‹ Les Capsules surrénalesChapitre 23 sur 37 · C. — Muscles • . • l * C. — Muscles . . . Mort · texte numérisé non relu

C. — Muscles • . • l * C. — Muscles . . . Mort

D. — Reins .... 1 D. — Rein —

Les différences sont quelquefois plus accentées; dans la série V, des cobayes de môme poids, injectés avec la même solution de nicotine mise en contact avec du foie et des capsules surrénales de 8™^,15, ont survécu, alors que les animaux injectés avec la solution de nicotine-muscle, ont succombé avec 7 milligrammes.

Nous avons négligé, dans le cours de ces expériences, la toxicité propre de l'extrait capsulaire. Et cependant, certains de nos cobayes ont survécu après avoir reçu des doses d'extraits capsulaires relativement fortes : 40 à 50 centigrammes.

CAPSULES SURRÉNALES. 67

L'action antitoxique des capsules surrénales in vitro visà-vis des alcaloïdes, est à peu près égale à celle du foie ; peutêtre nous a-t-elle paru un peu supérieure ; mais les différences sont si faibles qu'on ne saurait insister, et il faut ajouter que si Taction antitoxique dans Torganisme était fonction du poids de l'organe, le foie par son volume doit jouer un rôle protecteur autrement important que les capsules.

Nos premières recherches ont porté exclusivement sur la nicotine; j'ai fait depuis quelques expériences avec la strychnine et l'atropine.

Avec ces deux substances, j'ai vu également une diminution delà toxicité, mais en réalité assez faible.

Signalons à ce propos une divergence de vue entre Alba- NÈsE (287) et Abelous (25). Après avoir montré que la neurine est très toxique pour les grenouilles acapsulées, le physiologiste italien insiste sur la résistance égale des grenouilles normales et des grenouilles acapsulées pour la strychine et l'atropine, alors que le professeur de Toulouse a vu la même dose de sulfate d'atropine (15 milligrammes) déterminer des troubles graves chez les grenouilles acapsulées, et ne produire aucun effet chez des grenouilles d'un poids moitié moindre dont les capsules étaient intactes ou partiellement détruites, et dans tous les cas les reins cautérisés superficiellement.

L'ensemble de nos recherches venant à l'appui du premier travail de Brown-Séquard, et confirmé d'autre part par les travaux nombreux qui ont paru dans ces dernières années sur la fonction des capsules surrénales, tend à montrer le rôle antitoxique que ces organes exercent, tant sur les auto-iutoxications que sur certaines intoxications expérimentales.

Résistance aux toxines des animaux monocapsulés.

Les faits que nous allons rapporter maintenant paraîtront donc en contradiction avec nos conclusions premières. Quoi

qu'il en soit de Tinterprétation, nous devons rapporter les résultats suivants.

Persuadés qu'en supprimant une capsule surrénale à un animal nous devions diminuer sa résistance aux infections ou aux produits solubles des agents infectieux, nous avons, avec Charrin, inoculé à des cobayes monocapsulés des cultures stérilisées des bacilles pyocyaniques.

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