‹ Les Cancers Suppurés Du PoumonChapitre 23 sur 45 · I. — Lorsque l’expectoration contient des débris de · texte numérisé non relu

I. — Lorsque l’expectoration contient des débris de

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tumeur, ces « morceaux de chair » qu’expectorent les malades sont déjà macroscopiquement reconnaissables ; lexamen microscopique apporte la confirmation. La valeur des renseignements ainsi recueillis est admise par tous les auteurs. Mais cette éventualité est très rare.

IT. — On peut aussi rechercher les cellules néoplasiques dans une expectoration muco-purulente ou purulente sans caractères particuliers.

Préconisée par Davis, Menetrier, Lancereaux, elle fut recommandée par Claisse, puis par Lee,Mayer. Mais la méthode de ces auteurs consistait dans l’étalement simple et la coloration du crachat. La technique décrite par Morin de Montréal et employée à propos des malades de nos observations nous semble devoir donner des renseignements plus précieux. Elle est la suivante : immersion de l’expectoration dans le liquide de Bouin pendant une heure, centrifugation à grande vitesse vingt minutes, décollement du culot et fixation (Bouin) trois à quatre heures, passage dans trois bains d’alcool absolu de deux heures chacun, inclusion dans la paraffine, montage et coloration des coupes. Cette méthode a été appliquée aussi aux liquides pleuraux,

La valeur de celte recherche est très diversement appréciée par les auteurs, certains la recommandent avec chaleur, d’autres la jugent infidèle : « c’est d’une manière fortuite que l’aualyse de l’expectoration permettra de diagnostiquer un cancer pulmonaire » dit l’un deux.

Sans doute, la recherche par simple étalement a

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donné de nombreuses déceptions ; la technique par inclusion, qui futemployée pour l’'exämen de l’expectoration de nos malades fournit des résultats beaucoup plus intéressants.

Il semble que l’on puisse exprimer ainsi les conclusions. |

1° Dans certains cas elle permet de mettre en évidence des cellules néoplasiques typiques en amas constituant un véritable fragment microscopique de tumeur ;

2° Dans les autres circonstances, les plus nombreuses sans doute, l’aspect est beaucoup moins caractéristique : Les cellules sont isolées ; ce sont des cellules de grandes dimensions monstrueuses, de faible affiaité colorante à noyaux plurilobés.

L’interprélation de ces aspects est difficile et ne permet généralement pas de conclusions fermes, mais elle fournit un argument de probabilité (fig. 8) qui prend de la valeur s’il s'ajoute à un ensemble de faits cliniques el radiologiques. |

D'ailleurs, aussi bien l'examen des fragments macroscopiques de tumeurs, que celui des crachats, peut ne donner aucun résultat. Les fragments comme les cellules se détachent de la tumeur grâce à la nécrose de celleci ; ils se trouvent être quelquefois nécrosés, de caractères surtout inflammatoires, il est impossible d’étudier la structure cellulaire. Nous avons vu dans l'une de nos observations (obs. n° 4) dont le diagnostic établi cliniquement, fut confirmé à l’intervention, la ponction faite en pleine cavité néoplasique permettre de retirer un liquide noirâtre, d'aspect sphacélique et il fut impossi-

ble de faire un examen cellulaire, tant la suppuration et la nécrose étaient intenses.

Mais ces causes d'erreur connues, nous croyons que dans une affection comme le cancer suppuré du poumon dont le diagnostic est difficile aucune recherche permettant de l’éclairer, ne doit être négligée, et que de grands services sont rendus par la recherche des cellules cancéreuses dans l’expecioration.

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