‹ Les capitulations; étude d'histoire militaire sur la responsabilité du commandementChapitre 63 sur 116 · Vrécis des guerres de Fréléric IL Campagne de · texte numérisé non relu

Vrécis des guerres de Fréléric IL Campagne de

«La capitulation fut achevée. Cette armée fut « faite prisonnière de guerre. Elle comptait 16,000 « hommes. »

Pour peu qu'on étudie les campagnes de Bonaparte en Italie, on est frappé de la facilité avec laquelle les Autrichiens ont, en mainte circonstance, déposé les armes devant des forces très inférieures. C'étaient cependant de bonnes troupes, se battant bien, ayant surtout cette qualité de revenir au combat sans être découragées par une série d'échecs successifs, mais elles ne mettaient pas leur point d'honneur à se faire tuer quand elles avaient la certitude d'être battues. Sous ce rapport, leur conduite en 1796 présente un contraste complet avec celle des troupes françaises. Il serait injuste toutefois de les comparer, sans tenir compte de la situation faite aux unes et aux autres par la rapidité des conceptions stratégiques et des mouvements de Bonaparte, qui devaient nécessairement placer les Autrichiens dans des conditions d'infériorité.

Ainsi au début de la campagne, Beaulieu, averti par la République de Gênes des projets du général français, veut le devancer en l'attaquant. Après avoir enlevé assez rapidement les positions d'avantgarde, les Autrichiens se heurtent, le 10 avril, aux redoutes de Montelegino, gardées par le colonel Rampon, avec 1,200 hommes de la fameuse 32^ demibrigade ; toutes leurs tentatives pour les en déloger

échouent, dans la journée du 10 avril, devant une intrépidité devenue légendaire ; la division Lacharpe vient, dans la nuit du 11 au 12, se placer derrière les redoutes et, lorsque le lendemain les Français se portent en avant pour livrer la bataille de Montenotte, c'est Rampon qui forme Favant-garde avec les défenseurs de Montelegino.

Au contraire, le général Provera, cerné avec 2,000 grenadiers autrichiens dans les ruines du château de Cosseria, supporte avec une ténacité égale à celle de Rampon les assauts réitérés de la division Augereau, mais, le lendemain, la bataille de Millesimo Fisole du reste de l'armée, et il est obligé de se rendre prisonnier avec ses grenadiei*. A partir de ce moment, les faits de ce genre se multiplient ; à Millesimo même, le corps d'Argenteau est mis en déroute, et un corps de cinq bataillons met bas les armes \ On connaît l'incident de Lonato: pendant la bataille de ce nom, une partie de l'aile droite des Autrichiens avait été cernée et obligée de mettre bas les armes ; le lendemain, pendant que les divisions françaises poursuivaient l'ennemi, le général en chef était resté seul dans Lonato avec 1,200 hommes, occupé à expédier ses ordres pour la bataille de Castiglione. Une colonne autrichienne de 5,000 hommes, cherchant à se frayer un passage

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