LE GOUVERNEMENT A BON MARCHÉ
LA limte civile.
En montant sur le trône, les rois dont Charles X était 1 héri' lier, avaient donné tout ce qu'ils possédaient à l'Etat : Louis-Philippe a partagé son immense i'ortuiie entre ses enfans.
Les biens que les aïeux de Charles X ont réunis au domaine de la couronne, vaudraient à présent [)lus de loo milliDns de rentes ; il n'en demanda pas la restitution lorsqu'on rendit à Louis-Philippe d'Oilcans les siens; il ?e contenta d'une li--lc ci-
vile, c'est-à-dire d'une pension du quart de celte somme. Louis- Philippe , non-seulement jouit tie toute sa fortune liére'ditaire , mais ii <!emande encore i8 millions de liste civile !
Charles X, avec ses 25 millions de rentes, entretenait une maison civile qui vivifiait le commerce , une maison militaire qui devenait le but de la noble ambition de nos braves; ii soutenait les arts, cl une foule d'œuvres de bienfaisance ^ venait au secours çie toutes les infortunes, et faisait vivie dix mille pensionnaires.
Louis-Philippe, avec les i8 millions de sa liste civile provisoire, qui, ajoute's à 7 millions de sa fortune privée, à 3 de l'IiuVitage des Coudes, et au mdlion qu'il reçoit de Na[)les, font 39 millions, passe des revues de garde nationale et creuse des fosse's aux Tuileries.