SCÈNE XXIII
mon argent clans une houlllièrc, que je vous -^ Toui s'explique inaiulenaiil; c'est pour cela que
» laisserais faire. Agissez donc pour le mieux, j'y » donne d'avance les mains. »
MATHILDE
A merveille !
Pirois, sonnant, et au domestique qui entre.
Tiens ! c'est la réponse.
(Le domestique sort.)
MATHILDE
Bien, monsieur Pitois ! vous voilà en bon chemin!.. Maintenant que vous avez une position, des affaires, vous serez bientôt consolé ! et puis, toutes les femmes voudront de vous !
PITOIS
Vous croyez?
MATUILDE, gracieusement.
J'en suis sûre.
PITOIS, à part.
C'est singulier... elle a dit cela d'un air!.. Est-ce que M"' Matbilde? (Avec fatuité.) Possible ! possible !
MATHILDE
Maintenant, du courage... Eugénie va venir... point de faiblesse... dites-lui que vous lui rendez sa liberté... Ce sera beau... ce sera généreux... vous aurez mon estime.
PITOIS, à part.
Décidément, je commence à croire... cette femme est placée dans une position exceptionnelle... il lui faut un mari dans la huitaine.
MATIIILUE.
Je cours chez mon avocat, qui m'a fait appeler pour une conférence du plus haut intérêt... Au revoir, monsieur l'agent de change !
PITOIS
Au revoir, belle dame !..
(Fausse sortie de Mathilde.) MATHILDE, revenant. Monsieur Pitois, que je vous regarde un peu!..
PITOIS
Moi, Mademoiselle!., (viathilde rit aux éclats.) Ou'avez-vous donc? (A part.) Qu'est-ce qu'elle a donc ?
MATHILDE
Rien... une idée folle qui me passe par la Icte... Au revoir... je suis contente de vous... vous êtes charmant !.. (Elle sort.)