‹ Les cancers épithéliaux [electronic resource]Chapitre 51 sur 132 · oo/i · texte numérisé non relu

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maux, que dans le premier cas la

cellule en voie de multiplication est toujours en instance d'altération ; que, d'une part, elle évolue dans un milieu plus ou moins infecté par la dégénérescence des éléments voisins, que, d'autre pnrt, elle peut se trouver soumise à des pressions anormales suivant des directions tout à l'ait quelconques et qu'enfin rien n'assigne, comme dans l'état naturel, un terme précis à la durée de son évolution. Ces causes suffisent amplement à expliquer les déviations observées dans la multiplication endogène cancéreuse et doivent aussi nous mettre en garde contre la tendance que nous pourrions avoir à généraliser nos observations sur ces diverses multiplications. On doit, à ce qu'il

LES CANCERS É P/Tll E LIA UX

me paraît, considérer comme se rapprochant le plus de la normale, ht multiplication endogène par bourgeonnement du noyau et individualisation simultanée du protoplasma et ne voir dans les autres modes que des déviations pathologiques.

Pseudo-multiplication endogène. — Je place a i une forme spéciale1 d'altération nucléaire qui n'a, en réalité, rien à voir avec la multiplication cellulaire et ne s'en rapproche que par des ressemblances et des analogies. Ces analogies sont pourtant si étroites, elles conduisent si facilement à des interprétations erronées, qu'elles doivent être signalées immédiatement à la suite des véritables phénomènes dont elles simulent les phases.

Parvenue à une certaine période de son évolution la cellule épithéliale, prisonnière dans le tissu qu'elle contribue à édifier, ne meurt pas toujours tout entière. Souvent Ton assiste à une dégénérescence partielle de quelques-uns de ses constituants, à la disparition par exemple d'un ou deux de ses noyaux lorsqu'elle en contient plusieurs. Et c'est précisément à l'une de ces dégénérescences que nous avons affaire actuellement.

Le noyau qui entre en voie de régression perd son aspect normal et son réseau chromatique; celui-ci tend à se raréfier ou du moins à se débarrasser de sa chromatine tout en conservant sa charpente de linine; seul le nucléole conserve sa colorabilité habituelle et se maintient au centre du noyau, comme le ferait un noyau au centre de sa cellule. 11 en advient qu'au terme ultime de son altération le noyau isolé dans le protoplasma cellulaire figure un véritable petit élément possédant son noyau, son corps protoplasmique et sa membrane d'enveloppe. La figure 93, pl. Y, montre trois de ces noyaux (//') en voie de dégénérescence; dans deux d'entre eux l'on dislingue encore la charpente de linine avec quelques rares grains chromatiques; celui de gauche au contraire ne renferme plus que son nucléole isolé. Le même aspect se retrouve dans la figure ci-contre [fig. 26).

Tel est le mode le plus simple et le plus facile a interpréter de la pseudo-multiplication endogène; très souvent

MULTIPLICA tion cellulaire endogène

aussi Ton se trouve eu présence de formes beaucoup plus compliquées au sujet desquelles nous aurons à revenir plus longuement lorsque nous discuterons l'origine parasitaire des cancers. Lorsqu'en effet une cellule à noyau bourgeonnant émet successivement des éléments nucléaires arrondis, et que ces éléments subissent la dégénérescence que nous venons d'étudier, Ton peut voir la cellule se remplir de petites inclusions d'aspeci cellulaire, mais en définitive les grains nucléaires, les derniers formés sont là pour nous donner l'origine des inclusions avoisinantes et pour nous mettre en garde contre une fausse interprétation. Mais le phénomène suit fréquemment aussi une autre marche lorsque la dégénérescence au lieu de s'effectuer progressivement frappe d'emblée un noyau bourgeonnant tout entier à côté d'un autre noyau demeuré à peu près normal.

Chaque nucléole du noyau dégénéré devient le centre d'une petite sphère claire d'où disparaissent peu à peu les éléments chromatiques. En même temps ces sphères ainsi conslii ures se désagrègent et tendent à se séparer les unes des autres. Finalement le noyau se résout en un amas d'inclusions protoplasmiques de forme et d'aspect absolument identiques. 11 est bien difficile lorsqu'on recherche des parasites dans les tumeurs, de ne pas considérer ces corps nucléés comme de véritables petites cellules.

Nul ne conteste aujourd'hui la réalité de la multiplication cellulaire endogène dans les tumeurs épithéliales et, tant qu'elle conserve les apparences que nous venons de décrire, on la reconnaît partoul ou elle se présente. Malheureusement là ne devronl pas se borner nos investigations; de même

Fig. 2G.

Cellule à noyau bourgeonnant (carcinome du sein) dont les noyaux subissent L'altération qui aboutit à la formation de fausses cellules endogènes. Gross. 5oo/i.

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que la cellule cancéreuse simple, la cellule endogène -fille subit elle aussi de profondes altérations qui peuvent porter sur son noyau, sur son protoplasma, sur sa membrane ou sur tous ses éléments à la fois. Ces altérations ne diffèrent en rien de celles qui frappent les éléments cancéreux en général et seront par conséquent envisagées en même temps que celles de ces derniers.

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