‹ Les cancers épithéliaux [electronic resource]Chapitre 46 sur 132 · LES CANCERS ÊPIT.HÉ LIA VX · texte numérisé non relu

LES CANCERS ÊPIT.HÉ LIA VX

voie de division directe. J'ai figuré ces phases planche VI, figures i i3-i22.

Au débul de la division (fig. \ i3), le noyau cellulaire perd sa membrane d'enveloppe; sa chromatine se dispose en bâtonnets droits, Courts, légèrement fusiformes, orientés vers un eentre commun, celui du noyau. On croirait avoir araire à ce moment à une figure karyokinétique bipolaire vue par un de ses pôles, soii au stade de plaque équatoriale, soil â celui de métakinèse. Cependant il s'en distingue par La cohésion el l'orientation vers le centre de tous ses chromosomes. Dans d'autres cellules, la j nasse des bâtonnets chromatiques, en même temps (pie le corps cellulaire, s'étire de façon à prendre la forme d'une ellipsoïde, niais on ne constate aucune scission entre les bâtonnets chromatiques [fig. 1 1 4)- Un |)('" plus loin, le noyau s'étrangle légèrement en son milieu [fig. \ i.Vetl'on trouve enfin [fig. 1 1 6) la masse chromatique séparée en deux parties égales, toujours avec les bâtonnets dirigés vers le centre de la cellule. Les figures 1 17 et 1 18 représentent la reconstitution des noyaux-filles aux dépens des bâtonnets chromatiques; ceux-ci s'écartent beaucoup les uns des autres [fig. 1 17), de façon à remplir presque entièrement le corps cellulaire, en même temps ils prennent une forme plus irrégulière et tendent à se contourner sur eux-mêmes, puis apparaissent (fig. 118 une membrane d'enveloppe et des filaments chromatiques de plus en plus allongés et contournés.

Sur la même coupe, j'ai pu également observer une figure de division tripolaire (fig. 1 19) se rapportant manifestement au même genre de division. De plus, certaines ligures d'altération, dont il sera parlé plus loin, m'ont paru provenir des stades de division mixte frappés de dégénérescence au cours de la cytodiérèse.

Comment convient-il d'envisager celle forme de division cellulaire? En se rapportant à ce que nous avons dit plus haut, au sujet des cellules à noyaux multiples, nous voyons que ces cellules, au moment de la division directe, présentent une division de leurs niasses nucléaires. Tantôt celles-ci s'étirent en

totalité, tantôt au contraire elles se répartissent uniformément dans chacune des cellules-filles. La division mixte ne consti-

DIVISIOX CELLULAIRE rU)

tuerait-elle pas une sorte de division mjxte, consécutive à une 1 segmentation nucléaire poussée à sa [imite la plus extrême el ne serait-elle pas homologable à la division directe (rime cellule à noyau bourgeonnant ? C'esl là l'explication qui me paraîl le mieux en harmonie avec les faits (pu* j'ai observés. Je me hâte toutefois d'ajouter que si j'ai tenu à les exposer complètement ici, je suis le premier à penser qu'ils ne prendront toute leur valeur qu'après qu'ils auront été confirmés et étayés par de nouvelles observations.

Division indirecte ou karyokinétique. — L'histoire de la karyokinèse, dans les tumeurs épithéliales, suit de près celle du même processus dans les tissus normaux, et les auteurs qui s'en sont occupés ont peu à peu constaté l'identité des phénomènes dans les deux cas.

Mais résumons d'abord brièvement les (rails principaux de la division indirecte.

Karyokinèse bipolaire. —

A l'état de repos, le noyau

se compose d'un réticulum chromatique donl les points d'entrecroisement présentent des nodosités plus ou moins accentuées (chromosomes), d'un ou plusieurs nucléoles el d'une membrane limitante colorable également par les réactifs donl les propriétés semblenl participer, par conséquent, de celles des- filaments chromatiques. An voisinage du noyau, mais non en contact immédiat avec lui, se voient un ou deux petits corps clairs assez, nettement limités, les sphères attractives Van Beneden) ou Archoplasma Boveri), au centre desquelles se trouvent une ou plusieurs granulations colora-blés, <|ui

oui reçu le nom de corpuscules polaires Ed. VAN BèNEDEN) ou

centrosomes Boveri) ou taches polaires (Vialleton). Chaque sphère attractive se trouve généralemenl entourée, même à l'étal de repos, d'une zone radiée formée de granulations

Fie. 8.

Noyaux parablastiqucs de la Truite en voie de division. Le fuseau B exerce une action perturbatrice sur la formation des dyasters du fuseau A ; la sphère attractive b exerce une action sur les chromosomes de A; d'après Henneguy, 1891.

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