LES CANCERS ÉP1TUÉLIAVX
leur volume ne dépasse; pas le vingtième au plus du Liquide dans lequel elles baignent (i).
Dans le Perenyi, séjour pendant i-«4 heures au plus, selon la grosseur des pièces qui peuvent sans inconvénient offrir un certain volume. Remplacement du liquide par l'alcool à 700, une ou deux luis renouvelé.
Dans la liqueur de Gilson, même temps de séjour, puis remplacement par l'alcool à 900, additionné de quelques gouttes de teinture d'iode. La teinte jaune paille, ainsi produite, disparait au bout d'un temps variable; on change Palcoô] el l'on ajoute un peu d'iode. Quand la coloration jaune persiste, c'est que tout le bichlorure en excès a passé à l'état d'iodure, moins nuisible pour les pièces.
Après l'action du Zencker qui peut se prolonger plusieurs heures selon le volume des coupes, on lave longuement à l'eau courante et on traite ensuite par l'alcool iodé à 5o° puis on porte dans l'alcool à 700 et à 90°-
Dans le Flemming, les pièces, dont le volume ne doit pas dépasser 4mm d'épaisseur sur 10""" de largeur et de longueur, séjournent 24 heures. Lavage à l'eau courante pendant trois ou quatre heures. Conservation dans l'alcool à 70 ou à 900.
Pour effectuer les coupes, je pratique concurremment l'inclusion dans le collodion de larges tranches fixées par l'alcool ou le Perenyi, et l'inclusion dans la paraffine de petits fragments fixés au Flemming. Sur le premier mode d'inclusion, je n'ai rien de particulier à mentionner, sinon que les pièces un peu épaisses doivent séjourner plusieurs jours dans le collodion pour en être uniformément imprégnées. L'inclusion à la paraffine présente plus de difficultés, car il est parfois très difficile de couper les tissus adultes traités par celte méthode. Ils se ratatinent et deviennent friables.
Je suis pourtanl parvenu à déterminer les conditions les
(1) C'est là un point très important et qui est généralement négligé nu grand détriment des matériaux d'étude. Trop souvent l'on se contente d'entasser dans un petit flacon (généralement un flacon à catgut (pic l'on a toujours sous la main) un morceau aussi gros que le permet l'ouverture du récipient et d'y ajouter un peu d'alcool sinon d'eau de Cologne. Il en résulte une hydratation rapide du liquide qui se transforme ainsi en réactif dissociant.
plus favorables à l'application de celle méthode i . Elles peuvent être ainsi formulées.
l'ouï- inclure à la paraffine, éviter de se servir de pièces fixées à L'alcool, prendre plutôt celles fixées an Flemming, au Gilson ou au Zencker.
Déshydrater le plus rapidement possible dans l'alcool à 900, absolu et le xvlol. Les pièces s'altèrent, surtout dans ce dernier tenue de leur déshydratation, et, en général, il suffit de les y laisser pendant un temps variant entre 20 et 60 minutes pour (pie celle-ci soit complète.
Inclure aussi très promptement dans la paraffine à température aussi peu élevée que possible. Une ou deux heures suffisent. Pratiquer l'inclusion dans de la paraffine fraîche et non dans celle qui a servi à faire tremper les pièces pour chasser le xvlol. Il y reste toujours des traces de ce liquide qui suffisent pour enlever à la masse sa cohésion.
Les coupes sont pratiquées au moyen d'un microtôme quelconque ; le modèle à glissière de Rivet, perfectionné par Thoma, convient le mieux pour le collodion ; celui de Dumaige ou de Minot est bon pour la paraffine. Je n'ai pas à m'appesantir ici sur leur emploi dont on trouve le détail dans les ouvrages spéciaux.
Pour la coloration des coupes, je n'insisterai non plus ni sur les colorations usitées ni sur les moyens de collage des coupes sur lames; je me bornerai à dire que, pour les coupes au collodion, je me sers du picrocarmin, de l'hématoxyline de Bœhmer ou de Del.vfield et du carmin au borax de Grenàcher, el n'insisterai un peu plus longuement que sur les méthodes de coloration encore peu répandues que j'ai eu l'occasion d'appliquer aux coupes faites à la paraffine, en vue surtout de leur étude cytologique.
La coloration par excellence de ces coupes, destinées à
(1) Depuis la rédaction «le ces lignes j'ai élé amené, suivant les conseils de M. Bohrei., à modifier légèrement le mode d'inclusion à la paraffine en vue d'obtenir de larges coupes di' li-sns fixés ù l'alcool. Au lieu de déshydrater par le xylol, je fais passer la pièce par les alcools graduellement forts, pais dans des mélanges d'alcool et «le toluène, de toluène par. H enfin de toluène-paraffine. Bien conduite, celle méthode m'a permis d'obtenir des coupes d'ensemble à la paraffine de r/i5o* de mm. d'épaisseur et de plusieurs centimètres carrés de surface.
CANCERS KPITIIÉMAUX. 2
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L'observation In plus approfondie, est celle que donne La safranine, d'après La méthode de surcoloration imaginée par Flemshng et si heureusement perfectionnée par Hetîneçuy. Avec ces perfectionnements, la méthode de surcojoratton permel ;itissi bien L'étude (In noyau que celle du corps cellulaire; elle différencie admirablement les moindres détails de si inclure el met en relief de la façon la plus neilc les dégénérescences intra ou extra cellulaires. Voici en quoi elle consiste.
Les coupes sont collées sur lame au moyen de L'albumine, passées au xylol, à l'alcool absolu, à l'alcool à 900 el enfin a l'eau pendant cinq minutes. On les passe ensuite successivement dans :
i° Solution alcoolique d'hématoxyline à 1 p. 100 pendant 5 minutes ;
20 Solution aqueuse de permanganate de potasse à 1 p. 100 pendant 2 minutes; 3° Eau distillée ;
4° Safranine, solution hydroalcoolique anilinée pendant 10 minutes ou davantage. Eviter pendant ces opérations de laisser dessécher les coupes.
Après l'action de la safranine, les coupes ont acquis une teinte rouge-brun uniforme et sont à peu près opaques.
On lave alors rapidement sous un filet d'alcool à 90" pour chasser L'excès de safranine, on passe à l'alcool absolu qui commence la décoloration et enfin on termine en posant sur chaque coupe une goutte d'essence de girofle». Peu à peu la coupe se dégorge, les noyaux seuls gardent leur coloration rouge, tandis que les corps cellulaires prennent un joli ton brun clair très favorable à l'observation. Si la décoloration larde trop à se produire, il suffit de chasser L'essence par l'alcool absolu, de laisser agir ce dernier un certain temps el de remettre ensuite de L'essence.
Les coupes soigneusement égouttées sont montées dans le baume (1).
(i)Il arrive parfois qu'à la suite d'un séjour tfOp prolongé de l'essence do girofle sur la préparation, celle-ci se rouvre de cristaux ovoïdes, réfringents, très gênants pour l'observation. On fait disparaître facilement ces formations en lavant les coupes à l'éther sulfurique, tout en prenant bien soin d'en éviter la dessiccation, passant ensuite nu xylol et montant dans le baume.
TECHNIQUE ET MATÉRIAUX D'ÉTUDE ig
La méthode de Gra.m, modifiée par Borrel, donne aussi d'excellents résultats, mais si elle peut marcher de pair avec la précédente, elle ne lui est pas supérieure.
Toutes ces manipulations, parfois fort longues, son1 grandement facilitées, si, au lieu de verser les réactifs sur les lames, on plonge celles-ci dans dos récipients appropriés. M. Hoiirel a l'ail construire dans ce but, par M. CoGIT, des batteries de tubes de contenance appropriée montés sur un bloc de bois perforé, (les tubes ne peuvent contenir qu'une lame à la Ibis ou deux lames dos à dos; pour éviter cet inconvénient, j'ai eu l'idée de suspendre un certain nombre de celles-ci à un support commun à peu près connue les éléments d'une pile au bichromate fig. S), De la sorte les lames se trouvent séparées par un espace de quelques millimètres, les coupes ne s'abîmenl point par le frottement et le réactif circule librement à leur surface.
M. CoGiTa aussi très heureusement réalisé ce bouchon porte-lames dont l'emploi peut rendre de réels services toutes les Ibis (pie Ton a beaucoup de préparations à effectuer en même temps é.
Ainsi que bon peut le voir, les coupes sont toujours montées dans le baume parce (pie ce milieu est bien supérieur à la glycérine à tous les points de vue. On lui reproche de trop éclaircir les préparations et quelques auteurs estimenl qu'il vaut mieux se soumettre à tous les inconvénients de la glycérine, dont le moindre est la perte à plus ou moins longue échéance des pièces par dessiccation, que d'en voir disparaître les lins détails. Il m a semblé (pie, par l'emploi des colorations judicieusement combinées et surtout dos fixations complètes, l'on pouvait toujours
Vie. 5.
Tube contenant un bouchon porte-hunes auquel sont fixées six préparations.
(i) Fahhe - Domergce. Bouchon porte-lames pour préparations microscopiques. Annales de micrographie, I. VI. iSt)',, p. S;.
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atténuer ou même supprimer totalement cet inconvénient du baume et utiliser ses autres qualités.
Il Paul éviter cependant, dans un cas, le montage au baume : c'est lorsqu'il s'agit de préparations, coupes ou dissociations, colorées au picro-carmin. Ce précieux réactif ne conserve son pouvoir électif que par le montage dans la glycérine picrocarminée. Son emploi, qu'il ne faut pas négliger concurremment avec celui des autres procédés dans toutes les circonstances difficiles, permet souvent, "par comparaison, d'élucider rapidement écriai ncs questions douteuses. Il m'a été très précieux, ainsi qu'on le verra plus loin, pour l'étude de certaines altérations cellulaires observées dans la tumeur de la lèvre, n°6o C. L.
Je ne puis terminer ce qui a trait à la technique de coloration et de moulage des coupes sans répondre à l'objection qui accueille invariablement toute méthode nouvelle destinée à mettre en évidence les détails de structure des tissus que 1 on étudie. Cette objection peut se formuler ainsi : « La structure que dévoile la technique n'est que le résultat des manœuvres de cette technique même, elle ne correspond point à une réalité morphologique inhérente au tissu ou du moins rien ne prouve qu'elle y corresponde. »
En général, l'observateur prudent est le premier à se poser la question et à la résoudre presque d'instinct par l'expérimentation. Il est évidemment des cas où un accident de préparation peut occasionner l'illusion et l'erreur, mais celle-ci ne tient longtemps ni devant la variation rationnellement voulue des procédés techniques, ni devant l'étude des préparations. Je dois cependant insister un peu sur ce point pour relever certaines imputations erronées attribuées à l'action de la safranine et à sa précipitation en présence de divers réactifs. Dans un travail paru en 189:5, M. Ohlmacher, en effet, étudiant l'action de l'acide picrique, de l'iode, de l'acide chromique sur cette matière colorante, soit in vitro, soil dans le sein môme des tissus, a constaté qu'elle se précipite en niasses ou en cristaux brun rouge, par suite de leur addition. Il a en même temps vérifié (pu1 le précipité se dissout dans l'alcool.
Partant de ce point, l'auteur s'est livré à de nombreuses expériences en vue de reproduire sur des coupes et dans des
T E CHNIQV E E T M - 1 T Ê RI AU X 1) É T l ' 1) E
cellules la production de précipités analogues, puis il en a conclu que les résultats fournis par les méthodes de coloration combinée basées sur remploi de la sal'ranine e1 d'un des réactifs précités pouvaienl prêter à discussion. Le procédé que nous employons n'est poinl de ceux-là, puisque, après l'application de la sal'ranine sur les coupes, nous ne les soumettons qu'à l'action des alcools cl du xylol, mais il n'en est pas de même de ceux où Ton préconise1, après la sal'ranine, l'action de l'acide picrique. 11 nie semble puéril cependant, même dans ce cas, de supposer que l'auteur n'ait pas eu une seule (bis l'idée de suivre sa préparation sous le microscope et de constater l'état de sa coloration entre l'application des deux réactifs. De plus, les précipités obtenus par Ohlmacher sont solubles dans l'alcool et la décoloration des préparations à la safranine s'accomplit à l'aide de lavages très complets par ce réactif. Pourquoi celui-ci ne dissoudrait-il pas les précipites accidentellement formés sur les coupes, comme il les dissout in vitro ? En dernier lieu, enfin, il est facile, s'il reste le moindre doute, de noter sur une préparation les points où l'on soupçonne la formation d'un précipité, de pousser la décoloration à fond et de s'assurer si à ce point correspond une structure. Par conséquent, si les conclusions du travail de M. Qhlmacheb concordent pleinement avec celles que nous émettrons sur le peu de fondement de la théorie coccidienne du cancer, nous devons déclarer tout d'abord que nos arguments seront tirés non des fautes de technique des auteurs, mais de l'insuffisance des preuves qu'ils apportent à l'appui de leur manière de voir.
L'étude des coupes doit toujours être accompagnée de dissociations des éléments fixés et colorés, ci si cela est possible de l'examen de dissociations à l'étal frais. Ces opérations ne présentent aucune difficulté; pour l'élude des dissociations l'on fixe par les vapeurs d'acide osmique sur la lame même, Ton couvre d'une lamelle et l'on colore par l'addition sur les bords d'une goutte do vert de méthyle additionné de liquide de Brun ou de picro-carmin.
La plupart des matériaux d'étude que j'ai eus à ma disposition proviennent du service de clinique chirurgicale de l'hôpital Neckcr, ils ont tous été recueillis au moment même (h1 l'opéra-
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tion et fixés immédiatement par une des méthodes énuinérées plus haut.
J'ai ou également La bonne fortune de recevoir de mon excellent ami .M. Veillard, externe des hôpitaux, quelques pièces parfaitement recueillies et des préparations exécutées par ies procédés que j'employais moi-même et très réussies. Enfin, M. Lyot, chef de clinique à Necker, a bien voulu me confier un certain nombre de préparations effectuées par lui d'après des pièces que je n'avais point encore rencontrées cl qui ont été pour moi de précieux éléments de comparaison et de contrôle.
S'il ne m'a pas été toujours possible de réunir tous les renseignements dont j'aurais voulu m'entourer, je me suis efforcé du moins d'en recueillir le plus possible. Je crois inutile cependant de publier in extenso les observations relatives aux malades porteurs de tumeurs que j'ai eus à étudier el je me bornerai dans rémunération qui va suivre à en citer les points les plus directement intéressants.
Pour faciliter les descriptions et éviter les redites, j'ai groupé, autant que faire se peut, les tumeurs d'après leur siè^-e et ai assigné à chacune un numéro d'ordre qu'il me suffira de mention ncr quand j'aurai l'occasion d'en parler. Ce numéro est celui de la collection du laboratoire de clinique chirurgicale (C. L.) où les pièces se trouvent conservées.
Tumeurs de la peau.
Cor du petit doigt du pied. Pris sur une pièce fraîche provenant d'une amputation. Salle Malgaignc. Janvier 1892.
Papillorae composé du cuir chevelu. Homme de 35 ans environ. Malade du dehors. Opér. du 25 oct. 1892. Tumeur datant de \ mois, arrondie, large d'un centimètre, épaisse de o,5. N° 179, C. L.
Papillome développé à la face interne d'un kyste derraoïde. Homme de \B ans. Opér. du 28 oct. 1891. Salle Malgaignc. V. Le Dentu. Etudes de clinique chirurgicale, 1892, p. 2','i. N° 2. G. I>.
Papillome malin de la région sacrée. L. Mélanie, >(> ans. Salle Lenoir, n° 17. Opérée le -±\ déc. 1892. Il y a quatorze ans, la malade s'aperçut qu'elle avait une petite tumeur de la grosseur d'une noix environ, au sommet du sillon inlcrfessier. A la suite d'une chute, la tumeur s'ulcéra et il en sortit du pus, au dire de la malade. Depuis quatorze mois, au-
dessous de la tumeur primitive il a paru une grosseur qui s'esl ulcérée el qui, croissant rapidement, en a nécessité l'ablation,
Tumeur large de ro centimètres, longue de [5 centimètres, épaisse de ') centimètres, ovalaire, constituée par des végétations rougeâtres non saignantes, rappelant l'aspect des bourgeons charnus de bonne nature. Vers son tiers inférieur, elle présente une fente correspondant au sillon interfessier et dans laquelle le doigt perçoit la sensation d'une surface osseuse dénudée, le sacrum. La tumeur est enlevée au bistouri. Pendant l'opération, sous l'influence de la pression, l'on voit sourdre un liquide crémeux, jaunâtre, analogue à du pus. L'examen microscopique permel de reconnaître que ce pus n'est constitué que par des cellules épithéliales en suspension dans un liquide incolore. A la coupe, la tumeur présente une coloration d'un gris rosi'' assez uniforme. A sa base se trouvent de petites cavités kystiques, grosses comme une tète d'épingle ou un petit pois, et contenant une matière blanc jaunâtre, formée de cristaux de eholestérine. N° 198. C. L.
La malade traîna après l'opération jusqu'au G octobre 189'} sans jamais pouvoir se débarrasser des récidives focales qui survenaient, el mourut à cette date, 10 mois après la première intervention. Grâce à l'obligeance de M. Webei», alors externe du service, j'ai pu avoir la relation de sou autopsie et m'assurer (pie la tumeur ne s'était pas généralisée. Seuls les ganglions lombaires étaient hypertrophiés, l'amollis et caséeux. Bien que le néoplasme eut envahi la marge de l'anus, les parois du rectum lurent trouvées intactes. La malade est morte, en somme, de consomption lente et peut-être aussi de l'infection occasionnée par l'énorme foyer suppuré qu'elle portait depuis si longtemps.
Épilhéliome de la joue. P. Augustin, 60 ans. Opér. du 1 '2 avril 1 89 1 . N° 5cj. CL.
Ëpithéliome de la jonc Homme de 35 ans. Opér. du <) avril 1CS92. Tumeur grosse comme un pois, datant de 1 mois, non ulcérée. N° c36.C.L.
Ëpithéliome de la peau du poignet, consécutif à une brûlure. Préparations du l)r Laguesse provenant d'un malade amputé à l'Hôtel-Dieu en i88'3.
Carcinome de la plante du pied droit. Célestine F..., (\\ ans. Salle Le noir, n" il). Opér. du 23 février 1892. La tumeur date d'un an. A la suite d'une écorchure sur un durillon apparut une petite grosseur du volume d'une cerise. Cautérisée au nitrate d'argent la tumeur est couverte d'une eschare qui ne lai de pas a tomber. Traitement infructueux au chlorate de potasse. Au moment de l'extirpation la tumeur est saillante, bien circonscrite, du volume d'une coque de noix, ulcérée, bourgeonnante. N° rai. G. L.
Ëpithéliome du sillon naso-génien. Homme de £0 ans environ. Salle Malgaigne, n° 18. Opér. du > novembre 1892. Tumeur grosse comme une
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noisette, saillante, non ulcérée, niais adhérente à la peau qui présente à son niveau une surface irrégulière et bourgeonnante.. N° 182. G. L.
Epithéliome glandulaire de la région temporale*: Malgaigne. Opér. du 9 décembre i8y i . Tumeur large de 5 centimètres, peu saillante, ulcérée, crouteuse et mamelonnée. Une autre petite tumeur de même nature derrière l'oreille. N° 191. C. L.
Epithéliome de la joue. Malgaigne. Opér. du 5 avril . Nc Ï6. C. L.
Épithéliome du sillon naso-palpébral. Edouard F..., 46 a"s- Malgaigne, n° 27. Opér. du ■!.(> janvier [892. Le malade dit présenter cette tumeur depuis 20 ans. Elle est bosselée, grosse comme un pois, peu adhérente aux parties profondes. N° 109. C. L.
Carcinome de l'angle interne de l'œil. Femme de 4G ans. Opér. du 14 mars i8<j3.
La pièce enlevée comprend : une partie de la peau et des os du nez, le globe oculaire tout entier et une partie de la paroi inférieure de l'orbite.. L'œil présente vers son côté interne un commencement d'altération. La cornée est légèrement entamée par la prolifération du néoplasme. N° 216. G. L.
Epithéliome de la joue. Opéré, le 27 avril 1892, par M. Delbet. Salle Malgaigne, n° i3y. G. L.
Epithéliome sous-oculaire. Récidive. Malgaigne, n° 20. Opér. du 27 octobre 1891.
Tumeur grosse comme un œuf de pigeon, non ulcérée, laisse sourdre à la coupe une matière jaunâtre épaisse. N°87. C. L.
Epithéliome de la région temporale. Salle Malgaigne. Opération du 10 décembre 1892.
Le malade présente deux tumeurs, l'une siégeant à 1 centimètre en avant de l'oreille droite et large comme une pièce de 1 franc environ, ulcérée, grisâtre, faisant sur la peau une saillie de 1 centimètre environ, lobulée. A la coupe elle se montre composée d'un tissu mou, grisâtre, presque cncéphalokle. Certains de ses lobules sont creux et contiennent un liquide clair incolore. La deuxième tumeur située un peu au-dessous de la première est grosse comme une lentille, non ulcérée et lait à peine saillie à la surface de la peau dont elle ne se distingue que par une coloration jaunâtre et une légère induration. PS0 192. C. L.
Épithéliome de la joue. Malgaigne, u" io. Opér. du 26 janvier 1892.
Tumeur grosse comme une noisette, ulcérée, bon rgeon na ni c . A la
coupe elle présente un tissu grisâtre mou creusé de cavités pleines d'un liquide incolore. N° 1 08 < C. L.
Carcinome du pavillon de l'preille gauche. Pièce recueillie par M. Veillard, provenant d'une opération de M. le Dr Monod à Saint: Antoine, le 26 novembre 1891.
Épithéliome de la cuisse. Homme de 3o ans, inopérable. Fragment excisé le a5 mars 1893. La tumeur primitive siégeant sur la face antérieure delà cuisse gauche, à m centimètres environ du pli de l'aine, présente l'aspect d'une masse fougueuse, aplalie, de to centimètres de diamètre et faisant sur la peau une saillie de 3 ou '( centimètres. La surface en est rougeâtre, mamelonnée, couverte d'un pus infect. Elle date de 14 mois. Au pli de 1 aine a paru depuis 4 mois une tumeur secondaire ganglionnaire dont le volume égale celui d'une pomme. A son niveau la peau est rouge, enflammée. Tous les ganglions de la région semblent plus ou moins indurés. N° 222. G. L.
Tumeurs de la muqueuse bucco-pharyngienne, du larynx.
Carcinome de la langue. Salle Malgaigne. Homme de 40 ans environ. Opér. du 23 décembre 1892.
I uraeur mal limitée; on constate seulement une induration de toute la portion antérieure de la langue et sur le dos de celle-ci un sillon longitudinal ulcéré. Cette forme se rapproche beaucoup de celle figurée par M. Lancejieaux. Atlas cVanatomie pathologique, pl. 3, fig. 6. N° 197. C. L.
Carcinome de la langue et du plancher de la bouche. Salle Malgaigne, n° 5o. Homme de G5 ans.
Aucune partie de la tumeur n'est ulcérée. Sans délimitation bien nette, 1 induration s'étend sur toute la région antérieure de la langue et le plancher de la bouche. Le maxillaire inférieur est envahi. Résection de toute la région mentonnière. N° 193. C. L.
Carcinome de la langue. Auguste C, 69 ans. Salle Blandier, n° 11, Saint-Antoine. Opér. effectuée par .M. Monod, le 7 mars 1892. Pièce recueillir par M. Veillard.
Epithéliome de la langue. Frédéric F. Salle Broca, n° 44,, Saint- Antoine. Opér. effectuée par M. Monod, le 10 novembre 1891. Pièce recueillie par M. Veillard.
Tumeur siégeant à la partie latérale gauche de la langue, longue de 4-5 centimètres, large de 3 centimètres, présentant une épaisseur maxima de 1 centimètre 5.
Épithéliome de la langue. Opér. l'aile en ville par M. le Dentu, le 22 octobre 189L
Récidive après 14 ans. IST° 8>. C. L.
LES CANCERS ÈPITUÉLIAUX
Carcinome du voile du palais. Saint- Antoine. 189a» Pièce recueillie par M. Veillard.
Papillome de la face interne de la joue gauche. Op. du 28 mars i8g3, effectuée par M. Ricaud. Salle Malgaigne.
La tumeur, saillante de 1 centimètre environ, non ulcérée, occupe la joue gauche el s'élend vers le pilier du voile du palais. Peu étendue en profondeur. N° aa4- CL.
Carcinome de la face interne de la joue. Louis G... Saint-Antoine. Op. du aG mars 1892, faite par M. Moxod, pièces recueillies par M . Veillard.
Carcinome de la commissure lahiale. Salle Malgaigne, u° 29. Op. du 27 avril 1894. N° 288. C. L.
Epithéliome de la lèvre inférieure. Homme de 60 ans environ. Un fragment est excisé d'abord le ig mars 1891. La tumeur entière est extirpée le 28 avril 1891, après traitemenl infructueux par la pyoctanine. N° 62. C. L.
Epithéliome de la lèvre inférieure. Malgaigne. Opér. du 11 juillet [89a. N° 171. C. L.
Epithéliome de la lèvre inférieure. Opér. eu ville, effectuée par M. Lyot en novembre 1890.
La pièce comprend toute l'épaisseur de la lèvre faces externe et interne). N° 12. C. L.
Epithéliome de la lèvre. Récidive. Opér. du '10 avril 1890.
La tumeur, profondément située, laisse sourdre à la coupe une matière crémeuse jaunâtre. Une tranche brossée au pinceau laisse voir une membrane fibreuse solide, formée d'alvéoles primitivement remplies par les masses caséeuses (résidus épilhéliaux). N° Go, C. L.
Epithéliome de la lèvre. Opéré par M. le Dr Lucas, à Concarneau. Vieillard de 72 ans, fumeur. La tumeur, cautérisée il y a (i ans. occupe maintenant toute la lèvre inférieure du côté gauche.
Epithéliome de la lèvre. Opéré par M. le Dr Lucas, a Concarneau. Pièce recueillie dans les mêmes conditions (pie la précédente.
Epithéliome du plancher de la bouche. Salle Malgaigne u 22. Op. du 8 février 189».
Petite tumeur du volume d'un haricot, dense, grisâtre, api, Hic N° 33',. C. L.
Épithéliome du larynx. Fragments excisés à la pince par M.Ruault, à Saint-Antoine, le 10 mai 1892. Homme de 5a ans.
Tumeurs des maxillaires, du tube digestif et de ses annexes.
Kysépithéliome du maxillaire inférieur droit, Salle Lenoir, n° 12. Femme de 3.1 ans. Opér. du 21 mars i<S</'>.
Récidive d'une tumeur opérée trois années auparavant à l'hôpital Beaujon.
Tumeur du volume d'une pomme constituée par des kystes de grosseur \ ariable, depuis celle d'un petit pois jusqu'à celle d'une noix, contenant un pus infect ou un coagulum caséeux. Les parois de certains de ces kystes sont osseuses, d'autres présentent une consistance ferme, élastique. Parois des cavités lisses, rougeâtres, avec quelques fongosités muriformes. N° 218, G. L.
Kysépithéliome du maxillaire inférieur. Salle Lenoir. Femme de >i ans. Opér. de novembre 1 89 1 . A'° G, C. L. V. Le Dentu, Etude de clinique chirurgicale, p. 142, où cette observation a été publiée.
Epithéliome du maxillaire inférieur. Opér. effectuée le 2 avril 1892, par AL Moxoo. Pièce recueillie par Yeillaiid. Homme de >8 ans. Résection de la partie moyenne et de la branche horizontale droite du maxillaire inférieur.
Carcinome du sinus maxillaire et des fosses nasales. Malgaigne, n° |i. Opér. du 17 lévrier 180,1.
La tumeur était composée de masses muriformes semi-transparentes qui tapissaient les muqueuses et remplissaient en partie le sinus maxillaire. V. Le Dentu, Etudes de clinique chirurgicale.
Carcinome du sinus maxillaire et des fosses nasales. Salle Malgaigne, 11" rg. Opération du 16 février 180/,.
La malade porteur de celle tumeur avait été opérée quatre ans auparavant à Saint-Louis, par AL le professeur Le Dentu, d'une tumeur des fosses nasales e1 du maxillaire supérieur. Il en était résulté la production d'une cavité assez grande à la place du sinus maxillaire. C'est dans celle cavité communiquant avec les fosses nasales que s'est développée la tumeur qui a motivé la présente opération. N" 272. C. L.
Carcinome de l'œsophage. Autopsie du 2/1 avril 1 89 r . Salle Malgaigne. Homme de 55 ans environ.
Rétrécissement annulaire de l'œsophage au niveau de la crosse de I aorte. Parois du rétrécissement mesurant environ 8 millimètres d'épaisseur. Un peu au-dessus l'on observe des points blanchâtres, opalins, de forme souvent allongée dans le sens de l'axe longitudinal de l'œsophage. NT,!. CL.
a8 LES CANCERS ÊPITBÉUAUX
Carcinome de l'estomac, généralisation au diaphragme, au foie, aux poumons. Hôpital de la Pitié. Autopsie.
L'autopsie ayant été pratiquée l'été dans de mauvaises conditions, les pièces du foie et du diaphragme seules ont pu être conservées. Je dois ces pièces à l'obligeance de M. VeillaiÎD.
Adénome du rectum. Opération en ville de M. Le Dentu, •il novembre! 180,0. N° i5. G. L.
Adénome du rectum. Opération en ville de M. Le Dentu, 21 janvier 189-2. N° io3. C. L.
Kpithéliome du rectum. Charles L..., 't6 ans. Salle Malgaigne. Opér. du 2 5 octobre 1 890.
Tumeur végétante annulaire occupant la partie inférieure du rectum. N° 1. G. L.