I. — Diagnostic positif
Etant donné l’histoire clinique de suppuration pulmonaire ou pleurale que revêtent ces formes de cancer du poumon, on conçoit que leur diagnostic soit des plus difficiles.
Dans les quatre observations rapportées par Mlle Cottin, Cramer et Saloz, le diagnostic ne fut fait qu’à l'autopsie ; dans le cas présenté par Ameuille il fut fait fortuitement par examen histologique de débris issus avec le pus à l'intervention. Dans la thèse de Burlats qui reproduit dix-neuf observations publiées antérieurement par différents auteurs, dans quatre cas seulement le diagnostic fut fait du vivant du malade et dans deux observations (l’une étant d’ailleurs celle d’Ameuille) ce fut à l’intervention,
Les difficultés diffèrent suivant que le cancer du pou» mon est secondaire ou primitif,
PAUCHARD À
Ne
Lorsque le malade a présenté une autre localisation néoplasique, l’attention est attirée sur [à nature cancéreuse possible de la suppuration. Encore ferons-nous remarquer que dans notre observation n° 11 il s'agit d’un malade opéré antérieurement pour séminome et cependant le diagnostic d’abord envisagé avait élé celui de suppuration pleuro-pulmonaire primitive.
Au contraire, lorsqu'il s’agit d’un cancer primitif, ou que la localisation primitive est passée inaperçue, le malade se présente avant tout comme un «cracheur de pus » : le diagnostic est extrêmement malaisé.
Les élément principaux du diagnostic sont l’âge du malade, l'importance de l’amaigrissement, l’existence de douleurs thoraciques, la répétition des hémoptysies, l'existence d’adénopathies sus-claviculaires ou axillaires.
Sans doute l’examen radiologique surtout après injection intra-trachéale de lipiodol, apporte une aide précieuse au diagnostic. Cependant, seul l'examen anatomique d'un fragment cancéreux permet la certitude, Cet examen portera sur l’expectoration, sur les ganglions, sur les fragments de tumeur que l'on pourra
prélever par bronchoscopie.