I .avage de l'organisme
Lavage de Torganisme C. accessoire.
Injection de sérum de veine capsulaire.
Nota. — Le signe > placé devant le chiffre de la durée de la survie indique un chifFre maximum, l'animal étant mort pendant la nuit et trouvé froid le matin à 8 heures.
movennes, mais le poids exact des capsules de quelques chiens.
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Les écarts notés dans ce tableau montrent les variations
qui existent dans les rapports du poids de ces organes avec le
poids de Tanimal, oscillant de ;r^^5 à - - ^^^ .
D'après les données fournies par quarante animaux, on peut déduire les moyennes suivantes :
Chiens.
De 6 à 10 kilo?
De 8 à 10 — De 10 à 12 — De 12 à 14 — De 14 à 16 —
Poids moreas des deiuc capaales.
Si Ton admet pour des chiens de 12 à 14 kilogrammes un poids moyen de 2^,20, on peut se rendre compte de la valeur relative des fragments restants.
Or, chez le chien Vil, il existait deux fragments, Tun très petit à gauche, l'autre plus volumineux à droite, mais qui, réunis, ne pesait pas 20 centigrammes, soit le 1/11 de l'organe. Chez les chiens XI et XVI, les parties restantes étaient plus fortes. Chez le chien XI, la capsule gauche était complètement détruite, mais à droite, près de la moitié de la capsule (0^,35) était intacte, soit lel/6des deux glandes. Chez
CAPSULES SURRENALES. 51
le chien XVI, les deux fragments, Tun minuscule à gauche, avaient à peu près le même poids, 37 centigrammes.
Ces expériences montrent que dans les circonstances les plus favorables, la survie peut avoir lieu même après la destruction des neuf dixièmes des glandes surrénales. Nous n'avons, il est vrai, qu'un seul exemple après destruction aussi grande et en Tabsence de capsule accessoire visible. Dans un certain nombre d'expériences, au contraire, la mort est arrivée avec les symptômes ordinaires, même quant à l'autopsie on trouvait des fragments de la capsule droite pesant 0^,28 à 0^^30. Mais il est toujours difficile, dans ce cas, d'affirmer dans quelles conditions se trouvent ces fragments au point de vue fonctionnel. Il nous paraît admissible de penser que dans le cas oii l'animal résiste, le fragment restant a continué à fonctionner, et c'est ainsi que peuvent s'expliquer, d'après nous, les survies signalées par les auteurs, qui opéraient presque toujours par écrasement ou raclage.
Quanta la régénération delà capsule, indiquée par Tizzoni, je ne l'ai pas observée, ou tout au moins, n'ayant pas fait de recherches histologiques, elle a dû être assez faible pour échapper à l'examen macroscopiques. Le fragment de capsule restant, quand la section avait été faite aux ciseaux, montrait nettement la démarcation entre la substance corticale et la substance médullaire, et la réaction au perchlorure de fer indiquait qu'il ne s'était nullement développé de substance corticale sur la surface de section. On sait en eflfet que le tissu cortical ne se colore pas en bleu avec le perchlorure.
Je ne m'étendrai pas sur le mécanisme de la mort et la description que nous avons donnée pour les rongeurs est en tout point applicable aux chiens. Après l'opération l'animal se remet rapidement s'il a été chloroformé, plus lentement naturellement s'il a été chloralisé par injection intraveineuse, et pendant un temps variable, suivant la survie, l'animal peut marcher, boire, puis les phénomènes morbides apparaissent et s'accentuent rapidement. C'est même ici un point
intéressant et difficile à expliquer : que la mort arrive dans les douze heures ou que Tanimal résiste trente-six et quarante-huit heures, ce n*est que dans les dernières heures qui précèdent la mort que surviennent raflFaiblissement de la motilité la gêne respiratoire . La parésie qui débute par le train postérieur, gagne peu à peu les muscles du tronc, puis les muscles respiratoires, et Tanimal meurt; très souvent sans secousse, et parfois avec des convulsions asphyxiques localisées au train antérieur et sur la nature desquelles nous nous sommes déjà expliqué.
Accidents nerveux éloignés. — Tizzoni, Alezais et Arnaud insistent sur les accidents nerveux consécutifs à la destruction d'une capsule surrénale. Nous avons conservé plusieurs mois des animaux monocapsulés sans avoir remarqué chez eux l'existence de troubles nerveux. A l'exception cependant d'un seul cas dont nous rapporterons l'observation, intéressante en ce qu'elle est de tout point comparable à celles de Tizzoni.
Expérience XXX. — Chien de chasse de 10 kilogrammes.
Ablation, le 5 mai, de la capsule gauche.
L'opération est faite dans les meilleures conditions d'asepsie, et le cahier d'expériences ne porte aucune remarque spéciale. L'animal est complètement remis le lendemain, et huit jours après sa plaie est cicatrisée totalement. Au point de vue opératoire, cette laparotomie a été certainement une des meilleures.
Dans les premiers jours qui suivent l'ablation, l'animal perd de son poids, il tombeà 9^^S 100 le douzième jour, puis il reste stationnaire ensuite. Le 15 juillet, c'est-à-dire soixante-dix jours après la destraction de la capsule, on trouve le chien couché dans sa case, abattu, refusant de marcher, les narines sèches. On lui ofTre du lait, mais en vain, alors que la veille encore il avait mangé la soupe ordinaire.
Le soir, vers 5 heures, il présente des mouvements convulsifs dans le train postérieur, mouvements cloniques assez faibles, aussi marqués cependant à droite qu'à gauche. Il y a un léger opisthotonos. La respiration est irrégulière, plutôt faible. La température rectale est de 37o7o, bien qu'au toucher le corps donne une sensation d'abaissement thermique plus accentué.
A 7 heures du soir l'animal est dans le même état, la respiration plus faible encore. Trouvé mort le lendemain.
Autopsie, — Aucune trace de péritonite ancienne. A la place de la
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capsule gauche enlevée, on touve un épaississement de tissu conjonctif dans lequel viennent se perdre les filets nerveux syraphatiques du ganglion semi-lunaire, Macroscopiquemenl il n'existe aucune altération de ces filets nerveux. Tout les viscères abdominaux sont sains. La vessie est pleine. Le cerveau ne présente rien de spécial; il en est de même de la moelle. Cette dernière est coupée en tronçons et mise dans le liquide de Muller. Malheureusement, pendant la période des vacances, la pièce a été perdue et l'examen microscopique n*a pu être fait.
Les lésions de la moelle consécutives à Tablation des capsules surrénales ont été décrites par Tizzoni. C'est une lésion descendante, qui frapperait plus spécialement les cordons de Goll; mais sa description est véritablement trop confuse pour qu'il soit possible de tirer des conclusions; il affirme par exemple qu'elle a le caractère des lésions systématiques, bien qu'elle puisse atteindre les « cordons postérieurs, la partie la plus interne et la corticale des cordons antérieurs, la zone sous-méningée des cordons latéraux et enfin toute la substance grise. »
Plus récemment Ettlinger et Nageotte (99) ont étudié les lésions des cellules du svstème nerveux central chez les animaux acapsulés, et ils ont signalé des altérations morphologiques de ces cellules (état fissuraire) qui leur ont paru caractéristiques.
Pour ces auteurs, ces altérations sont le résultat de Tautointoxication consécutive à la suppression des glandes surrénales ; elles ne se trouveraient pas chez les animaux n'ayant subi qu'une ablation unilatérale, alors que les lapins et le chien de Tizzoni étaient des monocapsulés.
Amplifiant sur les opinions de Tizzoni, d'ALEZAis et Arnaud, De DoMiNicis (78) vient affirmer que les capsules surrénales ne jouent aucun rôle comme glande à sécrétions internes, « qu'il semble irréfutable que par leur structure elles doivent être considérées comme des ganglions nerveux », et d'après ses expériences, la mort qui survient dans les trois ou quatre heures après l'ablation des deux capsules est due à une névrolysie, un shok.
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Nous avons soayent enleyé les deux capsules à un animal , soit sous le chloroforme, soit mème^ chez le cobaye, sans anesthésie, et nous n'avons pas constaté une mort aussi rapide; tous les auteurs qui se sont occupés de ce sujet donnent des chiffres de survie analogues aux nôtres. D'autre part, s'il s'agit en réalité d'un shok puissant qui amène la mort en un espace de temps si court, comment se fait-il que l'ablation d'une seule capsule ne produise aucun trouble immédiat? « Après l'ablation de la première, dit-il [loc. cit.^ p. 811), les animaux se portaient très bien. »
Nous n'avons pas répété l'expérience de De DoMi:?iicis sur l'influence de la section de la moelle faite avant l'ablation des capsules. En réalité cela n offrait aucun intérêt, puisque ses animaux à moelle sectionnée mouraient dans un laps de temps inférieur ou égal à celui observé par nous chez des animaux à moelle intacte. Il est regrettable que de Domiisicis n'insiste pas sur ses expériences et sur le mécanisme de mort. « Les animaux ne meurent que par suite d'une violente action névrolytique », mais cette action doit être bien atténuée quand la moelle est sectionnée, et cependant, même chez ces animaux, il constate les phénomènes consécutifs à Tablation des capsules, absolument comme chez les animaux à moelle intacte; la seule différence se trouve dans le retard observé.