ÉTIOLOGIE PARASITAIRE — S P O II OZ OA 1RES
pour trait quelques-unes de celles de Nils-Sjobring. C'esl pour cela que je crois inutile de reproduire leurs formes qui ne correspondent qu'à des types de pseudo-coccidies déjà connues de nous.
Les descriptions de Ruffer et Plimmer, contenues dans la
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Fig. 1 37 .
Parasites du cancer d'après Ko a. Los figures sans indice et celles munies de l'indice' sont extraites du Cent. f. Dakl. Bd. VII. Taf. II et III. Celles qui portent l'indice " sont extraites des Arch. italiennes de biologie.
suite de leur travail et parues en juin 1893, s'étendent cependant à un plus grand nombre de formes. Indépendamment de celles a infection multiple {fig. 5, 6, 35, 49, etc.), ils figurent des inclusions encapsulées qui, pour être (Tune coloration différente de celles de Soudakewitch, n'eu sont pas moins identiques. On peu! égalemenl reconnaître dans leur figure 39 une accumula-
L E S C A N C E It S È /' / TU Ê L IAUX
tion de Leucocytes. Les matériaux de ces auteurs se composent surtout de cancers glandulaires, et leur technique, extrêmement variée comme procédés de iixation aussi bien que de coloration, est empruntée à la plupart des perfectionnements récemment introduits dans la science. Ce qui distingue l'œuvre des auteurs anglais de celles de leurs prédécesseurs, c'est qu'ils considèrent comme erronées toutes les figures à corps falciformes représentées par ceux-ci. Ils ont au moins le mérite de signaler l'absence de signes de division dans les formes qui, pour Soudàkewitgh et les autres, sont des stades incontestables de multiplication.
Il pourra sembler étrange de voir l'un des premiers contradicteurs de la théorie coccidienne, M. Borrel (189a), rangé ici parmi ses partisans. Tout entier préoccupé de la recherche de la vérité et craignant peut-être de se laisser entraîner hors des bornes de celle-ci par ses premières constatations, Borrel a cru devoir, dans un travail ultérieur, signaler comme vraisemblablement parasitaires des formes particulières rencontrées par lui dans un épithéliome malpighien adulte de la région malaire. On conçoit aisément que l'opinion, même dubilatrice, émise par Borrel doive faire l'objet d'un examen approfondi, car naturellement elle émane d'un observateur moins enclin que tout autre à se laisser aller à des déductions entassées en vue de soutenir une hypothèse favorite. Nous donnons ci-contre [fig. 1 38 la reproduction des figures 6-9 que Borrel considère, sinon comme des parasites, du moins comme échappant pour Le moment à toute interprétation. On verra plus loin que, si la prudence conseillait fort justement à Borrel une sage réserve, des hasards de préparation plus heureux lui eussent permis d'étendre à ces formes, comme à toutes les autres, ses judicieuses critiques. D'après lui : « il ne peut être question ici de formations cellulaires endogènes, de dégénération de leucocytes introduits dans la cellule, etc. ».
« L'hypothèse de M. Maxassez me parait les expliquer de la façon la plus satisfaisante.
« Ce sont évidemment de pareilles figures qu'a décrites et dessinées M. Soudakewitch sous le nom de cellules à parasites multiples, « Mehrlings Infection ».
ÉTIOLOGIE PARASITAIRE — SPQROZOAIRES
Cotte dernière phrase tic Borrel nous permet déjà de pressentir quelle peul être L'origine des corps qui L'ont intrigué, elle nous permet en tout cas de les réunir aux « Mehrlings Infection » de Soudakewitch dont j'ai très bien pu suivre la
formation cellulaire.
Pour compléter enfin ce qui a trait aux pseudo-coccidies du
type de Thoma et Nils-SjôbrinG, nous devons nous arrêter un instant aux formes de Busse, de San-Felice et de Roncali, formes décrites, ainsi que nous l'avonsvu plus haut, sous le titre de Blastomycètes ou Saccharomyces, mais qui, en dépit de leur nouvelle interprétation, ne sont autre chose que celles dont nous discutons actuellement la nature. Bien que je n'aie pu, faute d'espace, représenter, comme je l'ai fait pour celles des auteurs précédents, les figures de ces auteurs, je dois néanmoins en tenter l'homologation en priant le lecteur de se reporter à leurs travaux originaux. Prenons, par exemple, la planche de M. Roncali publiée dans les Annales de Mi-
Fig. 138.
Éléments d'origine douteuse cl peutèlrc parasitaire, d'après Borrel {Évolution cellulaire et parasitisme, dans V èpithelioma. Pl. II). Observés dans un épithéliome de la région malaire. Des trois figures de droite la supérieure {fig. 6 de Borrel) contient un corps coloré, la médiane {fig. 7) des granulations cornées et l'inférieure [fig. .S) des inclusions cornées avec grains chromatiques centraux. Il en est de même de la grande figure de gauche {fig. 9 de Borrel).
orographie de i8o,5 ; ses figures 16, 18, 20, ?.3 ne se rapportentelles pas exactement à celle
de ma planche IV (fig. 70)? Sa figure 17 n'est-elle pas une forme d'altération nucléaire analogue à ma figure 78. Les nombreux petits corps ronds intracellulaires nonnucléés de ses figures 35, 4i-43, ne trouvent-ils pas leurs analogues dans mes figures 83, 84, 87 ? Comparées à celles de Podwyssowzki, Sawtschenko, Foa el d'autres auteurs, ses figures présentent une si étroite
CANCERS KIMTHKLIAUX.
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ressemblance qu'il faut, ou bien admettre dans les tumeurs une invraisemblable variété de formes apparaissant successivement aux nouveaux observateurs qui en abordent l'étude, ou bien une mésintelligence complète entre ceux qui en tentent l'interprétation.
En ce qui concerne les travaux de M. San-Felick, il y a lieu d'y distinguer ce qui a trait à ses intéressantes observations touchanl l'action pathogène réelle de certaines Levures e1 ce qui louche à L'histoire des tumeurs propremenl dites, [ci encore nous nous heurtons à des erreurs de définition e1 nous nous trouvons en présence d'observateurs qui étendenl le sens du mot « tumeur » à une foule de productions parasitaires e1 concluent ensuite au parasitisme des « néoplasmes ». Il convienl donc d'imiter la sage réserve de Gurtis et de spécifier que l'expression de tumeur appliquée aux productions de saccharomycoses, naturelles ou provoquées, n'implique nullement l'idée de parenté histologique avec les tumeurs proprement dites. Ceci une fois admis, nous pouvons conclure que s'il existe des affections causées par les Levures, les formes trouvées dans les cancers épithéliaux se rapportent non à des organismes végétaux de cette catégorie, mais aux corps pseudo-coccidiens du type de Thoma et de Nils-Sjobring.
J'arrête ici l'exposé des travaux qui ont trait aux pseudococcidies de Thoma et de Nils-Sjôbring, parce que ceux que nous venons d'énumérer représentent les plus complets qui aient été tentés sur le sujet. On voudra bien me pardonner de passèr sous silence ceux qui se sont contentés, comme Nœggerath, J. Glarke, Nepveu, de résumer la question ou d'y apporter, sinon des faits, du moins quelques figures nouvelles, mais identiques à celles de leurs prédécesseurs. Avec les pseudo-coccidies de Soudakewitch, de Foa, de Podwyssowzki et Sawtschenko, de Rtjffer et ses collaborateurs, nous possédons toute la série des formes susceptibles d'être interprétées dans le sens parasitaire. e1 je crois préférable de limiter à celles-ci notre énumération, sans nous encombrer de travaux certainement intéressants, mais purement confirmatifs.