LE 16 MARS
Sur les cendres d'un bon parent Un neveu plaça cette pierre.
Sa mémoire lui sera chère, Son cœur toujours reconnaissant.
A cette note du P. Raphaël, il importe d'ajouter que l'exil du P. Télesphore en Suisse est la preuve certaine de la rétractation de ses erreurs, faite pendant le cours même de la persécution.
R. P. Balthazar Lambert, de Baume, deuxième définiteur.
Vêtu le 4 février 1747.
R. .P. PhiKppe Carillon, deNeurey, ex-provincial.
Vêtu le 25 mars 1745.
R. P. Prudent Vauchoz de Faucogney, vicaire.
Vêtu le 18 juillet 1759. — Il ne reste, sur la vie du P. Prudent, d^autre souvenir que le témoignage d'estime dont ses supérieurs l'honorèrent en le nommant maître des novices, et le refus qu'il opposa, le 24 mai 1791, à l'officier municipal qui venait au couvent de Besançon réclamer la soumission des religieux à l'évêque schismatique. Le P. Trudent eut le
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'bonheur de mourir avant que la Révolution eût déployé sous ses yeux le spectacle des fureurs criminelles qu'elle était près d'exercer contre la religion. Lorsque, en Tan 1838, TAcadémie de Besançon se résolut à livrer à Timpression quelques ouvrages choisis parmi ceux que depuis longtemps elle a l'habitude de couronner chaque année, ce fut un ouvrage du P. Prudent qui eut l'honneur d'en ouvrir la série : la commission académique le fit précéder de la notice suivante, qui donne la bibliographie des oeuvres de ce savant et digne religieux :
« Le P. Prudent était né, en 1743, à Faucognej, petite ville au pied des Vosges, chef-lieu et centre d'une terre considérable, dont les anciens seigneurs tenaient un rang distingué dans la noblesse féodale du comté de Bourgogne. Admis â seize ans danir l'ordre des Capucins, il ne tarda pas â montrer des dispositions pour l'étude,* que ses supérieurs favorisèrent en le faisant venir à Besançon, où les Capucins possédaient, indépendamment d'une bibliothèque considérable, un cabinet d'histoire naturelle, le plus beau qu'il y eût alors dans la province. Il mit â profit les ressources dont il était entouré, et débuta, dans les concours de l'Académie, en 1771, par un Mémoire sur le meilleur aménagement êtes forêts de Franche-Comté t qui lui valut un accessit. L'année suivante, il rentra dans l'a lice par un mémoire sur cette importante question : Quels sont les végétaux qui, dans les temps de disettef pourraient suppléer avantageusement à la rareté êtes céréales? Parmentier, à qui la France est redevable de l'introduction de la culture de la pomme de terre, remporta le prix; mais le P. t^rudent obtint un accessit ; et ce n'est pas une chose peu honorable pour lui que d'avoir pu lutter, sans trop de désavantage, contre un adversaire aussi distingué. En 1776, son Éloge historique du chancelier Nicolas Perrenot obUnt encore un accessit; mais, en 1778, il remporta deux prix
l*un par ses Mémoires sur les monuments romains qui existaient dans la province, et c*est celui que la commission fait imprimer en ce vcdnme, en y joignant, sous la forme d'appendice^ des notes sur les découvertes plus récentes de divers objets d* antiquités ; Tautre, par une Dissertation sur les causes et les caractères d'une maladie qui se manifestait dans les vignobles de Franche-Comté. Cette dissertation, imprimée par ordre de M. de Lacorée, celui de ses anciens intendants dont le nom doit être le plus cher à notre province, fut l'objet de violentes attaques d'un écrivain caustique, dont les mordantes épigrammes désolèrent le P. Prudent; elle est citée honorablement dans l'édition du Théâtre d^ agriculture d'Olivier de Serres publiée en Ï804, où l'on en trouve un extrait intéressant (i, 378). Dès lors, le P. Prudent ne reparut qu'une seule fois dans les concours académiques, en 1783, où il partagea le prix d'éloquence avec M. Fabbé Turlot, précep» teur de M. l'abbé Bourbon, sur ce sujet : Que les vertus pa^ triotiques peuvent s'exercer avec autant d'éclat dans les monarchies que dans les républiques. L'année précédente, il avait fait imprimer une Vie de sainte Claire, in-12. A la suppression des ordres religieux, il se retira dans le village de Fontaine, près de Luxeuil, et il y mourut en 1792, laissant en manuscrit un Cours de grammaire latine, des Traités de théologie, des sermons, etc., qui sont encore conservés dans sa famille. »
^ Suit: Dissertation couronnée en 1773 par V Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon, sur les antiquités romaines trouvées en Franche-Corhté, par le P. Prudent. Cette dissertation occupe de la page 29 à la page 113 du tome 1«' des Mémoires et documents inédits pour servir à V histoire de la Franches-Comté, Besançon, 1838, in-S». L'auteur y fait preuve d'une grande connaissance, non seulement des monuments du nays, mais de toute la littérature latine.
La commissioii^ académique chargée de rimpressioiL des mémoires inédits, ajoint à celui-ci, dans les pages suivantes, des notes sur les découvertes de monuments romains £adtes plus récemment en Franche-Comté.
Vénérable Père Jacques Thbvbnot, de Layon
court»
Vêtu le 15 juillet 1728.