Chanzy, la Deuxième Armée de la Loire
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au mois de décembre) ; la nuit permit à quelques hommes de rejoindre le corps d'armée de Chanzy*.
La fin de la guerre d'Orient, en 1878, dans laquelle les Russes, un instant arrêtés par la défense de Plewna, poussèrent ensuite si vigoureusement les armées turques, ne pouvait pas manquer d'amener de nombreuses capitulations. Celle qui suivit la bataille d'Aladja, en Asie, le 16 octobre 1877, n'avait pas été des plus glorieuses : cerné dans un ravin le soir de la bataille avec plus de 10,000 hommes, Omer-Pacha, commandant une partie de l'armée, avait envoyé un parlementaire pour demander à se rendre prisonnier. Un grand nombre de soldats isolés parvinrent cependant à s'échapper, en profitant de la nuit et des accideirts du terrain. Il restait encore 7,000 hommes qui suivirent le sort d'Omer; la démoralisation des fuyards était telle, que près de 2,000 hommes avec 3 canons se rendirent à une sotnia de cosaques. A la suite de cette affaire et sur le rapport du général en chef, Mouktar-Pacha, plusieurs officiers, traduits devant le conseil suprême de guerre comme ayant entraîné les soldats dans leur fuite, furent condamnés à être fusillés^.
Pendant cette même guerre , les Russes eurent plusieurs fois des détachements cernés 5 ils donnè-
1. Canongo, Histoire mVilaire contemporaine. 8. Lofauro, la Guerre d' Orient,
rent le noble exemple de troupes qui se résignent à mourir plutôt qu'à déposer les armes. C'est ainsi qu'à la bataille d'Elena, le 4 décembre 1877, trois compagnies d'infanterie, entourées par les Tcherkesses, se firent tuer jusqu'au dernier homme. Un oificier et quelques soldats réussirent seuls à percer.
Je ne saurais mieux terminer ce chapitre qu'en rappelant le glorieux épisode des Enfants de Paris, les 300 voltigeurs du 9® de ligne, entourés au combat de Witebsk, le 27 juillet 1812,. par toute la cavalerie russe, sans se laisser intimider et se défendant avec sang-froid jusqu'à ce qu'ils soient dégagés par les escadrons de Murât.
« L'armée, qui assistait à ce spectacle avec une « vive émotio» », raconte M. Thiers, « vit avec joie « le petit groupe des voltigeurs du 9^ sortir sain et « sauf de cette effrayante mêlée \ »