‹ [Les Cancans]Chapitre 74 sur 297 · VIDOCQ · texte numérisé non relu

VIDOCQ

, Foi :1e lion très-bien écrite , Bon passeport contre la dent, Contre la griflfe tout autant.

La. Foktaihe.

Quand on vous parle de Vidocq , vous croyez tout de suite voir arriver un homme à grande barbe , à voix rauque, à tournure de prison : votre imagination travaille, s'exalte, bat la campagne; vous pâlissez : vainc (erreur!

Voyez-vous cet élégant wiski , ce joli cheval normnnd , un groom à tournure romantique; remarquez- vous ce Monsieur qui descend en souriant du galant équipage?

A ses manières aisées, à son air sans façon, à son embonpoint financier, vous devinez qui, je gage? .... Commetit, vous ne connaissez pns ce gros Monsieur qui vient acheter mes Cancans, (jui les trouve fort jolis, qui partage ma manière de voir, qui tient à l'estime des lionnetes gens , qui rougit de se voir

placer sur la même ligne que G ertain individu , et luepriedc

ne pas le mettre si bas? Non.... Allons, je vais vous mettre sur la voie : c'est un homme fort à sou aise, uu ancien grenadier de la g..rde de I^uisXVI, et (jui tient he.iiK^oup a ic titre;

c'est un lx)mme qu'on disait f'oit occiipd rk; poliiUjiiiî, et(|ui ne s'y conaaît pas le moins du inonde; c'est un homnne qu'on disait aile' en Vende'e pour arrêter les réfractaires, et qui n'était allé qu'à la noce faire danser les jeunes filles; c'est mu lionome désormais inoffensif pour les voleurs, à la barbe duquel on peut conspirer sans crainte ;cGi,t\\nhommç:i^\\i reste chez lui le dos au feu, le ventre à table, comme un bon bourgeois, qui promène sa femme , donne à dcjeimer à ses amis , vend du carton, et voilà tout; en un mot c'est Vidocq , oui, Vidoccj lui-même, l'immortel Vidocq , le redoutable Vidocq , qui est venu aujourd'hui à mon domicile , et , parhnt à ma personne , me prier de l'honorer d'un petit article , a6n de le réhabiliter dans votre estime. [J'aide F'iducq.)

^*^ M. Persil ne sera pas étonné de recevoir une assignation pour payer mon terme et mes con'.ributions, attendu qu'hier encore ses exécuteurs des liantes œu^Tes politiques sovXsenu^ faire chez moi une séance de trois heures , sous prétexte que mes Cancans faisaient bien du mal à la bonne cause. (Vous entendez , mes chers lecteurs, la bonne cause.^ Cette fois, ce n'était pas Tarai Noël , c était un petit commissaire frais et mignon , et tellement mignon, que j'ai cru d'abord qu'il venait me souhaiter la bonne année; mais quand j'ai vu qu'il élaïi. accompagné de plusieurs autres, je me suis fâché , et je lui ai dit des choses que je n'oserais répe'ter ici, de peur de les revoir encore.

^*^\jQ bourdon de Notre-Dame a sonné, dit-on , la nuit dernière les fiançailles du carlisnw et de la république.

^*^ Le juste-milieu redoute bien plus, quoi qu'il en dise , le bourdon du pèlerin que celui de Notre-Dame.

^*^ Le fusil de M. Gisquet a iaiL feu sur moi : c'est la picmière fois qu'il ne x-ate pas.

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