FOIE
Le foie a pour mère les reins, pour fils le cœur, pour ennemi l’estomac, pour ami la rate. Il correspond à la
dans l’écriture chinoise
planète Jupiter. Son temps astronomique est le matin. Sa couleur est le bleu. Sa voix est celle du gémissement. (1)
Comme la plupart des mots dont nous allons rapidement nous occuper ici, le mot tête a plusieurs représentations graphiques. La principale est :
L’élément droit figure une tête d’homme sur deux jambes (l’élément gauche est Veôu , qui joue un rôle phonétique et représente, nous l’avons vu, un vase à viande).
La primitive de la tête : c’est l’élément gauche de téoût moins les jambes.
(1) Consulter : Jules Régnault. — Médecine et Pharmacie chinoise et annamite (Voir page 267).
T’EOU : La tête
(Figure 256^
EUL : Enfant.
(Figure 257;
Dans le mot eûl , qui signifie : enfant , fils, mâle , et qui est un suffixe fréquent, on voit dessinée, au-dessus de deux jambes, une tête d’enfant, ouverte au sommet pour marquer que les fontanelles ne sont pas encore soudées.
JOU : Les Chairs.
Radical 130
(Figure 258;
Ce radical a une grande importance pour l’étude, même sommaire, des caractères relatifs au corps humain.
Joû représente des lanières de viande boucanées et rassemblées dans un vase. Par extension : viande , les chairs .
Sous une forme condensée, ce caractère s’écrit :
dans l’écriture chinoise 259
(Figure 259)
Il ne faut pas le confondre avec yûe, lune (clé 74). Nous allons voir reparaître fréquemment ce joû contracté.
N AO : Le cerveau.
(Figure 260)
A gauche : l’idée de la chair.
A droite : au sommet les cheveuxt anciennement relevés et noués en toupet, en dessous : l’enveloppe du cerveau. La croix indique : ce qu’il y a dans le crâne .
MOU : L’œil.
Radical 109
L’image primitive est môu, indiquant la forme (stylisée au pinceau) de l’œil et la prunelle.
Yèn
(Figure 262)
Môu apparaît à gauche, adjointe à un élément qui est phonétique.
PI : Le nez.
Radical 209
( Figure 263)
Les auteurs les plus autorisés refusent à pt , nez, toute signification imagée. Ils y voient simplement une phonétique, dont le sens initial n’a aucun rapport avec l’organe nez. Qu’il nous soit permis de proposer une lecture nouvelle qui contredit absolument toutes les étymologies du pi dont il s’agit ici, mais qui a le mérite de traduire trait par trait l’idée du nez.