‹ Les Capsules surrénalesChapitre 27 sur 37 · NORMALES · texte numérisé non relu

NORMALES

Intoxication rapide.

Intoxication lente.

400 grammes

gr-

gr.

gr- gr.

Nos résultats diffèrent de ceux de RoGJiR (199). Ce dernier, injectant du pneumobacille de Friedlander, indique que les capsules ne sont atteintes que dans les cas d'infections suraiguës, c'est-à-dire dans les cas où la survie ne dépasse pas vingt-quatre ou trente-six heures. Avec des cultures moins virulentes, dit-il, les animaux résistent, et après quelques jours de survie on n'observe pas de lésions capsulaires ; enfin, d'après Roger, les altérations sont surtout marquées dans les parties centrales, ce qui est en rapport, dit-il, avec leurs richesses veineuses, alors que Pettit trouve les lésions corticales prédominantes.

Par quel mécanisme cette hypertrophie se produit-elle? Dans une note, nous émettions l'hypothèse que les glandes surrénales ayant pour fonction de détruire les poisons fournis normalement par l'organisme, peuvent être appelées, dans le cas d'infection, à réagir également contre les produits solubles fournis par les microbes pathogènes, ou sécrétés même par l'organisme atteint sous une influence morbide.

La glande surrénale subissant un excès de travail, se congestionne, s'hypertrophie, se surmène en un mot, jusqu'au moment où elle s'épuise totalement.

Mais une autre hypothèse me paraît aujourd'hui plus probable, ou tout au moins s'appuye sur des faits plus précis au point de vue physiologique.

i04 P. LANGLOIS,

La congestion et Thypertrophie se produisent sous l'influence du système nerveux, soit central (moelle) soit périphérique (ganglions sympathiques). Brown-Séquard (58) avait déjà constaté que les lésions de la moelle déterminent chez le lapin, et surtout chez le cobaye, une congestion considérable des capsules surrénales, et si les animaux survivent quelques semaines, on trouve ces organes hypertrophiés. Vllpian (22S), qui confirme ces observations, se demande si Tinfluence médullaire s'exerce directement sur les vaisseaux de la capsule, ou bien s'il y a d'abord une excitation des éléments anatomiques propres . des capsules surrénales avec action réflexe vaso-dilatatrice portant sur les vaisseaux. Ajoutons enfin que Bouchard a trouvé dans un cas de myélite aiguë des hémorragies multiples et récentes dans les capsules.

PiLLiET (188) signale également les traumatismes graves de l'estomac et du péritoine comme pouvant retentir sur le plexus solaire, et amener la congestion de la capsule avec un certain degré de pigmentation.

Nos essais d'irritation du plexus solaire du cobaye au moyen d'agents chimiques : perchlorure de fer, essence de térébenthine, etc., ont jusqu'ici échoué.

Quant aux hémisections de la moelle, nous n'avons pas encore conservé d'animaux assez longtemps pour observer l'hypertrophie, mais nous avons pu constater la congestion capsulaire chez un animal mort vingt-quatre heures après rhémisection.

Nous avons parlé de la réaction caractéristique de la capsule surrénale avec le perchlorure de fer. Or, si l'on verse une goutte de la solution ferrique sur la coupe d'une capsule très hjrpertrophiée, on ne voit plus se produire la coloration vert brunâtre signalée par Vulpian.

La congestion même de la capsule rend parfois cet examen difficile, il faut comparer avec une capsule saine, puis traiter ensuite les deux par l'addition d'une solution de carbonate de soude. Chez la capsule saine, on voit la teinte bleue virer au

CAPSULES SURRÉNALES. lOo

rouge, alors que cette réaction reste sans effet sur la glande malade.

En présence de ces altérations graves, il y avait lieu de chercher quelles altérations fonctionnelles présentaient ces organes. Il était impossible d'étudier Finfluence de la fatigue, de la toxicité dii sang, chez des animaux empoisonnés déjà expérimentalement; mais on pouvait rechercher ce que devenait le pouvoir toxique de l'extrait fourni par des capsules qui ne présentaient plus la réaction caractéristique.

Déjà Oliver et Schafer avaient donné, sans insister, le tracé obtenu après Tinjection d'une capsule surrénale d'addisonien : on ne voit sur le tracé aucune élévation de pression. La capsule était du reste presque totalement détruite. <( Microscopical examitiation showed complète caseation of the medulla and a sclerosed condition of the cortex, »

Dubois, dans ses études sur la variation de toxicité générale des extraits capsulaires, signale la disparition de la toxicité, avec les capsules très altérées de cobayes diphtéritiques et les variations en plus ou en moins de cette toxicité, <}uand les capsules ont subi des modifications cellulaires moins intenses.

Mais les variations de toxicité sont si grandes, quand on -emploie la voie sous-cutanée et qu'on se contente d'observer îa mort ou les phénomènes généraux graves, qu'il est difficile d'obtenir par cette méthode des résultats précis. Il suffit '<ie voir les opinions contradictoires émises, les protocoles xiêmes d'expériences si opposées, pour se rendre compte des difficultés rencontrées.

Au contraire, l'étude d'un seul phénomène facile à mesurer, à enregistrer, comme les variations de la pression sanguine, offre un procédé d'analyse beaucoup plus sûr et plus précis. Les expériences ont été faites sur des chiens de tailles différentes, et nous avons utilisé des capsules fraîches de chien, de cheval ou de cobaye, des capsules hyperhémiées et présentant une augmentation de poids et de volume variable, enfin

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des capsules hypertrophiée», ayant un poids triple et même quintuple de celui d'une capsule saine.

L'extrait était toujours obtenu de la même façon. Lesc^Lpsuies étaient broyées dans une très petite quantité de g:lycérioe, puis on ajoutait une quantité donnée d'eau salée à . 7 p. 1000 et on broyait avec le doigt sur un filtre en ouate. Dans les premières expériences, les proportions d'extraits et ■ d'eau étaient variables; mais nous nous sommes attachés dans la suite à employer toujours les mêmes proportions de, capsules, de glycérine et d'eau. 50 centimètres cubes du liquide renfermant i ^amme de glycérine et 0^% 20 de capsule.

L'injection était poussée dans la veine saphène avec une vitesse constante de 1 centimètre cube par seconde.

Dans les premières recherches, les chiens étaient chlors-, lises, mais dans la suite, nous obtenions à la fois l'anesthésiê ' et l'incoagulabilité du sang par l'injection de peptone. La baisse de pression qui résulte de l'emploi de la peptone est même favorable. Elle permet d'éviter les congestions et les hémorragies pulmonaires ou cérébrales que l'on observe après l'injection d'extrait capsulaire chez les animaux à pression normale.

La pression était prise dans la carotide ou dans la crurale.

EïPÉBiENCE IV, — Chien de 5'", 270. Anesthésie par injecliondans la veine de i",iâ de chloral en solution au dbi&me. Pression carotidienoe. L'extrait est obtenu avec deux capsules d'un cobaye intoxiqué du poids de SOO grammes, ces deux capsules pesant 64 centigrammes. Hypertropbie plutôt faible, conf^estion intense. Pas de réacUoo avec le perchlorure de fer.

fLa pression, qui était de 18 centimètres de Hg, n'est pas modifiée par l'injection de 15 centigrammes.

2° Capsules de cobaye de 400 grammes. Congestion intense, hyperthrophie, OB' ,40 en 8 centimètres cubes.

Pression avant, 10; après injection totale, 10,6.

3° Capsules saines d'un cobaye de 430 grammes pesantO*',30 diluées en 8 centimètres cubes.

Pression avant, lO.C' après injection totale, 16.

4° Capsule d'un cobaye malade, 030 grammes, pesant iB',810 {poids triple), diluées en 10 centimètres cubes.

(ejji. VUl). — liijdouuuUe ca|Fouleâ hyperlit

Pression avanC, 7,6 ; apr^a iajectioii totale, 9,8. 6' Injection de (l«',0'à de pyrocatéchine.

n Cl

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p. LANGLOIS.

Pression avant, 7 ; après, 9.

Les trois dernières pressions ont certainement été prises sur un animal très alTaibli par le cliloral et les hémorragies, car une dose de SU centigrummes de capsules saines donne toujours une é)évalion de pression considérable.

ExpÉBiENCE V. — Chien de I0''i',200. Anestbêaie par ie chloral. L'injection d'extrait de capsule malade à la dose de 2 centigramumes par kilogramme, donne lieu h une très faible élévation de pression, l'^.S, alors que la même dose d'extrait de capsule saine détermine une élévation de 4 centimètres.

EspÉHiEscE VI. — Chien de 10 kilogrammes. Chloralisé.

Capsules de 4 cobayes tués en six heures par (opines diphtériques.

'iQ. n (cip. IX]. — Injeoiion do capsules hïporirophiiies {4 cenlijrr.iia.r kilogr.). Malgi-é l'hypectropliio trèa notablo de capsules pesant 0>',9;i che: un cobaye ds 600 grammes, l'étôiation de preesioa est très marquée, mais il faut noter la rapidité avec laquelle te fait le retaur à la pression initiale.

Congestionnés sans hyperthropbie. Poids moyen par paire, Oï',M. Injection de 0*',aO en 10 centimètres cubes.

Pression avant l'injection, 14; après, iO,6.

ExpÉRiKNCK VUt. — Chien de S"", 650. 1 gramme de peptone en W centimètres cuiies. Mise k nu des uretères.

1° Capsules d'un chien sain de 14 kilogrammes. 1^,70 en 43 centimètres cubes d'eau.

Pression avant l'injection, 6,5; après injection de 13 cenlimètreB cubes, 25.

2° Capsules de 2 cobayes morts en buil ou dix heures, à peine hyperhémiées. Poids des 4 capsules Ob',60; en 23 centimètres cubes d'eau.

Pression avant, 7; après l'injection de 13 centimètres cubes, 80.

ExpÉHLBSCE IX. — Chien de 10 kilogrammes, 2 grarai D 30 centimètres cubes.

Capsule d'un cobaye de 600 grammes ayi

i de

quatre fois en on

CAPSULES SURRÉNALES.

NUMÉROS

dos expérieiieei.

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