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LE SANG EFFÉRENT DE LA VEINE CAPSULAIRE

Quand on opère Tablation des capsules surrénales chez le chien, on constate fréquemment une hémorragie plus ou moins abondante, toujours constituée par du sang rutilant, ayant tous les caractères du sang artériel. Or, la disposition même du système vasculaire qui assure la circulation de la glande, montre que cette hémorragie est presque essentiellement constituée par du sang efFérent de la capsule. Les trois groupes d'artères qui se rendent à la capsule sont constitués par des vaisseaux de petits calibres, ayant, par suite, quand ils sont déchirés par la sonde cannelée ou des ciseaux peu coupants, une tendance à s'oblitérer spontanément.

Il résulte de cette disposition que, dans Tablation de la capsule, il est inutile de poser des ligatures sur les artérioles, l'hémostase se faisant d'elle-même. L'ouverture de la veine ou de la capsule elle-même donne lieu, au contraire, à une hémorragie souvent gênante. Déjà MM. Alezais et Arnaud (31) avaient signalé l'aspect rutilant du sang de la veine capsulaire, et l'absence dans ce sang des bandes d'absorption de l'hémoglobine réduite.

Chez le chien, la prise du sang sortant de la capsule surrénale est favorisée par les dispositions anatomiques. Une grosse veine venant des parois lombaires, passe devant la capsule

qu'elle sépare en deux lobes et avec laquelle elle possède des connexions étroites. Cette veine précapsulaîre reçoit en effet directement, par plusieurs ouvertures, le sang efférent de la capsule. Les recherches antérieures sur la structure du réseau vasculaire ont montré qu'il existe entre le système artériel et le système veineux un système lacunaire qui permet de se rendre compte du passage rapide du sang à travers la glanfle.

En posant une ligature sur la veine parié to-capsulaire, à 2 centimètres environ du bord externe de la capsule, on arrête l'arrivée du sang veineux musculaire, et on peut introduire une canule en verre dans le segment compris entre la ligature et la capsule.

Le sang qui s'échappe par la canule présente presque les caractères du sang artériel.

Alezais et Arnaud, ayant constaté cette rutilance, considèrent qu'il est inutile de poser une ligature pour la partie comprise entre la capsule et la veine cave ou rénale.

Il est de fait que l'abouchement très oblique de la veine capsulaire dans la veine cave, et la présence d'un replis valvulaire que nous avons pu constater sur des préparations anatomiques, s'opposent en partie au reflux du sang de la grande circulation veineuse. Mais cette disposition est surtout marquée à droite; à gauche l'abouchement avec la veine rénale est beaucoup moins oblique. Nous n'avons pas retrouvé la disposition valvulaire vue à droite, et c'est précisément dans la veine capsulaire gauche, plus facile à aborder, que nous avons mis notre canule.

Enfin il suffit d'un obstacle à la circulation veineuse pour voir le sang refluer de la veine rénale ou de la veine cave dans la veine capsulaire. Il nous a donc paru plus prudent de placer une ligature à la sortie de la capsule.

Cette ligature n'est posée que lorsque la canule est en place et la circulation assurée ; le sang capsulaire se coagule facilement, et si le cours du sang reste suspendu quelques instants, on se trouve très rapidement en présence d'un caillot.

CAPSULES SURRÉNALES. 117

Gaz du sang de la veine eapsulaire.

Dans cette première série de recherches faites avec Chas- SEVANT (10), nous avons utilisé le chloralose comme agent anesthésique, mais cet hypnotique a un inconvénient. Étant très peu soIuble,il faut injecter dans la veine des quantités de liquide considérables, surtout quand on prend des chiens du poids de 18 et de 28 kilogrammes, seuls animaux chez lesquels la mise en place de la canule intraveineuse est relativement facile. Mais, par contre, la pression se maintient beaucoup mieux qu'avec le chloral.

L'intérêt de nos recherches rentre beaucoup plus dans les rapports trouvés que dans les chiffres absolus, la quantité d'eau injectée a donc peu d'importance, et l'on sait d'ailleurs que très rapidement la teneur du sang en eau revient à la normale.

J'ai du reste, en ce qui concerne spécialement le chloralose, recherché plus tard, quelle influence exerçait sur Tisotonie du sang une injection suffisante pour déterminer l'anesthésîé.

Un chien de 20 kilogrammes reçoit 400 grammes d'eau salée à 7 p. 1000 renfermant 3 grammes de chloralose. On recueille du sang par le bout périphérique de la veine saphène. Quelques gouttes de ce sang sont versées dans des éprouvettes renfermant des solutions de NaCl titrées de 0,65 à 0,80 p. 100 suivant la méthode de Hamburger.

On agite et on laisse reposer les tubes vingt-quatre heures.

Le lendemain, on note le tube dans lequel l'hémoglobine cesse de diffuser au-dessus du dépôt globulaire.

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