‹ Les capitulations; étude d'histoire militaire sur la responsabilité du commandementChapitre 67 sur 116 · Mémoires du maréchal Marmont, tome VL · texte numérisé non relu

Mémoires du maréchal Marmont, tome VL

raction du 37® régiment de marche à la bataille de Loigny, le 2 décembre 1870, mérite de ne pas être laissée dans Toubli.

Cette bataille, livrée au lendemain du combat de Villepion, fut, comme on le sait, une de nos plus glorieuses défaites, et Tattaque audacieuse des volontaires de rOuest (zouaves pontificaux) sur le village de Loigny est restée célèbre à juste titre» Ce que voulaient le général Sonis et le colonel de Charette dans cette tentative audacieuse, c'était de dégager deux bataillons du 37* de marche qui, séparés de leur division, au moment de la retraite, s'étaient enfermés dans le cimetière et depuis plusieurs heures y luttaient en désespérés. « Le 37* de « marche, qui n'était point prévenu de la retraite », dit le général Chanzy, « et qui continuait à tenir « dans une partie de Loigny, eut à soutenir un « combat des plus acharnés et ne put se dégager, « sans laisser à l'ennemi un grand nombre de pri- « sonniers \ » Sous la simplicité de ce compte rendu, on devine l'héroïsme de la défense du cimetière. Dominés de toutes parts, les soldats du 37* se trouvaient là de plain-pied avec le terrain adjacent. Des deux chefs de bataillon, l'un fut tué, l'autre pris après avoir été blessé. A sept heures du soir, on se battait encore sur ce point (notons qu'on était

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