d' Tfyacinthe-Gonzague s'empresseront de les elianger : ces noms , à jamais déshonorés par la trahison , ne doivent plus être pris on prononcés j)armi les royalistes.

— On a (Ht que les d'Orléans n'ont été pour nen dans l'assassinat du duc do Berri ; voici une preuve du contraire : La maîtresse de Louve/ recevait une pension du Palais- Royal; et après la révolution de juillet , celte femme fut accueillie dans la niaisou , et placée à la lingerie. ( Historique. )

— On connaît toutes les turpitudes de la vie de M''" Adélaïrle , aujourd'hui femme Alhalin ; on sait que c'est par cette Mégère , par celle Messaline moderne que Louis - Philippe est mené comme \\n enfant : mais ce que bien des gens ignorent o\\ ne veulent pas croire , c'est Yatrocité de cette femme. Cependant , il est a notre connaissance qu'a diverses reprises c'est elle qui a conçu l'infâme pro] -f de faire assassiner le duc de Bordeaux , et qui a demandé et choisi des sujets capables d'aller en Ecosse commettre ce crime. I\îon!alivet , Fondras et Gisquet lui ont plusieurs fois désigné ces hommes c;ipa!)lcs ; elle-même leur Gxisait secrètement la leçon et leur donnait ses instruclions. Dans le comineneement , elle disait a son frère que ce serait peut-être le Seul moyen dca finir, et de fî;er définitivement la couronne sur sa -tête ; depuis quelque temps, c\\:t lui dit positivement que c'esl le ceul moyen cVcnJinir , et Louis - Philippe ne fait plus d'objections. A^oilk quelle est cette femme ; il n'y a pas , dans l'hi-^toiie de France, de

f>lus liiv^eux caractère. G'irde a vous, zélés défenseurs de notre Henri '. e crime ne dort jamais ; que voire fidélité veille!

— A Blayc se trouvent en ce moment l'honneur, le dévoûment , la grandeur et toutes les vertus réunies : avix Tuileries se trouvent la honte , la bassesse , l'avarice , la trahison , l'impudicité et tous les vices réunis.

— La quatrième campagne de Poucet est commencée ; le 3foniteur vient de publier le premier bulletin ; le voici : «Le duc d'Orléans et son frère sont arrivés a Vaîenciennes, où un bon dîner les attendait ; iU partiront le i5 au matin pour Bruxelles , où un giantl repas est également préjîaré. Leurs Altesses jouissent d'une bonne santé et d'un florissant appétit." Voila une campagne qui promet; mais gare les indigestions !

— Le Judas moderne , le traître Deutz a voulu se justifier de sa trahison en alléguant son patriotisme. Il est allé trouver un avocat libéral pour li:i demander un Mémoire. «Retirez-vous , misérable', lui a dit le noble avocat ; allez faire votre demande à M. Thiers ; Uti sçul

peut racciicillir. Un ?.o\-d'isaiit patriotisme qui coûte Sûo.ooa francs à J'Ktat , csl cncDre pis qiio la trahisott. Siiijisscz votre hr.)iU' ; la France ii'ciiU ndra poiut la isislKication d'uuc làcliclc ; on n'csl plus ^wliiole qu.ind (Ml csl (icvenu traître, ^j •

— On usait donner a notre léroïque diichtssc le conseil <!c s'adieSserason oncle. «Moi ,'ni'adri.sser a lui', dit-cile, lui devo'r le nio'ndrc service'. Jiniais. Je serais réduite :i la dernière éxt:éinitj , mourante de t'ainj , (|ue je ne voudrais rien avoir de lui. 5>

— Sun i>èrc es! niort le 7 novembre ; comme pour l'eu faire ioiîvei:ir, il app. cridle 7 nov( lubre l'arrestation de sa nièce : et il va c« pendai;t à TOpéra av(c touie sa famillu '. et il ne meurt pas de honte', et il ne rouuit même pas! Le monstre I i;n cœur de boue et un front d'airaiu ! ! Mais le public a fait justice de cette inîamie. En vain, ses familiers s'clForcaient de le faire applaudir, le peuple Ta ignominieusement sifflé.

— On dirait que les ministres ne font que courir les rues , jamais il n'y eut autant de boue ; tous les nalaveurs, tous les ai^ens de police sont occupés a QÎfxccv fes poires dont on charge chaque jour les murs de Paris, et ils n'ont plus le temps d'enlever la boue; voila pourquoi tout est si sale.

— Criez donc contre la république, et les républicains, parlez de gS, cela vous sied bien ministres du sale milieu ; mais ditts-nous donc ce que nous ;devons penser des douceurs dont vous nous faites jouir depuis deux ans? Les lOups de baïonnette, les coups de canon , les tribunaux mililaiies, les fers, la détention, la marque, la délation, les mauHats d'arrêt , les visites domi'. iliaires, les assassinats de prison ,

les exécutions puJilicjues, les einbrigademens et les noyades Quelle

différence ya-t-ll entre ce-ijaits et ceux reprochés a la république et à la terreur:'

— L'homme q-M a livré la duchesse de Berri est de la tribu de Judas, de la bande de Vidocq et de la compagnie de T/iiers.

— On vient de diriger les pompes de Bruxelles sur Anvers. Jettetoi à l'eau, Lobcau, on fait manœuvrer tes pompes et tu n'y es pas 1

— Aloyen de se procurer une majorité : pienez un moucliard, donnez-lui un pistolet et de la poudre , 'placez-le sur le passage fin chef de l'Etat, et quand il aura tiré , faites crier : f^ivc le roi ! par viiigt autres mouchards.

^—Louis-Philippe s'est rendu a la Chand^rc , entouré de l'amour du peuple et d'une «louble haie de gardes nationaux, de sergeus de ville , de gaides municipaux et de troupes de ligne.

— Avec un roi manon , l'architecte de 1^ couronne n'est plus qu'un premier manœuvre; ainsi M, Fontaine est le gâcheur du Louis-Philippe; qu'il ne s'avi!»c pas de tomber d'un échafaudage, ou l'enverrait a l'hôpital comme un simple maçon,

— Fondras, Vidocq et Gis([uet vont être nommés pairs de France.

— L'allégresse p'.;blique a fait explosion : le coup a raté, et le discours au<si. Le coup n'a pas porté; c'était une mauvaise charge.

— Aveu naïf , ou Jiuite de typographie. Un jouiual ministériel, au lieu des gradins du centre, imprime : /es gredins du centre. Ce que c'est que d'avoir la conscience de Sdiomême 1 C'est le cas de chanter, comme dans la romance ; <iL'av(u s'échappe malgré moi.»

— La police cherche partout le régicide auteur du coup de pistolet. Elle n'a qu'à se transporter a l'Institut, section des Sciences morales; elle en trouvera quatre cuutumiers du crime.

— La balle du pistolet du Pont-lloyal , est de la même fabrique que le boulet de JScuilly.

— On a volé .}o,ooo fr. en or cliez i\I"e Duguiny : le juste-milieu les a mis au greffe; ils n'en sortiront pas. C était l'unique ressource de

M""^ la duchesse do Ben i ; si elle rcc'nijio, on la reincna à la Cour de»contes.

— Sans les murs de Lisbonne, avait-on dit, l'an dccnicr, du drapeau tricolore,. Si^us les murs d'Jnvers, nous dit encore Louis-Pliilippc ,1. celte année. Oui, I'.cIh s du )iistc-niilicii , toujours dcsso:^, tamnis] dessus : voila l'ignoWe lùlc aiK|uel est réduit voire ignoble droj) nu. ;

— le drapeau blanc, au contraire, flottait sur les mur s c!c Cadix, sur ceux àii Navarin, et luignère encore sur ceux d'Alger, la Gner-, riire.

— On assure que M. Tîiieis a retenu .lu traître D;miIz la nioili-j de la, soniuic qui était promise pour i'arrestalioii de M A.DXMK.Commc on voil,^ M. Thiers ne s'écarle p^s t!e Li ior:te qu'il s'est tracée depuis la révo-j Jution d;; juillet, et les Fonds secrets auront avant peu doublé sa fortune nouvelle et rapide. Il marche sur les traces du fameux Ripinal, pour qui l'on avait f;iit le quatrain suivant au temps de la révolution :

«La pauvre Suisse qAi'oii riiinc, et Voudrait bien que Ion décidât, «Si Rapinat vient de Rapine, c' Ou Rapine de Rapinat. »

Page 1