ACTE 1, SCEi^Ë m
sion , il montrait que son patriotisme n'était qu'un jeu de bateleur, une ignoble farce; tant pis pour lui , dis-je , car nous nous relèverions plus terribles que jamais. Quant aux Autrichiens , je désire leur agression , mais je n'y crois pas; c'en est fait d'eux s'ils nous attaquent; nous serions délivrés une fois pourtoutesde ces brigands de Teutons : en nous attaquant, ils se placent entre deux feux; toute l'Italie serait en feu ; les Romagnols, les Piémontais , les Lombards leur tomberaient sur le dos, et le prince de Carignan serait à la tête de tous ces braves Italiens. Quant au comte Nefasto enfin, il n'acceptera pascette place , il n'osera pas aller sur mes brisées; il connaît toute mon influence chez les carbonari , et cet assassinat dont vous parlez, et dont je le crois auteur, est l'épée de Damoclès que je tiens suspendue (Il s'arrête tout court en voyant le groupe se dissoudre, e'
madame Nefasto et Julie s'acheminer vers la table où il est assis.