‹ Les capucins en Franche-ComtéChapitre 177 sur 183 · V. P. Théodule Bonnefoy, de Lods · texte numérisé non relu

V. P. Théodule Bonnefoy, de Lods

Vêtu le 19 mars 1758.— Le P. Théodule de Lods (Doubs), dans le monde Pierre-François Bonnefoy, était aumônier du

Fort-de-Joux, lors du chapitre proviacial de 1788, et il occupait encore cette place à Torigine de la Révolutiou. Il eut b faiblesse d*accepter le schisme, et devint curé intrus de U Cluse ; il figure aussi parmi les abdicateurs, à la date du 29 juin 1794; mais cette abdication est d'autant plus douteuse que, à la même date, il recevait ordre de cesser toute fonction et de rester interné dans la ville de Pontarlier. H racheta noblement sa faute, en se rétractant en pleine persécution, de sorte que, pendant les six dernières années Je la persécution, on vit en lui un généreux confesseur de la fui. (Sauzay, t. I, p. 745; t. YI, p. 117, et documents à lafim; t. YII, documents à la fin.)

Le 14 mars 1796, la connaissance de sa rétractation donnait lieu au commissaire du Directoire près le tribunal de Pontarlier de lancer contre lui un mandat d'amener, auquel le P. Théodule réussit à se soustraire. (Ib. t. VIII, p. 462.) Du fond de la cachette où il avait pris asile, il réclama, le 28 mai 1797 le bénéfice d'une loi récente d'apaisement, et ses droits de citoyen lui furent rendus (Ibid., p. 692). La persécution ayant ensuite repris le cours de ses fureurs, il obtint, par un rare bonheur, dit M. Sauzay, d'être laissé eu surveillance à Pontarlier, le 14 décembre de la même année. Mais, en 1798, il figurait, comme caché à Lavans, sur les listes dressées pour diriger les recherches le la gendarmerie (t. IX, documents à la fin). Il vivait encore en 1801 ; mais, sans doute affaibli par l'âge, les émotions et privations qu*il avait traversées, il était jugé « propre à rien » par le souspréfet de Pontarlier (t. X, documents).

P. Ferréol Bardey, de Samson.

Vêtu le 30 mars 1750.— Le P. Ferréol de- Samson (Doabs,\ de son nom de famille Bardey, était aumônier d'un régiment

lors du chapitre provincial de 1788 et pendant les années Buivantes.

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