LES CAS (EUS ÉP1TUÉLI M X
toutes dans une seule et même direction centrifuge, puisque leur sort final est d'arriver à La surface de l'épidémie et l'on peut admettre, en conséquence, que leur plan de division es! toujours parallèle à celui de la couche basilaire. L'axe de leur fuseau karyokinétique est, en d'autres termes, perpendiculaire à la peau. S'il en était autrement, la direction générale des éléments de l'épiderme ne pourrait être centrifuge.
La figure 27, qui représente une coupe schématique de peau normale, complétera mieux encore ma pensée. J';ii représenté au moyen de flèches contenues dans le corps des cellules de la couche génératrice, l'orientation suivant laquelle s'effectue normalement la division cellulaire dans les épithéliums de revêtement.
Passons de là à l'épithélium glandulaire dérivant de la couche épidermique de revêtement, et pour plus de simplicité considérons le cas d'une glande en tube simple ou ramifiée, suivant un seul plan (fig. 28) et holocrine, c'est-à-dire dont le produit de sécrétion est formé parla fonte de la cellule épithélialc tout entière. Ici l'élément épithélial est moins abondant : nous nous trouvons le plus souvent en présence d'une couche de cellules extrêmement régulières au-dessous de laquelle se trouvent d'autres cellules plus petites, plus jeunes, disposées également en une seule couche basilaire ou génératrice contre la paroi propre de la glande. Nous voyons que le plan de division de ces cellules doit encore normalement passer parallèlement à la couche basilaire pour que le remplacement progressif des éléments dégénérés par les éléments jeunes ait lieu régulièrement. La lumière de la glande est homologable à la surface de la peau, dont elle peut être schématiquement considérée comme une invagination.
Dans le cas de l'épithélium de revêtement aussi bien que dans celui de l'épithélium glandulaire, nous constatons donc nécessairement la même orientation cytodiérétique. Si celle-ci parait un peu plus compliquée dans la glande par le fait de l'invagination, elle n'en est pas moins, en fin de compte, identique à celle de l'épithélium de revêtement.
Nous pouvons maintenant considérer les tumeurs épithéliales au même point de vue, el pour cela, suivant toujours la
Fig. a8.
Schéma de l'orientation cytodiéi'étique dans lo tissu glandulaire normal.
même marche parallèle et faisant marcher de front les tumeurs du type épithélial de revêtemenl el celles du type épithélial glandulaire, nous commençons par Les deux formes de ces néoplasmes les plus voisines de la normale : le papillome - tumeur de revêtement et l'adénome-tumeur glandulaire.
En définissant, ainsi que le font la plupart des anatomo - pathologistes, le papillome, une hypertrophie des papilles normales, l'on exprime parfaitement la nature môme et la
constitution de la tumeur. Le papillome est un néoplasme dans lequel l'orientation de la cytodiérèse demeure suffisamment normale pour que la desquamation, la chute des éléments séniles de son épithélium demeurenl centrifuges. Si le plan de division des cellules se trouve assez modifié par rapport à la surface générale pour occasionner la pénétration réciproque des papilles dermiques e1 des bourgeons épidermiques, il n'en demeure pas moins parallèle à la couche basilaire, et la direction de celle-ci n'en esl pas moins également, prise dans son ensemble, à peu près parallèle a
Fig. 29.
Schéma de L'orientation <1<- la dh ision cellulaire dans le papillome.