‹ Les Cancers Supprimés Du PoumonChapitre 15 sur 36 · LATE · texte numérisé non relu

LATE

Evolution :

Dès ce moment, le malade est menacé par une série de complications qui ne manquent pas d'intervenir dans ce cancer dont l’évolution esten général beaucoup moins longue que celle du cancer pseudo-kystique.

1° D'une part les complications suppurées sont fréquentes et de tous ordres. Souvent le malade meurt par extension de la suppuration bronchique pulmonaire ou pleurale. Lorsque le malade est surinfecté de gangrène il est fréquent de voir survenir une grosse hémoptysie terminale par ulcération d’un gros vaisseau.

2° Les autres complications sont dues à l’évolution même du cancer : les compressions, les métastases. Les compressions sont extrêmement fréquentes dans cette forme en raison de sa situation juxta-hilaire ; en même temps que la sténose bronchique, survient souvent une compression récurrentielle, syndrome sur lequel a bien insisté notre maître le Professeur Sergent ; d’autres fois, survient une compression phrénique associée ou non à une paralysie irido-dilatatrice : syndrome phrénopupillaire. (Sergent et Georges).

Toutes les autres compressions médiastines sont possibles.

3° On ne saurait trop insister sur la possibilité des métastases. Ces cancers sont beaucoup plus métastatiques que les cancers nécrosants. Les métastases ont été signalées dansle rachis(Roger,Creymieux),dans la moelle (Paviot), dans le rein (Lemierre et Lambling), dans l’encéphale (Troisier, Marchand), dans le foie (obs, n° 8). Les

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plus fréquentes semblent être les métastases cérébrales. Mais leur caractère le plus intéressant est d’être, parfois, suivant l’heureuse expression du Professeur Lemierre, « bivalentes » : la tumeur métastatique étant elle-même le siège d’une suppuration (Lemierre, Troisier).

De toute façon la mort dans ces cancers est rapide.

Ce qui paraît vraiment doininer leur évolution, c’est la suppuration qui préside à l’histoire clinique de bout en bout, qui marque le début, qui est le principal accident de la période d'état, qui souvent finit par emporter le malade par l'intensité des phénomènes infectieux.

Ce sont ces formes dont le diagnostic, très difficile il est vrai, n’a été pendant longtemps que des découvertes d’autopsies.

Le cas de Lemierre et Lambling est particulièrement intéressant, l’évolution s’était faite de bout en bout par une gangrène subaiguë à rechute et la preuve du cancer ne put être faite que par l’examen histologique d’un fragment de la région périhilaire et par celui des métastase rénales.

De tous les cancers suppurés, c’est cette forme juxtahilaire infiltrante avec réaction médiastinale qui nous paraît la plus difficile à interpréter, et celle qui simule de plus près les suppurations broncho-pulmonaires pri-

mitives.

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