INEXORABLES
Messtèubs et Mesdames ,
Ce matin de bonne heure on a frappi' à ma porte. J'ai deniande : Qui e^t là ? On a ii'pondii Noël. J'ai ëte tout surpris, car je n'attendais .Yor/qiie dans un mois. Allons, me suis-jedit, c'est encore un tour du ju>>te-milieu ; il aura mis la main n l'almanacl», et tout estculbnle. J'ai donc entonne, en lui ouvrant ma porte, ce vieux refrain que vous connaissez : « Laissez paître vos he'tfs; » et /\ oc/ est entre'; mais iu'las 1 c'e'tait Noël le commissaire. Tl venpit de la part de M. le procureur du roi Bourgeois ., enlever tons les Cancans officiels.
J'ai ri dans ma barbe Il y a juslemenL dans ces cancans-
4là une Romance, un Rêve et un Cours d'histoire. Eh ! feien, ]VÎ. le procureur, la Rijuiauee vous fera chanter, le Rêve vous fera songer, et le Cours'd'histoire pourra vous instruire... !
Rassurez-vous, messieurs et mesdames, rassurez-vous; l'affaire de Lyon n'aïua pas de suites fâcheuses pour le juste-milieu : c'est M. Casimir qui s'est empresse de vous eu donner lui-même la bonne nouvelle. «La politique, a dit ce gr.ind
honuue, n'est pour rien dans cette sanL;lanLe catastrophe »
l!a politique a fait son aiïau-e ; la ui'.s;re commence la sienne: cViacun son lour. C'e>t jwurqnoi Son Excellence s'est montrée
si ragaillardie Elle a eu, d';djoril , t nt soit peu de peur;
ensuite, elle a fait arrêter quantité de suspects, s'est Ire'mousst'e à la tribune, a eu des spasmes nerveux, a appelé' son confrère Matignin un individu, a fait encore mille et une espicgl« ries qui ont sans doute donné lieu à la s n^ulière ine'pri.^e ou lapsus lingua- de l'honorable députe qui a taxe' d'insolence Son Exce'.lcn e. El pourlimt elle avait terminé, comme à l'ordimire, son discours par une jjrotestalion éiicrgique sur sa franchise et >* loyauté. La franchise et la loyauté du ju>te-milieu I