V. P. Chrysologue André, de Gy
Vêtu le 8 septembre 1745. — Le P. Chrysologui
(Haute- Saône), dans le monde Noé André, s'acquit um réputation dans le monde savant par ses travaux i
mune, bien que, selon tonte apparence, elle n* appartînt pas à leur circonscription (celle de Vercel, district de Baume), violèrent la maison de Pierre-Joseph. Pahin-Mourot, et y saisirent son fils Pierre -Philippe, Capucin, qu'ils coadoisirent à Ornans, et écrouèrent dans la maison d*arrêt. Le P. Pahin ayant réclamé contre cette détention arbitraire (les gendarmes n'avaient aucun ordre), le département décida, le 21 décembre, que le prisonnier serait tranaléré provisoirement au séminaire, et que les pièces ser&ient envoyées au district de Baume, pour savoir, des gendarmes de Vercel, quel avait été le motif de cette arrestation. Gomme il eût été peut-être difficile d'en donner de boas, on trouva plus simple de dresser une dénonciation régulière, dans le canton, contre le P. Pahin-Mourot et son coUègue Jean-Claude Cassard, comme lui originaire de Landresse, et, dans les premiers jours de janvier, ces deux religieux furent contraints de prendre le chemin, de l'exil. (Sauzay, tome ni, p. 361.) :d
Malgré cet exil, le P. Pnhin figure sur la liste des prêtres fidèles qui peu après travaillaient en secret dans le département. (Sauzay, tome VU, à la fin). L'arrêté qui l'avait condamné à la déportation fut levé le 13 juillet 1797 ; mais la persécution ne tarda pas à recommencer, et, le 6 octobre suivant, le commissaire cantonnai de Pierrefontaine sîças^ lait au commissaire central la présence des PP. Pahin et Cassard dans son canton (Sauzay, tome VIII, docament no VII, à la fin ; tome IX, p. 234). Il ne paraît pas (gie la police ait pu saisir de nouveau le généreux confesaeur dala foi, et il était encore à Landresse en 1801, lorsq,u'il foi proposé pour faire partie du nouveau clergé, avec cette &ote : « Pahin, à Landresse, canton de Pierrefontaine, ex-Capucin, ayant des mœurs et des moyens. »^(Ibid. tomo X,[dociiments de la fin.)
RELIGIEUX
EMPLOYÉS HORS DE LA PEOVINCB
(par ORD&B D'ANCIBHHKTâ RELIQIBDSB.)
Vénérable Père Joseph-Romain Joly, de Saint- Claude.
Vêtu le 18 mû 173S. — Le P. Joseph-Romain de Saint- Claude (Jura), de son nom de famille Joly, s'est fait un nom dans le monde littéraire. Parmi ses nombreuses ceuvres, il, en est qui témoignent de peu de goût : ce sont surtout ses poésies. Il en est d'autres qui peuvent encore présenter non seulement de l'utilité, mais de l'agrément, comme sont ses conférences, ses lettres, et plusieurs de ses dictio avait quitté la province de Franche-Comté aprè: démêléa avec l'académie de Besançon, et s'était porer à la province des Capucins de Paris. 11 est : et silencieux dans cette grande ville pendant tou de la Révolution; il mourut le 22 octobre 180 90 ans.