‹ Les Capsules surrénalesChapitre 24 sur 37 · V® SÉRIE · texte numérisé non relu

V® SÉRIE

A . Injection de 2 centimètres cubes de culture stérilisée.

COBAYES MONOCAPSULÊS 24 HEURES APRÈS COBAYE TÉMOIN. l'INJECTION.

( Survit après avoir présenté des . ' Survivent et se rétablissent '( symptômes toxiques graves. J aussi rapidement que des

*' cobayes non injectés.

VP SÉRIE

Injection de 2 centimètres cubes d'une culture stérilisée.

3 cobayes, dont 2 animaux de la série précédente, complètement remis, ayant récupéré, même au delà, leurs poids primtifs. Cobayes normaux. Morts : le premier six heures, le second neuf heures après l'injection ; le monocapsulé, malade dix heures après l'injection, mais susceptible de vivre quelques heures encore d'après l'observation comparée des autres. — Injection de 16 centimètres cubes d'eau salée sous la peau. — Vivant le lendemain. — Vingt-quatre heures après, nouvel état grave; 16 centimètres cubes d'eau salée. — Vivant le surlendemain et guéri depuis.

Nos expériences ont porté sur vingt-sept animaux, dont treize monocapsulés. Certes nous n'avons pas toujours eu dans nos séries des résultats aussi nets que ceux de la série IV, dans laquelle Jes animaux opérés ont seuls survécu, mais il n^en est pas moins vrai que dans toutes les séries, la survie des opérés a été plus longue que celle des animaux normaux. Il serait étrange d'invoquer le traumatisme lui-même comme Tun des facteurs de la résistance de Torganisme : toutes les recherches antérieures semblent en effet démontrer que les animaux ayant un organe lésé présentent un terrain plus favorable aux agents infectieux. Aussi avons-

nous cru devoir reprendre quelques expériences de contrôle. Des cobayes ont été laparotomisés, le rein libéré de ses attaches, la capsule plus ou moins tiraillée, mais non isolée de ses connexions vasculaires et nerveuses. Ces animaux, injectés ensuite, sont morts aussi rapidement que les sujets normaux, mais, nous devons le reconnaître, dans le même délai et sans que le traumatisme ait paru exercer une influence accélératrice.

Quant à la survie du cobaye monocapsulé de la série VI, auquel nous avons fait des injections d'eau salée, nous ne savons pas si elle doit être attribuée à cette intervention thérapeutique ou si l'animal aurait survécu.

Les résultats obtenus, il faudrait les expliquer. Nous avouons ici notre embarras. Dans la note que nous avons communiquée à la Société de Biologie avec Charrin sur ces recherches, nous avons émis Thypothèse suivante, en nous appuyant sur les lésions observées dans les capsules des animaux empoisonnés parles toxines, lésions sur lesquelles nous aurons à revenir dans une autre partie de ce travail.

Sous Faction des toxines, on voit se réaliser, dans une première période, une hyperactivité glandulaire; les cellules réagissent avec énergie; elles engendrent sans doute en quantité plus grande la substance toxique inconnue signalée dans l'extrait capsulaire, peut-être produisent-elles d'autres produits nouveaux qui, se déversant dans l'organisme, ont déterminé par suite une auto-intoxication qui va ajouter ses effets à l'intoxication attribuable aux toxines pyocyaniques ; en suprimant une capsule, nous diminuons la quantité de ces substances toxiques surrénales résorbables. — Si les résultats, bien que constants, sont peu accentués, si l'augmentation dans la survie est faible, c'est que nous ne pouvons enlever qu'un seul de ces viscères.

Page 1