LE DOMESTIQUE
Une lettre pressée pour Monsieur...
PITOIS
Laisse-moi tranquille !.. je n'ai pas le temps... (Marchant à grands pas.) Oh! cette Eugénie!.. MATHILDE, riant.
Eh bien ! monsieur Pitois, vous cojimencez bien!.. (L'imitant.) «Je veux me lancer dans un tourbillon d'affaires. » Et la première lettre qu'on vous apporte, vous ne la lisez pas î
PITOIS
C'est vrai ! (Au domestique.) Donne. (Le domestique sort. A Malhilde.) Vous permettez donc?.. (A part.) Oh! les femmes! les femmes! (Il ouvre la lettre. Après l'avoir lue.) Oh ! Mademoiselle, c'est un coup du sort!
MATHILDE
Qu'avez-vous donc ?
PITOIS
Écoutez. (Il lit haut.) « Mon cher client , « C'est mon notaire qui m'écrit... « Il se présente » une excellente occasion de placement pour les » cinq cent mille francs que vous m'avez con- » liés : une charge d'agent de change est à ven- » dre; voulez- vous l'acheter? Vous n'avez pas » l'habitude des affaires ; mais vous aurez pour 1) associé un de mes amis dont je suis la cau- » tion, et dont l'activité et le talent vous assurent » une gestion prospère. Venez me voir à l'ins- » tant. » A l'instant, c'est impossible !..
MATHILDE
Pourquoi cela ?
Ne faut-il pas que je parle à Eugénie... que je lui signilie mon refus?
MATHILDE, vivement.
C'est juste!
PITOIS
Mais je vais écrire, ce qui est la même chose !
MATHILDE
J'espère que vous acceptez?
PITOIS
Si j'accepte!., vous allez voir... (il s'assied et
lit en écrivant.) « Vous savez que j'ai en vcuis
«Ti» >' une conliance sans bornes... Vous placoiiei