TROISIÈME PARTIE
Étude du cancer chez les cardiaques basée sur l’examen des douze observations précédentes.
Dans les douze observations que nous venons de rapporter, le diagnostic du cancer, c’est-à-dire de tumeur épithéliale plus ou moins atypique, ne peut faire de doute. En effet dans sept cas, en particulier dans tous ceux où l’aspect macroscopique des pièces pouvait laisser place à l’hésitation, l’examen histologique a été pratiqué ; dans les cinq autres cas, on ne pouvait se tromper sur la nature de la tumeur rencontrée à l’autopsie.
Le mot de « cardiaque » a été, on le voit, pris dans son sens le plus étendu de : porteurs de lésions macroscopiques pouvant retentir sur la contractilité du cœur, puisque nos observations comptent, en sus des affections valvulaires, une symphyse péricardique et un anévrisme de l’aorte. Dans tous les cas, la description des lésions a été faite avec beaucoup de soins et les épreuves classiques de l’essai des valvules ont été pratiquées chaque fois qu’il était nécessaire.
L’aspect anatomique des pièces et l’histoire clinique des malades montrent que leurs lésions étaient anciennes, certainement antérieures au début du néoplasme ; la malade de l’observation X, par exemple, avait des troubles cardiaques depuis trente ans.
Ces documents constituent donc une base solide de discussion et nous nous croyons en- droit d’en tirer les déductions qui suivent.