CONCLUSIONS
1° D’après notre statistique personnelle le cancer pulmonaire revêt assez souvent l’aspect clinique d’une suppuration pulmonaire, bronchique ou pleurale.
2° Ces cancers suppurés sont dans la grande majorité des cancers primitifs, mais ils peuvent être quelquefois secondaires.
3° Le tableau du cancer suppuré du poumon se trouve réalisé dans déux cas très différents :
a) tantôt par un cancer parenchymateux spontanément nécrosant et secondairement suppuré ;
b) tantôt par un cancer avec oblitération bronchique intrinsèque ou extrinsèque ; celle-ci entraîne un degré variable d’atélectasie et une suppuration d'importance variable dans le parenchyme pulmonaire adjacent au cancer.
4° Le diagnostic de ces cancers est difficile. Etant donné leur fréquence il est nécessaire d’y penser systématiquement en présence de tout malade âgé de plus de 5o ans atteint de suppuratiou pulmonaire ou bronchique paraissant primitive. ,
Certains signes cliniques et radiologiques sont révélateurs :
a) l’aspect d'image pseudo-kystique, isolée, persistante
avec expectoration discrètement et.inconstamment hémorragique ;
b) l’image de condensation juxta-bronchique parahilaire avec compression de la hronche décelée sur le film radiographique par un degré variable d’atélectasie et in situ par la bronchoscopie.
L'élément essentiel du diagnostic précoce sera fourni ‘par l’examen cytologique de il’expectoration après inclusion du crachat dans la paraffine et par celui des pièces de biopsie quand elle peut être pratiquée.
5° L’infection à pyogènes du cancer du poumon ne paraît être qu’un cas particulièr d’un processus très général : chaque fois qu’il existe dans l’appareil respiratoire une lésion anatomique persistante la localisation à son niveau des germes venus des voies aériennes supérieures (rhino-pharynx et cavité buccale) est inévitable.
6° L'importance de la suppuration impose parfois le drainage chirurgical qu’il vaut mieux éviter le plus possible. Les traitements radiothérapique et radiumthérapique ne sont que palliatifs. L'avenir est sans aucuu doute à l’exérèse chirurgicale précoce que des études assidues permettront peut-être de réaliser prochainement.
Vu: Le Doyen, Le Président de thèse, ROUSSY. SERGENT.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’ Académie,
CHARLÉTY.