‹ Les cancers épithéliaux [electronic resource]Chapitre 110 sur 132 · K S C A .\ C E H S È P I TB É LIA VX · texte numérisé non relu

K S C A .\ C E H S È P I TB É LIA VX

les pseudo-COCcidies cl c; SoudakbwïTCH. Ainsi dans la figure 18, pl. XII de son deuxième travail, il représente des inclusions avec figures falciformes; il en est do même dans la ligure 22 de la même planche. La figure 5 do la pl. VII de son premier travail représente aussi une autre sorte de spores portées sur de

longs li la nie ni s.

Dans certains cas, les parasites se montrent en grand nombre dans une même cellule et constituent alors ce que SouDAKEWiTCii appelle l'infection multiple. Nous en trouvons des exemples dans les planches VI [fig. 7, 8), planche VII fig, 19), de son premier travail, dans la planche XII [fig. 7, 17, 21), etc., de son second travail.

Il existait cependant des formes un peu embarrassantes, même pour un partisan convaincu du parasitisme; je veux parler de ces cas où le contenu de la pscudo-coccidie présente l'altération particulière sous l'influence de laquelle les réactifs colorants décèlent l'existence dans les cellules des masses réfringentes, denses, homogènes et colorées d'une façon intense et uniforme, les cas d'hyperchromatie en un mot. Dans un troisième travail, Soudakewitch résout très heureusement la difficulté. Ce sont les parasites eux-mêmes qui sont l'objet du phénomène, et l'hyperchromatie est ici un caractère surajouté purement accessoire.

Disons, pour terminer ce trop court exposé, que pas un instant fauteur n'a eu l'idée de renverser les termes du problème, de remonter la série de formes parasitaires et de s'assurer que ses organismes nucléés se rattachent insensiblement à la cellule néoplasique elle-même. C'est ce que nous essaierons de faire un peu plus loin, car il semble préférable de donner d'abord un résumé de tous les travaux relatifs aux pseudococcidies du troisième type et de les discuter ensuite en même temps.

Très peu de temps après la publication des travaux de SounAKEWlTCH nous voyons paraître ceux de Podwyssowzki (1899.) et de Sawtschenko.

Ces auteurs se servent, comme liquide fixateur, du mélange chromo-acéto-osmique de Flemming; ils colorent par la safranine anilinée suivie d'un lavage à l'alcool additionné d'acide

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picrique, et leurs recherches portenl principalement sur des tumeurs du sein et du testicule. Tandis que Soi dàkewitch décrit un assez grand nombre déformes parasitaires dans L'intérieur même du noyau cellulaire, Podwyssowzici et Sawtschenko déclarent nelrs y avoir jamais vues ; par contre, ils en auraient rencontré dans les espaces lymphatiques, et à cet endroit les pseudo-coccidies affecteraient surtout la (orme de sporocystes, c'est-à-dire de niasses plasmiques en voie de multiplication

Fie. i34.

Parasites du cancer, d'après Souda.kewitcii. II. — Pl. XI et XII

endogène. Nous avons déjà rencontré, en étudiant le travail de Soldakewitcii, une assez grande variété de formes de reproduction que l'auteur s'est borné à décrire sans chercher à se rendre compte des caractères un peu disparates qu'elles présentaient ; nous allons en trouver de bien plus nombreuses encore dans les travaux des auteurs dont nous nous occupons actuellement. Commençons par leur première publication. Sur les vingt et une pages qui la composent quatre seulement se trouvent consacrées à la description proprement dite de leurs observations; celles-ci auraienl gagné cependant à être plus longuement traitées, car le sujet en valait d'autant plus la peine

LES CANCERS ÉPITHÉLIAVX

que les matériaux étudiés abondaient en figures éminemment favorables à la Confirmation parasitaire et que les planches qui l'accompagnent ne sont rgmpli.es que de stades de multiplications isolées ou multiples.

On a vu un peu plus haut que Podwyssowzkt et S.vwtschenko distinguent leurs pseudo-coccidies, selon leur siège, en intra et extracellulaires. Les premières qui se rencontrent dans le corps des cellules son1 généralemenl de petite taille e1 atteignenl rarement le volume du noyau ; les secondes sont, au contraire, le plus souvent volumineuses et se rencontrent dans les espèces I \ oiphatiques.

La plupart des figures intracellulaires présentent la forme de petites masses arrondies encapsulées, contenant dans un protoplasma homogène un ou plusieurs grains de chromatine arrondis ou allongés. Telles sont, par exemple, les pseudococcidies de leur figure 2. D'autres fois, les grains de chromatine, au lieu d'offrir la forme ronde, présentent celle de croissants ou de fuseaux disposés équatorialement ou sans ordre, ainsi que le représentent leurs figures 10, 19, d'où ils concluent que ce sont des corps reproducteurs. Dans leur figure 16, nous trouvons un corps « semblable à une coccidie » et contenant soit des sphères soit des croissants de chromatine. Enfin, figure i5, a et se voient deux formes qui sont à peu près analogues à celles qu'a figurées Soudakewitcii. J'ai copié aussi exactement que possible dans la figure ci-contre [fig. 1 34) les plus typiques de ces diverses formations intracellulaires. On me permettra de ne pas m'étendre plus longuement ici sur leur description, en imitant la réserve de leurs propres auteurs.

En ce qui concerne les formes extracellulaircs je citerai : i° les formes dites sporocystes; 20 les formes libres de petite dimension. Dans leur figure 22 se trouve un exemple des premières ; pour les secondes, je prendrai comme type leur figure 25 qui nous offre, en raison d'une certaine analogie1 avec de vrais croissants de Sporozoaires un peu plus d'intérêt. Notons enfin, pour terminer, que la reproduction cellulaire n'est entravée en rien par la présence des inclusions protoplasmiques cl «pie. dans leurs figures 10,14,21, Podwyssow/.ki el Sàwtschenko, en représentent divers stades.

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Sa.wtschenko 189a), complétanl dans un travail ultérieur les observations faites précédemment, figure des formes qui s'écartent quelque peu de celles de sou premier travail ci se rapprochenl par contre beaucoup de celles décrites par

SOUD A.KEWITCH . NOUS reproduisons ici [fig, 1 36) ses QgurCS 4, 9,

10, i/j, 16, 17, 18, qui sont les plus intéressantes. On remarquera qu'alors que, dans son premier travail, les corps intra-

Fig. i35.

Parasites du cancer, d'après Podwtssowzki et Sawtschenko (I. Taf. VII et VIII).

cellulaires présentaient un volume beaucoup plus petit que celui du noyau, dans celui-ci, au contraire, ils le dépassent souvent de beaucoup. C'est que dans le premier cas il s'agissait de formations bien différentes de celles qu'il observa plus tard. Toutes ces figures cependant ont un caractère; commun sur Lequel nous insisterons particulièrement dans la suite, celui de présenter souvent des granulations très fortement colorables par La safranine et les autres couleurs d'aniline, granulations qui affectent alors l'aspect de formations massives, homogènes, et non plus structurées comme des noyaux cellulaires normaux.

36a LES CAS CE lis ÉPITBÊLJAVX

Le dernier travail de Po'dwyssowzki n'étant qu'une réponse aux critiques d'un autre partisan de l'hypothèse parasitaire, M, Foa, sera plus utilement analysé lorsque nous serons parvenus à la partie critique de notre travail et n'apporte aucun fait à la connaissance du sujet.

Résumons maintenant et reprenons l'ensemble des observations publiées soit isolément, soit en collaboration par Podwyssowzki et Sa.wtschenko. Dans sa réponse à Foa, Podwyssowzki (1892) se défend de considérer les formes qu'il a décrites comme des « Coccidies » ; il fait observer que l'expression semblable à des Coccidies n'est pas du tout la môme chose. C'est là un point de terminologie sur lequel nous nous arrêterons d'autant moins que, s'il nous fallait relever les contradictions taxinomiques employées par ceux qui ont décrit des « parasites » dans le cancer, nous risquerions réellement de nous perdre; en subtiles discussions. Les uns se sont servis du mot Psorospermie la eu il n'y avait aucune raison de l'appliquer ; pour les autres l'expression Coccidie est synonyme de Sporozoaire. Il serait pué) il de chicaner sur tous ces termes et, lorsque nous parlons de l'origine coccidienne du cancer, nous voulons dire : « Origine écologique due à des parasites unicellulaircs pouvant être classadans le grand groupe des Protozoaires. » Si l'on ne craignait d'employer un néologisme un peu vague, il serait plus rationnel de désigner le sujet sous le nom plus général d'origine protozoologique. Quoi qu'il en soit, nous n'avons à considérer iei que des faits, et il Faut bien reconnaître que leur désignation serait d'une importance minime en comparaison de l'intérêt et de la portée scientifique que présenterait la vérification de leur interprétation dans le sens parasitaire. Revenons donc à ceux que décrivent Podwyssow /.ki et son collaborateur.

On peut dire que les travaux de ces deux observateurs sent le résultat de recherches effectuées en vue de déceler dans le cancer les stades de multiplication caractéristiques des Sporozoaires. Mais on peut égalemenl affirmer que, sauf celles de leurs figures qui ont trail aux sporocystes, toutes les autres ne sont que la fidèle reproduction d'un seul e1 même processus observé à des états intermédiaires de sa formation, à savoir la dégénérescence cellulaire du noyau, de grains nucléaires isolés

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ou do cellules endogènes. Les Ggures t, 25, 2, 17-19 prêteraient peut-être, si on les considérai! isolément, à une interprétation plus eu harmonie avec L'hypothèse dont ils se constituent les défenseurs. .Nous venons (oui à L'heure que ce no sont aussi ([ne des chaînons un peu aberrants d'une série de dégénérescence d'ordre purement pathologique.

Dans une série plus récente de travaux parue en 189,5 et 1896, MM. Podwyssowzk 1 et Sawtschenko s'efforcent de défendre la théorie parasitaire du cancer contre les attaques dont elle a

Fig. i3G.

Parasites du cancer, d'après Sawtschenko (II. Taf. I).

été l'objet et pour cela, abandonnant une bonne partie de leurs parasites, ils se cantonnent dans les formes les plus petites qu'ils ont observées. C'est ainsi, par exemple, que pour M. Podwyssow/ki (1896) les petites inclusions vermiformes décrites par Sawtschenko, soit dans son travail de 1890., soit dans celui de 1894, seraient seules des parasites manifestes. Telles sont les figures 10 du travail de 1890., les figures 32, 33, 45 de celui de 1896. M. Podwyssowzki rapproche avec raison ces figures de celles de Nils-Sjorring, de Souda kewitch (voir fig. 1 33). Si les inclusions coccidiformes du type de Darieii, de Korotnefe, ne sont que des altérations cellulaires, il n'en est pas de même de ces inclusions beaucoup plus peliles qui seraient de vraies Coccidics.

Ayant répondu dans un article de la Presse médicale (1896) à cette nouvelle manière d'interpréter la question, je disais que

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les défenseurs de la théorie parasitaire du cancer continuaient leur tactique familière et abandonnaient successivement les formes présentées d'abord par eux comme des parasites, pour en présenter d'autres qui n'auraient jamais été observées par leurs prédécesseurs. Dans le eas particulier cependant, je ne pense pas que ee genre de délénse puisse être de quelque utilité. J'ai parfaitement vu les inclusions coccidiformes ou vermiformes, de M. Podwyssow/ki et Sawtschenko, je les ai étudiées et il m'a été permis de reconnaître que, soit la multiplication endogène suivie de dégénérescence, soit le bourgeonnement nucléaire endo-cellulaire sans division du corps de la cellule, soit enfin le gonflement et la fragmentation du noyau pouvaient donner naissance à des corps identiques à ceux décrits par ces deux auteurs, à ceux des figures 12 et i3 de Nils-Sjôbring et enfin à ceux de Soudakewitch et de Borrel. Je ne puis donc que répéter ici les conclusions que j'avais formulées en 1896 en réponse à l'article de M. Podwyssowzki. « Qu'il me soit permis de revendiquer, sans atténuation d'aucune sorte, la responsabilité de mes premières conclusions et de les maintenir. Le jour où, devant la preuve irréfutable de leur illégitimité, je me verrais conduit à les abandonner, je le ferais nettement et ne saurais, en guise d'explication, me réfugier derrière le malentendu causé par une prétendue dissemblance de formes qui ne peut plus être admise aujourd'hui, »

J'ai déjà signalé comme un des travaux précurseurs des pseudo-coccidies qui nous occupent, celui de Fo.v paru dans la Gazette médicale de Turin. Le môme auteur a repris et complété ses observations clans deux autres publications beaucoup plus détaillées et accompagnées de nombreuses figures. C'est ici le lieu de les étudier en détail, et je m'y arrêterai d'autant plus volontiers que, grâce à l'abondance des formes représentées dans ses planches, l'auteur nous fournira lui-même les matériaux nécessaires à la discussion de sa théorie.

Ainsi que le constate M. FoA(i8c)i),ses organismes parasites correspondent pour la plupart exactement à ceux qu'a décrits Soudakewitch et à ceux que nous retrouverons plus lard dans les travaux de Ruffer, Walker, Plimmer, etc. Fait que nous sommes heureux d'enregistrer, puisqu'il nous permettra d'abré-

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ger beaucoup l'examen critique auquel nous devrons nous Livrer tout à l'heure. Par contre, il les croil différents de ceux qu'onl décrits Podwyssowzki el Sawtschenko, opinion que je partage en ce qui concerne le premier travail de ces auteurs, mais qui cosse d'être exacte lorsqu'on se reporte au second travail dû seulement à la plume de Sawtschenko. Nous avons vu, en effet, que beaucoup des Qgures de ce dernier concordaient avec celles données par SounAKEWlTCH.

A l'exemple de ses prédécesseurs, Foa s'est surtout servi comme matériaux d'études de cancers d'origine glandulaire et en particulier de cancers du sein. Il a reconnu, en étendant ses recherches aux épithéliomes pavimenleux et cylindriques, qu'il était beaucoup plus difficile d'y mettre en évidence des inclusions parasitaires. Ses moyens de fixation et de coloration diffèrent quelque peu de ceux employés jusqu'alors; les tissus sont lixés par la liqueur de Flemming, parcelle d'Hermann ou encore par une dissolution de sublimé dans le chlorure de sodium. Pour colorer il se sert d'un mélange de safranine et d'hématoxyline qui présenterait l'avantage de teindre en rouge les éléments nucléaires et en bleu les inclusions parasitaires.

Qu'il me soit permis à ce propos de faire une légère remarque. Dans toutes les figures de Foa je trouve bien une cellule, un noyau rouge violacé et une inclusion bleue, mais que ces derniers soient directement en contact avec le protoplasma cellulaire ou qu'ils en soient séparés par une membrane limitante, je ne peux y reconnaître la structure de la cellule qu'est un Protozoaire; je n'y vois qu'une masse de constitution homogène dans laquelle ne se distinguent ni un plasma cellulaire, ni un noyau, car on ne peut considérer comme représentant de ce dernier les inclusions jaunes, homogènes et colloïdes, qui sont figurées par Foa dans certaines de ses inclusions pseudo-eoceidiennes. En reproduisant les formes les plus typiques de ses parasites, je me suis efforcé d'eu rendre la tonalité par des teintes plus ou moins foncées, et l'on peut se rendre compte, même sur ces reproductions, de l'exactitude de mon observation. Si nous admettons que les inclusions de Foa correspondent morphologiquement à un noyau el non à une cellule, serons-

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nous (ondes à y reconnaître des organismes parasites ? C'est ce qu'il me semble, pour ma part, bien difficile d'accepter.

Nous ne suivrons pas M. Foa dans la description qu'il a laite de ses inclusions parasitaires, parce que, pas plus que ses prédécesseurs il n'a pu établir entre elles une filiation qui en rende rémunération logiquement réalisable, et il sera, je pense, beaucoup plus simple de grouper dans une seule figure ses formes les plus typiques dans l'ordre même qu'il leur a assigné [fig, 137). Ainsi que je l'ai lait pour celles de Soudakewitcii, je marque sans indice celles qui se rapportent à la planche I (le

son travail I, et avec l'indice ' celles qui onl irait a la planche IL Les ligures marquées de l'indice " se rapportent au travail 11. Les premières sont de beaucoup les plus intéressantes en ce qu'elles se rapprochent plus étroitement de la constitution du noyau épithélial, sinon normal, du moins encore suffisamment conservé pour être reconnaissable.

Dans un cancer de l'ovaire, Burciiahdt (1893) décrit des corps enkystés intracellulaires qui se rapportent à ceux que nous avons figurés d'après Soudakewitcii; leur reproduction nous paraît d'autant plus inutile ici que l'auteur n'apporte aucun fait nouveau à l'appui de la théorie qu'il défend. Disons seulement, en passant, qu'à l'exemple de ses prédécesseurs, il considère les inclusions multiples comme une forme de sporulation et que, pour lui, les corps encapsulés sont des kystes de conservation des parasites.

Concurremment aux travaux que nous venons de citer, paraissent une série d'articles de M. Ruffer (1892-93) seul ou en collaboration avec MM. Walker ou Plimmer (1892). Bien que ces auteurs ne reconnaissent point comme parasites toutes les formes décrites comme telles par Soudakewitcii, on ne peut s'empêcher de constater, à la lecture de leurs travaux et à l'inspection des planches qui les accompagnent, que ce sonl bien les mêmes faits qu'ils ont observés cl que leurs contradictions ne portent que sur des questions de détail.

Dans la planche XX1I1 de leur travail, Ruffer el Plimmeb semblent avoir eu surtoul en vue les formes dites d'infection multiple qui correspondent aux ligures a', -\ S de Soudakewitch (voir noire lig. i33). Leurs ligures 1 ci 2 rappellenl presque trait

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