V. P. Constance Posty, de Dambelin
Vêtu le 6 avril 1782. — Le P. Constance de Dambelin (Doubs), dans le monde François- Joseph Posty, vit sa fidélité mise à Tépreuve dès le 9 juin 1792 par une dénonciatioa que dirigea contre lui un de ses confrères tombé dans le schisme (le P. Rémi Lacour, de Vy-lez-Belvoye). Il nous paraît avoir eu, en conséquence, l'honneur d'être le premier Capucin de Franche-Comté qui goûta la prison ; car il fut incarcéré dans le même mois de juin 1792, et ne fut élargi qu'en septembre suivant pour exécuter l'arrêté de sa déportation. On ne l'aperçoit plus ensuite que pendant le cours de la seconde persécution, où le président du canton de Pontde-Roide se plaint (8 mars 1798) qu'il parcourt toutes les communes sans que les gendarmes réussissent â Tarrêter. Lors du rétablissement du culte, l'enquête préfectorale aboutit sur son compte à cette note, qui, à notre avis, montre moins la méchanceté de son auteur que la vertu du P. Constance: « Posty, à Dambelin, ex-Capucin, ignorant, fanatique « très hardi, très actif, peu disposé à se soumettre, » c'està-dire â faire la promesse de soumission aux lois, que les vicaires-généraux ne tardèrent pas à autoriser. Il fut curé de Provenchères (Doubs). En 1811, il donnait les premières leçons de latin à M. Verdot, mort vicaire-général do Besançon en 1871.
EH FRANCHE- COMTi
FRERES LAIS