Canonge, Histoire contemporaine, tons 3 I
332 LES CAPITULATIOKS.'^
« sins et deux pièces de canon, ils résolurent de ne « pas se rendre et de vendre chèrement leur vie. « Ils épuisèrent toutes leurs cartouches en tirant « embusqués et à coup sûr. Quand ils n'eurent plus « de munitions, ils se défendirent en se servant de « leurs carabines sans baïonnettes comme de mas- « sues. Le reste de la compagnie vint enfin à leur « secours. Sur les 38, 14 étaient morts, un seul « n'était pas blessé ; les Allemands comptaient 137 « tués, dont un colonel, et en outre un grand nombre « de blessés ^ »
Le combat de Varize est le digne pendant de celui de Binas. Le 29 novembre au matin, 110 francstireurs girondins, auxquels étaient joints quelques francs-tireurs de Paris, furent attaqués dans le parc du château de Brîssac, près Varize. Après trois heures et demie de combat et deux charges à la baïonnette, cette petite troupe, décimée, sans cartouches, fat obligée de se rendre à l'ennemi, étonné d'avoir été tenu en échec pendant aussi longtemps par des forces si inférieures aux siennes ; il avait perdu 1 1 officiers et 450 hommes tués ou blessés ; les francstireurs comptaient seulement 10 morts et 37 blessés dont 18 grièvement ; chacun d'eux avaient mis en moyenne quatre ennemis hors de combat*.
J'ai volontairement, dans ce court et rapide ex-