V. P. Prosper Reynaud, de Pontarlier
Vêtu le 18 mai 1753. — ^^Le P. Prosper de Pontarlier (Doubs), dans le monde Etienne Reynaud (Regnaud et Renaud) suivit Texemple de ses confrères de Pontarlier dans le refus du serment schismatique et dans la prestation de celui du 14 août 1792. Gela ne Tempêcha point d'être incarcéré à Besançon le 5 mai 179.3, et transféré à Dijon le 20 o^ tobre suivant : il avait alors soixante-trois ans. Le médecin précédemment cité le déclara affecté de deux hernies. Après le retour â Besançon, il fut relâché et renvoyé dans sa famille en novembre 1794. Il fut arrêté de nouveau le 3 octobre 1798, comme prévenu, dit M. Sauzay, d'avoir fonctionné, au mépris des lois, soit avant, soit depuis la loi du 19 fructidor, et d*avoir désobéi â cette loi en eontinvint de résider en France. Il présenta en vain un certificat delà municipalité de Besançon, du 5 octobre 1792, attestant qn'il avait prêté le serment de liberté et d*égalité. Le département, statuant sur son sort, le 12 novembre, déclara « qn'il « résultait d'une délibération du canton de Levier, an « 26 octobre, qu'il avait fonctionné secrètement â la Gha- < pelle-d'Huin, même récemment > que son obatinatioa i « violer toutes les lois prouvait que cet individu voulait ab- « solument persister à propager' le fanatisme et le soulève- « ment contre le gouvernement républicain ; qu'ainsi, ta « présence et sa conduite étant également un motif de « trouble, il était urgent de le mettre hors d'éti^t de aédnire
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^ le peuple; qu'en conséquence il serait transféré de la « maison de justice dans celle de réclusion (ancien couvent « des Capucins). » Nous ne savons combien dura sa détention, et si ce fut avant ou après elle qu'il se trouva dénoncé à la police comme exerçant à Vuillafans. 11 était à Bolandoz en 1801, lorsque Tautorité préfectorale le désigna comme un des prêtres que Ton pourrait utilement employer dans le nouveau clergé.