EVTHÉLIOMES DE RE VÊTEMENT
précédent que ces épithéliums possédaient le même mode fondamental d'évolution.
Au point de vue de la connaissance générale des tumeurs épithéliales cancéreuses, l'étude des papillomes est du plus haut intérêt et ne saurait sans dommage en être séparée. Ils représentent pour ainsi dire la phase la plus rudimentaire de la néoplasie épithéliale et se rattachent, ainsi que nous allons le voir, par des gradations insensibles, aux formes de proliférations qui constituent les eancroïdes. Au point de vue clinique, il n'en est pas moins aussi important de pouvoir distinguer ces formes de transition et de fixer avec quelque certitude le stade auquel s'accomplit leur évolution, ce qui ne peut s'obtenir que par leur analyse raisonnée sans l'objectif du microscope. La question de l'étiologie des tumeurs trouve enfin aussi dans la connaissance de l'origine de certains papillomes des points de repère extrêmement précieux, et pour ces diverses raisons nous devons nous y arrêter un instant.
Verrues simples et composées. Cornes. — Ces productions sont dues à une prolifération anormale de la couche de Malpighi accompagnée d'une hypertrophie consécutive des papilles dermiques qui supportent cette couche (fig. 5i). Néanmoins l'évolution de leurs éléments épithéliaux demeurant à peu près conforme à la normale, ceux-ci accomplissent leur cycle à la façon des cellules de la peau et sont éliminés vers la surface par desquammation. La ligure 52 montre nettement le sens de cette évolution; on y voit sur une coupe verticale du revêtement épithélial d'une papille que la multiplication cellulaire s'y effectue dans la couche basilaire contiguë à cette
Fig. Si.
Schéma de l'eulhéliomc de revêtement (papillomc) montrant le sens de l'orientation cellulaire.
Ki.S